SIRÈNE A ONDES Î7Î
on peut instantanément faire varier la direction et le débit, par conséquent provoquer des différences de phase et d'intensité (fig. 80).
La reproduction du son d'après une courbe donnée n'exige, avec la courbe du son découpée, qu'un simple mouvement circulaire et un portevent à fente étroite.
M. Kœnig vient de publier un très important travail où il étudie les diverses conditions dans lesquelles se produit le son dans une sirène perfectionnée', qui, par la possibilité qu'elle fournit d'amener instantanément des interférences, se prête mieux que les anciennes aux recherches de phonétique.
Cet appareil* (fig. 81) possède deux axes et deux sommiers concentriques aux axes. Sur chacun des sommiers s'ouvrent quatre porte-vent à fentes étroites et à directions variables. Le sommier inférieur peut être placé sous le premier axe (comme dans la figure) ou sous le second, de manière à faire parler une deuxième courbe, qui est esquissée en blanc ; il est fixe dans ces deux positions. Le sommier supérieur, au contraire, peut s'incliner vers l'inférieur, et son degré d'inclinaison est marqué par une aiguille sur un cadran. Lorsque l'aiguille est à zéro, les huit fentes étant à des distances égales, les deux masses sonores produites par les deux sommiers (à supposer que les sinusoïdes soient égales en nombre à huit ou à un multiple de huit) n'ont entres elles aucune différence de phase et répondent au type représenté figure 2. Mais, lorsque l'aiguille est amenée sur Tune des divisions du cadran, il y a entre les masses sonores une différence de phase correspondante au chiffre