I. Théorie physiologique de la musique, p
184 ANALYSE PHYSiaUE DE LA PAROLE — TIMBRE
En modifiant brusquement la position des couvercles des résonnateurs, de manière à rendre au sib^ toute sa force et à affaiblir tous les harmoniques, l'appareil donnait très bien et très nettement un ou après un o.
J'obtenais un a ou plutôt un â, en faisant sortir aussi forts que possible les sons les plus élevés de la série, du cinquième au huitième, et en affaiblissant les autres.
Quant aux voyelles de la seconde et de la troisième série, caractérisées par des sons encore plus aigus, on ne peut que très imparfaitement les reproduire en donnant leurs i:ésonances graves... L'appareil donnait un è (à) passablement net, quand je renforçais surtout le quatrième et le cinquième sons partiels, en affaiblissant les plus graves, et une espèce d'é quand je renforçais le troisième, affaiblissant tous les autres. La différence de ces deux voyelles avec l'o consistait principalement en ce que le son fondamental et ses octaves devaient être beaucoup plus faibles dans l'è (à) et l'é que dans l'o.
Pour pouvoir étendre les expériences aux voyelles ouvertes, je me suis fait construire plus tard encore les diapasons ré^, fct^y ^^^^5» -^ï^s (les deux derniers sonnent déjà très faiblement), et j'ai pris pour son fondamental le j/ ba, au lieu du sib^ de tout à l'heure. J'ai pu alors reproduire très bien l'a et l'è (à); l'é était au moins beaucoup plus net que précédemment. Mais je n'ai pu atteindre jusqu'au son caractéristique de l'i.
Avec cette série de diapasons plus aigus, le fondamental i/ba, pris tout seul, donnait encore l'ou.
Le même diapason, modérément ébranlé, et accompagné de son octave Jibg, donnée avec force, et de la douzième fa^y plus faible, donne l'o, dont la caractéristique est précisément le j/ba»