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La classification îonctionnelle des phonèmes

La neutralisation des oppositions phonologiques est sûrement le phénomène le plus important, mais nullement le seul important dans le domaine de la théorie des combinaisons. Seules peuvent être neutralisées les oppositions bilatérales et celles-ci sont, on le sait, toujours moins nombreuses dans chaque système phonologique que les oppositions multilatérales. Dans beaucoup de cas, peut-être même dans la plupart des cas, la non-admission d'un phonème en une position phonique déterminée n'a pas pour origine la neutralisation de quelque opposition. ?séanmoins cette non-admission reste un phénomène très important, qui peut être de conséquence pour caractériser le système de phonèmes en question. C'est pourquoi toutes les règles qui limitent de quelque manière l'emploi des différents phonèmes et leurs combinaisons doivent toujours être soigneusement énoncées dans la description d'un système phonologique.

Très souvent sur la base de telles règles on peut entreprendre une classification fonctionnelle des phonèmes qui complète l'autre, celle qui est obtenue par l'analyse logique des oppositions phonologiques.

Un bon exemple est constitué par le grec ancien notamment le dialecte attique). En grec ancien il n'y avait qu'un seul phonème qui apparaissait exclusivement à l'initiale : c'était Vesprii rude^. Les phonèmes qui pouvaient aussi bien se trouver après l'esprit rude qu'être admis à l'initiale sans ce dernier à l'initiale étaient les voyelles. Tous les autres phonèmes étaient des consonnes. Parmi celles-ci. p n'apparaissait à l'initiale qu'après l'esprit rude, tandis que toutes les autres consonnes n'apparaissaient jamais après l'esprit rude. Les consonnes qui peuvent se placer à l'initiale avant p forment la classe des nionienlanées ou explosives : toutes les autres sont des duratives. Parmi ces dernières il n'y a qu'un seul phonème qui puisse se placer à l'initiale avant les explosives : c'était la

(1) A l'intérieur du mut re>iirit rude iiapjiaraissait qu'en liaison avec un p géminé ; mais comme il ne manquait jamais en cette position, il n'avait là aucune valeur distinctive, c'est-à-dire aucun rôle de jih'onème.

spiranie a ; les autres duratives élaient des sonanies. Parmi celles-ci, il y en avait deux qui pouvaient se trouver à l'intérieur du mot devant a : c'étaient les liquides, et deux autres qui ne pouvaient pas se trouver devant a : c'étaient les nasales. Parmi les liquides, seul p pouvait figurer en finale et par conséquent être considéré comme le terme non marqué de l'opposition bilatérale p-X. Parmi les nasales, seul v pouvait figurer en finale et par conséquent était le terme non marqué de l'opposilion bilatérale (x-v. A part p et v, seul g apparaissait encore en finale, tandis que les momentanées n'étaient pas admises en cette position. Parmi les momentanées ou explosives, il n'y en avait que trois qui étaient admises après une autre explosive : c'étaient les apicales ou denlales. Parmi les explosives qui ne pouvaient pas se trouver après une autre explosive, il y en avait trois qui n'étaient pas admises devant un ]x: c'étaient les labiales, et trois autres qui étaient admises avant un [j. : c'étaient les gullurales. Devant un t, on ne pouvait trouver parmi les explosives que TT et X, devant 6 que cp et Xi devant S que [3 et y. Avant une syllabe contenant 0, 9, -/, il ne pouvait pas y avoir de syllabe contenant 6, 9, y, mais une syllabe contenant tt, t, x : dans cette position les oppositions bilatérales 6-t, 9-71, 7-x étaient donc neutralisées, de sorte que t, n, x, comme termes non marqués, représentaient les archiphonèmes. Par cette règle étaient ainsi caractérisées deux classes d'explosives : les lénues iz, t, x et les aspirées cp, 6, x- En ce qui concerne les autres explosives, elles ne pouvaient dans les mots vraiment grecs être redoublées ou géminées, ce par quoi elles sont caractérisées comme une classe particulière : les moyennes. Toutes les autres consonnes, aussi bien les duratives que les momentanées ou explosives, peuvent être géminées après les voyelles, de sorte que les aspirées longues apparaissent sous la forme t6, -9, xy. Avant un g les oppositions bilatérales « ténues-moyennes « et « ténues-aspirées » sont neutralisées, un seul type d'explosives apparaissant en cette position, type qui n'est plus reconnaissable sous les graphies ^, <];, E.

