‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 93 sur 213 · KŒNIG · texte numérisé non relu

KŒNIG

On obtient l'a en ajoutant au si\;^ le «bg et le/ût^ avec une intensité modérée, et en faisant résonner énergiquement le sî]?^^ et le r4, comme sons caractéristiques.

Pour changer Ta en è (à), il faut un peu renforcer le sib^ et le fUi^ voisins de la caractéristique grave r^^, étouffer le si b^ et donner toute la force possible au ré^ et au fa,.

Pour Té, il faut donner aux deux sons les plus graves de la sévit y si bo^^ sib^y une intensité modérée, parce qu'ils avoisinent la résonance grave fa,^, et faire sortir aussi fort que possible les sons les plus aigus /a-, /^bs* -^^br,- Mais je n'ai pu encore réussir aussi bien pour cette voyelle que pour les autres, parce que les diapasons aigus étaient trop faibles, et que les harmoniques, immédiatement au-dessous du son caractéristique, ne pouvaient, on le voit, entièrement disparaître.* »

Enfin, Helmholtz demanda à son appareil de trancher la question de savoir si le timbre est altéré par une variation de la différence de phase, et, après ses expériences, il crut pouvoir répondre que « le timbre de la portion musicale d'un son dépend seulement du nombre et de l'intensité des sons partiels, mais non de leur différence de phase .* »

M. Kœnig a complété les déterminations de Helmholtz pouri et pour ou. Il s'est fait un diapason assez aigu pour le premier et a rendu la résonance du second plus facilement appréciable, pendant qu'il chuchotait devant le diapason, en armant son oreille du résonnateur correspondant.

1. Théorie physiologique de la musique, p. 157-158 (200- 201 de l'édition allemande).

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