EXPLORATEUR DE LA LANGUE 9Î
bout arrondi les impulsions du voile du palais, et les écrit par son autre bout, pointu, sur un cylindre vertical '.
Pour moi, je me suis contenté jusqu'ici de ]a méthode indirecte inaugurée par M, le D' Rosapelly. Je juge des mouvements du voile du palais d'après h quantité d'air (jui son par le nez.
Explorateurs de la langue. — M. le D' Rosapelly a eu, au cours de nos expériences de 1889, l'idée d'étudier les mou-
vements de la langue sous le menton. Il fixa le tambour explorateur à une pièce de cuivre fondue d'après un mou-
I. Allen H., On a new meihod of recording the motions 0/ the soft palate, dans Transactions of th collège of physkians of Philadelphia, y série, vol. III (1884). Il en est rendu compte dans l'Internationale Zeîlschrift fur allgemetne Sprachuissenschaft, t. II, p. 287-290.
lage de son menton. Cet appareil servie pour nous deux. Mais, lorsque je voulus en construire un, il me fellut songer au moyen de le rendre applicable à toutes sortes de tailles. J'ai heureusement atteint mon but avec la cliarpente représentée fig. 36. Toutes les tiges de suspension peuvent s'allonger i volonté; les autres pièces, grâce à leurs articulations, peuvent encadrer tous les visages. Les courroies s'attachent sur la tête et sur la nuque. Le tambour glisse dans une rainure et se fixe au moyen d'une vis par le tube de transmission. Le bouton du levier explorateur est mobile et peut s'appliquer aux divers points de la surtkce musculaire.
Je viens de réduire cette charpente à une simple lame d'acier qui s'attache au menton par une ganse élastique.
Elle soutient, au moyen d'un support articulé, un tambour rigide, qui s'applique exactement sur le muscle. On obtient ainsi à la fois la pression de la langue et les vibrations (fig. 37).