CHAP. XXX. CONCLUSION DU LIVRE II
point commise : arrivé au terme de l'évidence , nous nous sommes gardé de le franchir. Après avoir fait l’histoire des faits les plus certains, nous nous bornons à porter nos regards sur la longué route que nous venons de parcourir; et c'est cette vue générale que l'on verra consignée ici. Point de productions spontanées : tout être vivant a des liens de parenté avec ce qui a vécu. Tout embryon provient d’une sorte d'œuf, cet œuf vient de la femelle, et dans les espèces qui ont des sexes , c’est la semence du mâle qui le féconde. Mais quelle est ia part de la femelle, quelle est celle du mâle dans cet acte admirable ? voilà ce que nous reconnaissons ignorer.
Cependant il nous reste Dlsictrs de Joie à examiner. Est-il quelque nouveau moyen de s'assurer si le principe de l'embryon préexiste dans les femelles ? ou bien, s'il se forme au moment, de l’union des sexes, est-ce seulement pièce à pièce, et, dans ce cas, quelles sont les parties qui se forment les premières? Cette production de l'embryon est-elle , au contraire,, simultanée pour tous les organes, et alors quelles sont les parties d’abord apparentes? enfin, quelles sont les lois de da Formation, de Léo ha A. ou du Développement des corps organisés ? quels sont les plus âgés de leurs organes ? quels sont les progrès, le terme et les irrégularités de leur accroissement ?... C'est ce dont nous allons traiter dans leldivre suivant.