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CHAP. IV. CONDITIONS DE LA VIE

trouvér , nous serons sûrs de tenir en nos mains le premier chaînon de la vie.

La plupart des plantes ont une racine fixée dans la terre, une tige qui s'élance dans l'air et se dirige vers la lumière; cette tige porte des feuilles, des rameaux, des fleurs; ces fleurs, plus ou moins compliquées, donnent des fruits ou des graines destinées à une postérité d'êtres analogues à l'être qui les a produites. Mais parmi ces organes quel est le plus essentiel? Otez les fleurs et leurs graines, le reste de la plante n’en subsiste pas moins ; la tige peut Eee ses feuilles sans en souffrir; et la tige coupée , la racine continue d'absorber et de vivre à sa manière; souvent même elle PARFUM des parties semblables à celles LI on en a séparées, Cette racine est donc la partie la plus importante du végétal, c'est donc par elle principalement que toute la plante se nourrissait. Voyons maintenant les animaux. à |

Beaucoup d’entr'eux ont une structure très-complexe: un squelette ossetix, des nerfs, des sens, un cerveau , des muscles pour se mouvoir, un cœur pour répartir le sang, des espèces de poumons pour l’impfégner d'air, un estomac dans lequel la nourriture séjourne et se prépare, des glandes pour com poser des humeurs, des organes pour perpétuer l’espèce, une enveloppe générale pour protéger cet ensemble, et des membres pour le déplacer: tous ces organes et beaucoup d’autres composent leur substance. Dans des êtres aussi compliqués il serait impossible d’assiguer précisément à chaque partie son degré dimportance ; car on n'en peut soustraire aucune sans

mettre le trouble dans l’ensemble, et l’on néspeut même toucher à plusieurs d’entr’elles sans détruire l'édifice commun. Mais cette dissociation d'organes que nous ne pouvons opérer, la nature l’a réalisée d’ellemême dans la longue chaîne-des animaux. En descendant des quadrupèdes vivipares aux oiseaux, des oiseaux aux reptiles et aux poissons, et des oiseaux et des poissons, par les insectes el les mollusques, jusqu'aux vers et aux polypes, nous voyons peu-à-peu se simplifier les machines vivantes, à ce point, que nous ne trouvons plus dans les derniers degrés que le premier principe, le principe indispensable à l’animalité. Le corps du polype ne forme en effet qu'un vaste estomac sans autre organe appréciable; et c'en est assez pour la nutrilion et l'existence d’un être si simple. Nous pouvons conclurt de là, que le premier élément du végétal est la racine, et que l’estomac est le fon-dement de toute organisation animale. La nature ellemême confirme ce principe par ses œuvres: elle a créé des végétaux qui n'ont qu'une racine pour tout organe, comme elle a créées animaux composés uniquement d’un estomac. Il est vrai que toutes les fonctions sont d’une extrême simplicité dans des corps aussi homogènes. Pour qu’un végétal puñsse se suflire à lui-même avec une racine pour tout organe, il faut que les substances propres à la nourrir environnent cette racine: il faut qu'elle tienne à un sol formé d’humus et imbibé d’eau: alors c'en est assez pour la vie individuelle. Quant à la reproduction, la chose est également simple : ce qui ne peut être produt par des fleurs, il faut que des caïeux, des bourgeons, des divisions naturelles ou artificielles de la

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