I. g (N)- — 2. p réduit à y (N
3. j^ presque réduit & a ou à j^ : U langue a touché & peine la surface poimillée. Le mot prononcé éuit ca * gl^n • (Por).
4. Ç en voie de devenir^. Le root prononcé esiÇ^f « guère » (B).
d'une voyelle antérieure, soit qu'il remonte au groupe gl. Ce changement s'explique, aussi bien pour l que pour ^, par l'affaissement total du dos de la langue. Cette évolution est facile à suivre dans la Bretagne française pour ce qui concerne le ç (fig. 408). Nous avons : (i) le point de départ, S (^P)y ^^ langue s'appuyant encore derrière les dents d'en bas; (2) le terme de l'évolution, y (yir « guère »), le dos de la langue cessant tout à fait de toucher la partie centrale du palais ; (3) l'étape intermédiaire, où la langue touche légèrement en avant et au centre, ou à l'un de ces deux points
6l8 ANALYSE PHYSlOLOGiaUE DE LA PAROLE
(4). Le résultat acoustique de ce mouvement à peine esquissé est que Ton croit entendre tantôt un g^ tantôt un d suivis d'un y y Tun et l'autre fort indistincts, matière à perpétuels embarras pour l'explorateur. On devine la joie que me causa le tracé ( 3 ) m'expliquant ce phénomène, qui faisait mon tourment depuis près de trois semaines. J'eus plus tard une semblable fortune à Saint-Benoît-des-Ondes (4).
Dans la plupart des cas, la consonne mouillée a donné naissance à une mi-occlusive qui elle-même n'est qu'une étape momentanée conduisant à une articulation constrictive.
Mi-occlusives :
Les mi-occlusives, issues des consonnes mouillées, sont dues à un nouveau relâchement progressif du muscle qui constitue l'obstacle vocal. C'est la pointe de la langue qui commande toute cette évolution. Si elle se maintient dans la région alvéolaire du palais pour les dentales, ou si elle s'y établit pour les gutturales, le son de la consonne mouillée est déjà fixé. Celle-ci se transformera en une articulation qui paraîtra double aux auditeurs et qui donnera l'impression d'un / ou d'un d plus ou moins distincts associés respectivement ^ ? y,€ j\ ^ j\ i t>^ ^y^ savoir /f, /f, Uy tSy tSy et djy rf/, rf/, (fj, d;(. Le terme est Ç yy €J ou s ;(. Mais il faut dire que, si ceux qui entendent ces sons sans pouvoir les émettre croient à la combinaison d'une occlusive et d'une ficative, ceux qui les produisent naturellement protestent tous contre cette interprétation. C'est ce que j'ai entendu bien des fois, au temps où je résistais à l'admettre, particulièrement de la bouche de M. Ballu, dont l'oreille est si fine. Depuis, M. Dauzat ' s'est occupé de la question.