On peut donc déduire des règles de combinaisons des ])h()nèmes une classification complète des consonnes du grec ancien, de même qu'une stricte distinction entre consonnes et voyelles. Mais des cas de ce genre sont relativement rares. Il y a des langues où les règles de combinaison des phonèmes ne permettent qu'une classification tout à fait rudiment aire des phonèmes. Ainsi en birman, sur la l)ase des règles de combi-

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naison, on ne peut poser que deux classes de phonèmes : les voyelles sont des phonèmes admis en fm de mot, les consonnes sont au contraire des phonèmes non admis en fm de mot. Tous les mots birmans sont monosyllabiques et consistent en une voyelle (ou une diphtongue à valeur monophonématique) qui peut être précédée par une consonne. Dans ce cadre se présentent toutes les combinaisons possibles, de sorte qu'on ne peut obtenir par les combinaisons aucune autre classification des phonèmes que la classification en voyelles et consonnes. A côté de cela l'inventaire des phonèmes birmans est extraordinairement riche : il contient 61 consonnes et 51 voyelles (si l'on tient compte des différences prosodiques). Si dans des langues comme le birman la classification fonctionnelle des phonèmes est compromise par la grande uniformité des types de mots et par le petit nombre des combinaisons possibles, il existe des langues où à l'inverse les types de mots et les possibilités de combinaisons sont si variées qu'une classification fonctionnelle claire des phonèmes paraît presque impossible. Toutes ces particularités ont une grande importance pour classer phonologiquement les langues du monde.

2. Le problème des lois générales régissant les combinaisons de phonèmes

Dans chaque langue les combinaisons de phonèmes sont soumises à des lois spéciales. Mais on peut se demander si une partie de ces lois n'est pas valable pour toutes les langues. B. Trnka a cherché récemment à résoudre ce problème^.

La tentative de B. Trnka ne pouvait pas réussir complètement puisqu'il partait de la vieille classification, déjà dépassée, des oppositions phonologiques en corrélations et en disjonctions. Mais malgré cela B. Trnka a avancé la solution du problème, et dans son travail il a énoncé quelques idées fécondes. B. Trnka croit pouvoir poser une règle de valeur générale, selon laquelle à l'intérieur d'un morphème deux termes d'un couple corrélatif ne pourraient se trouver côte à côte [op. cil., pp. 57 et suiv.). Sous cette forme cette règle n'est sûrement pas soutenable. Dans les langues ayant une corrélation de rapprochement strictement appliquée, le groupement d'une fricative avec l'occlusive correspondante est admise sans difficulté : par ex. pol. scisioéé " étroitesse », w Polsce « en Pologne », szczeé ï soie de porc », jeidziec « cavalier », mozdzek « petite cer\elle », abkhaz aésa c jeune femelle d'un animal domestique », tsimshian Ixâ'xk^del

(1) B. Trnka, «General Law of Phonemic Combinations », TCLP VI, 57 et suiv.

