s>s, i>z, ^>c, 2!>3 ; donc s : s^s : s, etc
Une disjonction aboutit à une identité (A>C, B>C) : (Ex. 11) Dans quelques dialectes grand-russes septentrionaux et centraux les mouillées s' et z' se sont confondues avec s et i, qui n'avaient pas encore perdu leur mouillure» en des dorsales mouillées s, z.
Une paire corrélative aboutit à un rapport de variantes combinatoires (la corrélation est supprimée) :
(Ex. 12) La paire 6 : p et toutes les autres oppositions entre bruyantes sonores et sourdes ont perdu en tchouvache leur caractère phonologique : entre un phonème sonore (c'est-à-
(1) Polivanov « Faktory... », p. 35.
dire toutes les voyelles et les consonnes sonores) et une voyelle, b et les autres consonnes sonores ont été généralisées ; dans toutes les autres positions c'est au contraire p et les autres consonnes sourdes qui ont été généralisées.
Une paire corrélative aboutit à une identité (la corrélation est supprimée : A>B) :
(Ex. 13) En slovaque oriental à long se confond avec a bref, et toutes les autres voyelles longues sont également abrégées : la corrélation de quantité des voyelles a été supprimée.
(Ex. 14) En slave commun les consonnes aspirées perdent leur aspiration et se confondent avec les consonnes nonaspirées correspondantes.
Une paire corrélative aboutit à une identité (la corrélation est maintenue : A>B) :
(Ex. 15) Dans une partie des dialectes ukrainiens et blancsrusses la mouillée r' est devenu un r non mouillé. Les autres paires de consonnes qui forment la corrélation de mouillure sont restées intactes.
Il est caractéristique que, dans la suppression des corrélations, ce soit d'ordinaire justement le terme corrélatif marqué qui est supprimé (comp. N. S. Troubetzkoy, Die phonologischen Système, p. 97 ) : dans l'exemple 13 la longueur des voyelles, dans l'exemple 14 l'aspiration des consonnes, dans l'exemple 15 le r' mouillé.
Phonologisalion : Entre A et B il n'y a aucune différence phonologique, tandis qu'entre A^ et Bj une telle différence existe. En analysant une phonologisation on doit se poser les questions suivantes : Aj : Bj représentent-ils une disjonction ou une paire corrélative ? Si c'est une paire corrélative, alors la mutation à considérer signifie-t-elle seulement un enrichissement d'une corrélation déjà existante ? Ou bien est-ce une partie d'un phénomène plus général : la formation d'une nouvelle corrélation ? En ce qui concerne le rapport entre A et B, Polivanov et van Ginneken considèrent l'existence des variantes extraphonologiques comme une condition indispensable de toute phonologisation. Effectivement un rapport d'identité entre A et B est apparemment exclu. En conséquence au point de vue phonétique Aj = A,
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