I. Wiedemanns Annakrt, t. LVII (année 1896), p
174 ANALYSE PHYSiaUE DE LA PAROIS — TIMBRE
atteint, soit de -g-, — , — , etc. Prenons, par exemple, un
son complexe formé d'un son fondamental et de son octave (i ; 2). L'aiguille étant à zéro, les deux sommiers agissant comme un seul, rien n'est changé dans le son, sauf que l'intensité est doublée : c'est le cas représenté dans la figure 2. Mais, si nous portons l'aiguille sur 2, nous produisons une différence de phase de — pour le son fondamental qui est éteint (ci. fig. 3), tandis que l'octave, dont la différence de phase est zéro, se trouve renforcée (cf. fig. 2). Cela devient sensible à l'œil si l'on transporte sur la figure 5 un calque des courbes I et 11, de façon que le point a du calque coïncide avec le point b de la figure : on voit alors que les périodes du son fondamental prennent deux directions opposées et, par conséquent, arrivent à l'interférence, pendant que les périodes de l'octave se superposent. Si, d'autre part, nous portons l'aiguille sur ^, la
différence de phase sera de — : d'où interférence pour
l'octave et augmentation de l'intensité pour le son fondamental, comme on peut le constater en portant le point a du calque sur le point c de la figure 5. Par le même procédé, on se rendra compte (fig. 6) comment dans un son composé d'un son fondamental et de la douzième (/ ; j),
une différence de phase de -7- éteint l'harmonique, celle
de — le renforce, celle de — amène à l'interférence les deux 3 2
sons composants. Donc, étant donnée la courbe d'un son complexe (d'une voyelle, par exemple), on peut, avec l'appareil de M. Kœnig, ou bien reproduire le son et vérifier l'exactitude de la courbe, ou bien, en éteignant et en renforçant tour à tour chacun des harmoniques, faire l'analyse approximative de cette même courbe.