« ils maiigeaieiiL », etc. ; les groupes de voyelles ùi, uù apparaissent dans diverses langues : ainsi par ex. dans une grande partie du Burgenland (Autriche) la diphtongue ui provenant de m. h. ail. uo (par ex. fuis « pied ») est distincte de uù provenant de ul (par ex. guitn. = Gulden « florin ») ; en finnois le groupe monomorjihématique yi (= ùi) est, il est vrai, rare, mais toutefois parfaitement utilisé : par ex. finnois lyijij (pron. lùijù) » plomb » ; en annamite iù et ùi sont très employés ; comp. enfin le français luiil, huile, nuit, je suis, etc. ; des groupes de deux voyelles qualitativement semblables mais ({uantitativement différentes dans le cadre d'un morphème se présentent aussi dans certaines langues (d'ailleurs très rarement) : ainsi par ex. en haida {èàada « femme », sûus « (il) dit », etc.)i et en prâkrit^, où des groupes de voyelles non nasalisées et nasalisées sont également admis à l'intérieur du même morphème^. Ainsi la règle de B. Trnka ne s'applique même pas à ces oppositions que B. Trnka luimême reconnaît comme des corrélations. Mais le cas le plus grave est constitué par la corrélation de nasalisation consonantique, car les groupes mb, nd, bm, dn, etc., apparaissent dans la plupart des langues du monde. B. Trnka a reconnu cela lui-mênie, et croit se débarrasser de ces exceptions en employant pour des cas de ce genre non ])as le terme de « corrélation », mais celui de « parallélisme » {op. cit., p. 59). D'autre part B. Trnka établit que dans quelques langues des "phonèmes qui, d'après la terminologie phonologique usitée jusqu'à présent, ne forment point une paire corrélative, ne sont cependant point admis l'un à côté de l'autre, dans le cadre du même morphème, par ex. s et s, ou tchèque n et n, etc. B. Trnka se résout néanmoins à désigner de tels couples de phonèmes comme des couples corrélatifs et s'éloigne ainsi de la terminologie employée jusqu'ici. Nous avons en effet défini ci-dessus le couple corrélatif comme une opposition privative proportionnelle (ce qui correspond pour l'essentiel aux définitions du « projet de terminologie phonologique standardisée », TCLP IV, pp. 31.3 et suiv.). C'est pourquoi, comme B. Trnka d'un côté ne veut pas reconnaître comme corrélations la corrélation de nasalité {b-m, d-n, g-n, etc.), ni, comme nous l'avons montré ci-dessus, la corrélation de rapprochement, ni les corrélations vocaliques ù-i, u-ù, ni la corrélation de quantité, et comme d'un autre côté il appelle corrélations des oppositions bilatérales équipoUentes comme S-s ou n-n, il doit donner une nouvelle définition du concept de « corrélation ». Il en est effectivement ainsi à la p. 59 du travail en question, où B. Trnka dit : « il est nécessaire par conséquent de distinguer cette sorte de relation phonolo-

(1) John R. Swanton dans Handbook of American Languages I {Bureau of American Elhnologij Bulletin XL), 211 et suiv.

(2) Du glossaire de Hermann Jacobi « Ausgewâhlte Erzâhlungen im ]\Iàhàràshtrî » (Leipzig 1886), 87 et suiv., nous extrayons notamment les exemples suivants : âara « vénération », Usa « tel », ghara-châaniâ « mère de famille », nâara « bourgeois », paâna 1 « donner », 2 « marche ; départ », pâava « arbre », pâasa « lait », uâasa « corneille », saâsa « temps présent », sâara « océan », de même que les adverbes de temps kaâ « quand », Jaâ « lorsque », laâ « alors », saâ « toujours », dans lesquels on peut séparer un suffixe aâ. En outre l'opposition entre voyelles longues et brèves est neutralisable en mâhârâshtrî (comme en général dans tous les dialectes pràkrit) : devant les consonnes géminées et devant les groupes « nasale-)- consonne » toutes les voyelles sont brèves.

(3) On comparera les mots suivants tirés du même glossaire des textes mâhârâshtrî de Jacobi : saâ « même », saaâ " toujours », vaâsa « camarade, ami ». Devant les nasales et les occlusives la corrélation de nasalité vocalique est neutralisée.

