CHAP, LL. NUTRITION DES FOETUS
pour l’admettre. Mais la source principale où les fœtus de Vivipares puisent des alimens, est le placenta; c'est là que les ramifications de la veine ombilicale pompent le sang tout préparé de la mère, pour le transporter dans les organes du fœtus. Il est permis de récuser les observations citées par quelques auteurs, où des fœtus de mammifères sont supposés avoir pu se nourrir et s’accroître nonobstant l’absence du cordon ombilical. À l'égard de la gélatine de Warthon, espèce de mucus dont le cordon ombilicai est imprégné, il est diflicile de croire qu’elle ait une grande part dans l'alimentation du fœtus.
Quelque chose qu’on sache sur la nutrition des embryons, il reste toujours une difficulté extrème en ce qui regarde l’origine de l’action nutritive, quant à ses moyens ct à ses premiers instrumeus. En effet, tant que l'embryon n'a encore aucun organe apparent, comment concevoir qu'il se puisse nourrir? quelle voie alors peut-on assigner à la nourriture , et quel est l'instrument qui sert à l’absorber , à la préparer et la répartir ? comment concevoir la fonction mème la plus simple dans un être dénué d'organes? L’admission de germes préexistars dans les ovules détruit, il est vrai, une parlie de cette difficulté, puisqu'elle permet d'admettre des organes déjà ébauchés là oùles sens n’en découvrent aucune trace. Et cependant , comment concevoir une action quelconque à des organes encore fluides? ou comment admetlre des progrès d’accroissement et de solidificalion sans l’action nutritive? Sans doute on peut répondre à cela par de vaines sublititéss mais de raisous solides, de raisons cerlaines, je dois Gire que je n’en sais, aueune.