‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 91 sur 213 · I. Voir p. II, note i · texte numérisé non relu

I. Voir p. II, note i

HELMHOLTZ iSj

propres de la cavité buccale, ou qui en sont tout au moins assez voisins, tandis qu'elles étouffent plus ou moins les autres. L'extinction des sons non renforcés est d'autant plus frappante que la cavité de la bouche est plus resserrée, soit entre les lèvres, comme dans l'ou, soit entre la langue et le palais, comme dans l'i et l'u.

Ces différences entre les harmoniques des différentes voyelles, continue-t-il, peuvent être très facilement et très nettement appréciées au moyen des résonnateurs, au moins toutes les fois qu'il s'agit des sons de l'octave d'indice 2 ou 3.' »

Helmholtz ne se contenta pas d'analyser les voyelles : il chercha à les reproduire artificiellement avec l'appareil décrit page 167.

Laissons-lui encore la parole :

« J'ai Élit la première série d'expériences avec les huit diapasons allant du «b^ au si]^^. Je pouvais reproduire l'ou, l'o et l'eu, et même l'a, mais celui-ci n'était pas très mordant, parce que les harmoniques ut^ et r^, immédiatement au-dessus de si];^^, caractéristique, faisaient défaut dans l'expérience.

Le son fondamental de cette série, le j/b^, pris tout seul, donnait un ou très sourd, beaucoup plus sourd que le langage ne peut le produire. Le son se rapprochait de l'ou quand on faisait vibrer en même temps, mais faiblement, le second et le troisième son partiel si bj et fa^ .

On obtenait un très bel o en donnant fort le j/bg, et plus feiblement le j/bj, ^^fas et le ré,^. Le son fondamental, j/b^, devait être un peu étouffé.

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