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gique... d'une corrélation qui représente une affinité si étroite qu'elle prive les membres d'une même paire de la faculté d'être opposés comme phonèmes différents dans un groupe faisant partie du même morphème ». C'est en effet la seule définition possible pour B. Trnka : par corrélation on doit comprendre d'après lui une parenté si étroite entre deux phonèmes qu'elle rende ces phonèmes incapables d'être placés l'un à côté de l'autre comme phonèmes distincts dans un groupe faisant partie du même morphème. Mais si l'on remplace dans la formule de la règle donnée ci-dessus le mot « corrélation » par cette définition, on remarque que cette règle repose toute entière sur une tautologie : « Les phonèmes qui dans le cadre d'un morphème ne peuvent se trouver l'un à côté de l'autre ne peuvent pas dans le cadre d'un morphème se trouver l'un à côté de l'autre ». B. Trnka appelle sa règle « règle du contraste phonologique minimum » (« law of the minimal phonological contrast », op. cit., p. 85). Ce nom convient bien mieux à la nature de ce dont il s'agit que la définition boiteuse qui en est donnée.

Il s'agit en réalité du fait que les phonèmes (ou mieux les unités phonologiques) se trouvant l'un à côté de l'autre en contact immédiat doivent présenter un certain minimum de différence. C'est le mérite de B. Trnka d'avoir remarqué ce fait. Si nous examinons sous cet angle les combinaisons de phonèmes, nous trouvons qu'il existe en effet quelques groupements de phonèmes qui ne sont admis dans aucune langue du monde. Et nous pouvons établir deux types de groupements universellement non admis: d'abord les groupes formés de deux phonèmes consonantiques qui ne se distinguent l'un de l'autre que par la particularité d'une corrélation de franchissement du second degré (à l'exception de la corrélarélation d'intensité consonantique^) ; deuxièmement les groupes formés par deux phonèmes consonantiques qui ne se distinguent l'un de l'autre que par leur appartenance à deux séries de localisation « apparentées » (c'est-à-dire se trouvant l'une vis-à-vis de l'autre dans un rapport d'opposition bilatérale privative ou équipollente). Tous les autres groupements de phonèmes qui sont distingués par une seule marque phonologique peuvent apparaître dans l'une ou l'autre des langues du monde ^.

(1) Dans des langues comme l'esthonien, le lapon et le gwéabo où l'on distingue des géminées légères et lourdes, ou des géminées avec intensité décroissante et avec intensité croissante, il s'agit du groupement dans un même morphème des deux termes d'un couple corrélatif faisant partie de la corrélation d'intensité.

(2) En particulier il faut souligner ici que les groupes de deux prosodèmes, distingués seulement par une particularité prosodique, sont admis sans difficulté. De tels groupes ne peuvent à vrai dire se présenter que dans les langues qui comptent les mores et produisent des centres de syllabe à deux ou trois mores avec variation tonique descendante ou montante. De même les voyelles longues

