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EXPLORATEUR DU LARYNX

J'ai déjà, en 1889, étudié la pression de la langue sous le palais, au moyen d'un tambour fait avec mon palais artificiel recouvert d'une membrane. Depuis peu, j'ai eu l'idée de me servir de petites ampoules de caoutchouc, variées de formes et de dimensions, qui me permettent d'atteindre la langue dans toutes ses positions, et qui me donnent, elles aussi, les vibrations ainsi que les mouvements (fig. 28).

Explorateurs du larynx. — Mécontent de l'explorateur élenrique, dont je parlerai tout à l'heure, je cherchai dès 1889 le moyen d'inscrire les vibrations du larynx à l'aide d'un tambour. Mais, comme je ne connaissais pas encore les conditions requises pour l'inscription des mouvements vibratoires, je ne réussis pas. Je fus pourtant assez heureux pour inscrire les vibrations cherchées, au moyen d'une capsule

apphquée sur la peau tendue (fig. 38). Cette capsule me rendit des ser\'ices ; mais elle exige l'emploi des deux mains, l'une étendant la peau, l'autre soutenant l'appareil. Je viens de chercher à nouveau le tambour explorateur du larj-nx, et, cette fois, je n'ai rencontré aucune difficulté. Le petit tambour, couvert d'une membrane rigide, emboîte le larynx et s'attache autour du cou par une cravate de caoutchouc. Il fonctionne à merveille, sans que l'on ait à s'occuper de lui. II donne les vibrations et, de plus, les mouvements de projection en avant du larynx et permet de distinguer par

gS MOYENS ARTinClELS d' EXPÉRIMENTATION

ses différences de pression plusieurs sortes d'articulations (fig. 40).

Vers 1889, M. Piltan fit construire, pour ses études de musique, sur les dessins du D' Rosnpelly, un appareil pour inscrire les mouvements verticaux du larynx. Les supports viennent buter contre le cou, où ils sont maintenus en

E«plo.

place par une courroie, et sur la poitrine, par deux tiges mobiles. Le tambour porte un large disque sur lequel vient reposer, au moyen d'une vis, un levier qui est appuyé sur le larynx. Cet organe, en remontant, entraîne le levier, et U membrane se détend; en s'abaissant, il comprime, au contraire, l'air du tambour (fig. 39).

Ayant eu l'occasion d'inscrire aussi les mouvements du larynx, j'ajoutai à l'appareil un tambour vertical, contre lequel venait se buter une seconde tige appuyée sur le

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