ia Parofc, année 1899, n
encore pour les labiales russes. L'articularion dure n'intéressant pas le palais, il est aisé de reconnaître le y dans chacune des combinaisons où il figure, modifié sans doute, mais toujours pariaitemeut net' et distinct de la consonne mouillée. Comparez (fig. 395) le y isolé (i) ou joint à^ (2), b (3), / (4), V (s), avec p, b, /, v mouillés, et la différence apparaîtra d'elle-même. On sent fort bien, d'après
Fie- J96. 0
Companùon de h dur et de t tnoailU en mise.
et dure). — L. l^rync (unponle deniin Ici dVDU)«
les tracés, le mécanisme propre de la consonne mouillée : en même temps que l'organe articulateur se met en position, la langue se rapproche du palais qu'elle touche plus ou moins en raison de l'écartement des mâchoires : plus pour p, moins pour v. Les variétés elles-mêmes (et elles sont assez considérables) se marquent très bien.
Rapprochez v mouillés (s et 6), / mouillées (4 et 7), qui attestent des degrés sensibles dans la mouillure.
Les tracés du mouvement des lèvres révèlent un contact plus étendu; mais la différence est surtout dans l'éléva-
606 ANALYSE PHYSEOLOGiaUE DE La'PAROLE
don de la langue derrière les dents, par exemple dans i dur et b mouillé (fig. 396).
a de 11 langue derriire les dena (unpoule).
ua m (r dan) i B, dui » (r mmilUe).
LV mouillée (fîg. 39;, 8) nous introduit dans la catégorie des consonnes où la langue accomplit, à elle seule.
|Fig. igS.
MoaveiDenIs de li langae lu icilieu du pilaii A, nr (r dore); B n> (' DKMilUc).
et l'articulation et la mouillure. La façon dont elle s'applique sur le palais se comprend sans peine, et se distingue nettement aussi de celle qui est usitée pour le y.
6oy
Les tracés de ï'r mouillée comparés à ceux de l'r dure nous montrent très bien comment, dans la mouillure, la langue recule vers le centre du palais. Ainsi, dans des expériences faites avec une ampoule exploratrice, nous voyons clairement: fque la pointe de la langue se porte
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derrière les dents, d'une manière brusque pour ï'r dure (fig. 397, A), mollement pour l'r mouillée (B); 2' que, au contraire, le dos de la langue reste éloigné du palais pour r dure (fig, 398, A), et s'en rapproche considérablement pour r mouillée (B),
ANALYSE PHYSlOLOGiaUE DE LA PAROLE
La mouillure des occlusives gutturales et dentales et la distinction dt k §9 t 4, d une pan avec k g, t d, et d'autre part avec ky dy, ty dy sont très marquées dans le parisien vulgaire (fig. 399, 1-2) dans le normand (3), dans le landais (4), dans l'auvergnat (5-7), dans un dialecte de Chio (8) recueilli sur place par M. Pernod.
Fig. 400.
Consonnes dures et consonnes mouillées en irlandais.
La pAttie ombrée représente U mouillure.
La ligne pleine limite la consonne dure.