rniXCIPES DE PHONOLOGIE

Les deux types de groupements de phonèmes « universellement non admis » que nous venons de mentionner ont été trouvés par la voie de l'induction et ne se laissent pas combiner en une formule générale. Dans chaque langue d'autres groupes de phonèmes non admis s'y ajoutent, de sorte que les groupements « universellement non admis » ne constituent nullement un système complet, mais au contraire ne forment jamais qu'une partie du système constitué dans chaque langue par les groupes de phonèmes non admis. Dans la mesure où les groupements de phonèmes admis doivent présenter un certain minimum de diversité phonologique entre leurs termes, ce minimum se détermine d'une façon différente dans chaque langue. En birman par ex. l'opposition entre consonnes et voyelles est considérée comme ce minimum ; à l'intérieur d'un morphème ni les groupes des deux consonnes, ni les groupes des deux voyelles ne sont admis : les phonèmes transcrits par «consonne +y » ou « consonne -{-ly » sont en réalité des consonnes mouillées ou arrondies ; hl, hm rendent les sourdes /', in ; les diphtongues sont de valeur monophonématique ; le seul groupe admis à l'intérieur d'un môme morphème est le groupe « phonème consonantique-rphonème vocalique ». L'annamite admet à l'intérieur d'un morphème non seulement les groupes du type « consonne +voyelle » (ou « voyelle +consonne »), mais aussi les groupes de deux ou trois voyelles ; par contre il ne tolère aucun groupe de deux consonnes : toutes les oppositions consonantiques (oppositions de mode de franchissement, de localisation et de résonance) ont dans cette langue si peu de valeur qu'elles n'atteignent pas le minimum de contraste exigé, tandis que les oppositions vocaliques sont estimées comme se trouvant au-dessus de ce minimum. Les dialectes hanak du tchèque de Moravie offrent un type opposé, car ils n'admettent dans le cadre d'un morphème aucun groupe de voyelles, mais au contraire des groupes variés de consonnes. Ainsi le minimum de contraste doit être trouvé et spécialement défini d'une façon indépendante pour chaque langue et la connaissance des groupes de phonèmes « univ^ersellement non admis» n'aide pas beaucoup pour cela.

Comme groupe de phonèmes uniuersellemenl admis on ne

avec coup de g'iotte ne <ont à proprement parler que des groupes de deux mores dont la première est le terme marqué et la seconde le terme non marqué de la corrélation de coup de glotte.

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peut indiquer que le groupe «phonème consonantique 4phonème vocalique », ce que B. Trnka a bien vu, op. cit., p. 59. Ces groupes sont logiquement supposés par l'existence des voyelles et des consonnes, car autrement les voyelles ne seraient jamais opposés aux consonnes, un phonème n'existant que par son opposition à un autre. C'est pourquoi une langue sans groupes du type « consonne +voyelle » n'est pas concevable.

Des groupes formés d'une occlusive et de la nasale de même point d'articulation, dit Trnka loc. cil., n'existent que dans les langues qui connaissent les groupes « consonne + voyelle ». Mais puisque les groupes « consonne +voyelle » existent dans toutes les langues du monde, cette formule veut seulement dire que les groupes « nasale + occlusive de même point d'articulation » sont admis dans quelques langues du monde. Par contre les deux autres règles formulées par B. Trnka sont acceptables.

La règle de Trnka, loc. cii., selon laquelle les groupes formés de deux occlusives ou de deux spirantes ne se distinguant que par leur appartenance à des séries de localisation différentes (par ex. pi, xs, sf) apparaissent exclusivement dans les langues où d'autres groupements de consonnes avec les bruyantes (par ex. sp, ir, kl, rs, etc.) sont également admis, cette règle se justifie réellement, dans la mesure où nous pouvons embrasser l'ensemble des matériaux. La règle suivante de Trnka a pour énoncé : « les langues dans lesquelles les groupes de consonnes sont admis à l'initiale ou en finale admettent également les groupes de consonnes à l'intérieur du mot ». Pour les langues ayant des mots polysyllabiques cette règle paraît concorder avec la réalité. Mais pour les langues n'ayant que des mots monosyllabiques un groupe de consonnes n'est possible qu'à l'initiale (par ex. en siamois où à l'initiale les groupes bruyantes 4- r ou / sont admis) ^ ou en finale, mais par contre est exclu à l'intérieur du mot.

En résumé on peut dire que les règles générales des groupements de phonèmes, valables pour toutes les langues du monde, dans la mesure où l'on peut les découvrir, surtout par voie d'induction, ne s'appliquent qu'à une partie tout à fait insignifiante des groupements de phonèmes imaginables, et par conséquent ne peuvent jouer aucun rôle important dans l'étude des combinaisons.

(1 ) Walter Trittel, « Einfûhrung in das Siamesische », Lehrbiicher des Seminars fur orienlalische Sprachen zu Berlin XXX IV (1930).

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