CHAP. V. DÉPENDANCE MUTUELLE DES ORGANES
je Veux parler du cœur, du cerveau, des organes de la respiration, de la moelle épinière et de l’estomac (1). Ce sont là des parties inséparables lorsqu'une fois elles se sont associées pour former un être vivant : toute division notable au tronc d’un animal pourvu de ces cinq organes est promptement mortelle. |
Si les diverses parties d’une plante sont de moins près enchaînées et plus indépendantes les unes des autres , si l’on peut en détruire plusieurs sans porter dommage au tout, c'est qu'il y a presqué homogénéité entre ces parties : ce qu'il en reste est suffisamment pourvu de tout ce que possédait l’ensemble de être. J’en dis autant de ces animaux simples, formés presque entièrement d’un estomac s'étendant à Tout leur corps; ces êtres ne possédant aucun organe spécial et circonscrit, chacun de leurs segmens divisés a la complexité de l’ensemble, Mais il est clair que les résultats doivent différer là où des organes spéciaux vaquent isolément à des fonctions nécessaires à l’ensemble de l’animal. On voit bien que dans ces der: niers êtres l'individu résulte deél’exacte réciprocité des pièces variées dont le corps est formé. Règle générale : plus les animaux sont élevés, c'est-à-dire plus leur structure est complexe , et plus les organes essentiels à la vie sort concentrés et étroitement unis. Le monarchisme (qu’on nous pardonne ce terme ) est pour les grands états; le polyarchisme pour les petits. La multiplicité dans les rouages exige plus d’unité dans les ressorts.
(1) Voyez la Physiologie médicale.