IViedemann^ s Annalen y m (année 1878), p
3. Cette voyelle sonne, pour Toreille d'un Français, à peu près comme un 6 fermé (au) prononcé avec les lèvres projetées en avant.
l82 ANALYSE PHYSIQUE DE LA PAROLE — TIMBRE
Il en a va tout autrement de celles de Helmholtz. L'illustre physicien allemand s'est servi d'une série de diapasons qu'il faisait vibrer devant sa bouche disposée pour l'émission des voyelles, sauf pour u et i, qu'il détermina, d'après la méthode de Donders, par le frôlement que produit le courant d'air lorsqu'on profère les voyelles en chuchotant*.
Il trouva :
1° Un seul son propre, pour:
ou o a (îSTcS) a (^!^^)
f(Ja,) b,(siK) *.(«bO 4.K)
2° Un son aigu et un son grave de résonance, résidant le premier dans la partie antérieure, le second dans la partie postérieure de la bouche, pour :
aigu .... g:ras,i (soL^ - la b^) b.^ {si b^) d^ (ré.)
grave... rf, (réj f, (fa,,) environ / (fa^)
eu u
aigu... «X3 (w/5,,) g:i'as^(sol^'lab^)
grave... /i ( Ai) f (f^ù
« L'influence que ces résonances, conclut Helmholtz, exercent sur le timbre de la voix est exactement la même que celles que nous avons déjà appris à reconnaître dans les instruments à anche artificielle. Elles renforcent tous ceux des harmoniques qui coïncident avec l'un des sons