‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 94 sur 213 · lbid,j p. 16 r · texte numérisé non relu

lbid,j p. 16 r

l86 ANALYSE PHYSIQUE DE LA PAROLE — TIMBRE

Il a trouvé que la note fixe caractéristique de Ti est 5ïbo et celle de Tou si\?^K

Ainsi il a pu établir la série :

ou G a e i

sib^ sib^ si'bt^ sib^ si^Q

Mais sur la question de Tinfluence de la phase sur le timbre, il est d'un avis opposé. Ses expériences avec la sirène à ondes lui ont montré que Helmholtz avait été mal servi par ses diapasons. En combinant, par exemple, les sons 1,3,5,7, avec des intensités égales, il a obtenu pour

les différences de phase — et - un son fort et nasillard, et

pour les différences o et — un son très faible, plus doux et

moins nasillard. Le timbre produit par la combinaison de ces harmoniques pouvait, pour une certaine hauteur du son fondamental, être comparé à un è (œ), qui se rapprochait d'une quand la différence de phase était zéro, et d'un

a quand elle était — ^.

Sur la composition même des sons musicaux, M. Kœnig a mis en lumière deux faits qui corrigent ce que la théorie de Helmholtz semblerait avoir de trop absolu. Il a démontré : d'abord, que les corps sonores produisent des sons partiels voisins des harmoniques plutôt que des harmoniques véritables 3 ; puis, que l'oreille accepte comme vrais

Page 1