CUAP. 1. VIE ET PROGRÈS DU POULET DANS L'ŒUF
Le ventricule du cœur est unique durant les quatre premiers jours de l’incubation ; il est blanc, il est incolore et transparent, mais pourtant déjà musculeux lorsqu'il commence à paraître. Il devient pointu dès la soixante-sixième heure : sa forme générale est celle d’un rein. Vers la cent quarante-quairième heure, c'est-à-dire au sixième jour révolu , on aperçoit les rudimens d’un deuxième ventricules c’est d’abord une sorte de tubérosité cachée presque entièrement par l’origine de l'artère aorte. Cette petite masse est de forme ovale; elle est placée en travers, au-dessus de l’autre ventricule , et beaucoup plus courte que lui..Rien ne change pour le premier ventricule déjà formé ; le nouveau se place à sa droite, demeure toujours plus court , plus faible que lui, et ne participe nullement à la formation de la pointe du cœur. En un mot, cette dernière cavité du cœur est ce qu’on : nomwe le ventricule droit. : Malpighi a erré en disant le contraire. Lorsque le cœur du poulet est ainsi composé , alors il paraît contenir deux gouttelettes de sang , isolées l’une de l’autre par une ligne blanche ou incolore. ;
Le cœur du poulet est formé dès sa première apparilion par une autre partie dont je n'ai pas encore parlé, et à laquelle Haller donnait le nom de canal auriculaire. On ne connaît pas bien l'usage de cette partie accessoire , qui n’a d’ailleurs qu'une existence temporaire. file disparaît en effet vers Le sixième jour, ou plutôt élle se confond avec le reste du cœur, à l’endroit même où ses différentes cavités s'unissent. Gette sorte de canal reste incolore jusqu'à sa disparition. Mais pourquoi se raccourcit-1l à mesure que le reste:
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du cœur prend de l'accroissement ? Serait-il un instrument, un moyen d'union entre les oreillettes et les ventricules ? Les accolerait-il intimement l’un à l’autre comme un élau, en se resserrant et se concentrant ? Enfin , pourquoi reste-t-il blanc, alors même que
les cavités du cœur sont rouges? Toujours est-il que
le cœur du poulet a, dès la fin du sixième jour, toute la perfection dont il est susceptible,
AonTe. On voit l'artère aorte aussi tôt que le premier ventricule, sans qu'on sache bien si elle lui préexiste. Haller réprimande doucement Malpighi pour avoir regardé l'origine dilatée de l'aorte comme étant le ventricule gauche. Au - dessous du bulbe
d'origine de cette grosse arlère on aperçoit les racines bientôt unies et concentrées de l'aorte dor-.
sale : ce bulbe lui-même disparaît totalement vers la fin du sixième jour. Alors, dit Haller, l’aorte paraît divisée en trois branches. On ne voit pas à cette heure de battemens dans les trois divisions de l'aorte ; mais les pulsations sont manifestes dans les artères ombilicales, et ce pouls est très-rapide dans un fœtus resté intact et bien vivant. L’artère pulmonaire, qui est àpeu-près du même volume que l'aorte, se divise en deux branches, envoyant l’une et l’autre une grosse division au poumon correspondant ; mais ces deux branches de l'artère pulmonaire fournissent chacune un rameau très-volumineux à chacun des deux troncs de J'aorte dorsale, et l’on distingue dês deux divisions. artérielles d’après leur cours, c’est-à-dire en canal artériel droit, et canal artériel gauche. Ge: dernier: vaisseau est analogue au canal artériel des quadrupèdes el de l'homme, l'autre est particulier aux OÏ=
CHAP. I: VIE ET PROGRÈS DU POULET DANSL'ŒUr, 240 seaux, et ilest le premier à à s’oblitérér; il commence déjà àts’épaissir et à se fermer par le bout supérieur dès le premier Jour de l'éclosion, et il n’en reste plus aucun vestige quarante jours après la naissance du prrirheite L’oblitération du canal artériel gihche suit de près celle de l’autre canal.
Nous avons dit que dès le sixième jour la structure du cœur est aussi parfaite qu’elle le-sera jamais. Dès lors, les quatre cavités sont formées. et distinctes, le, canal auriculaire qui occupait l'intervalle des deux oreillettes , ce canal, qui peut-être est le premier rudiment du cœur, disparaît en se confondant avec le reste de l'organe un peu avant 11 cent cinquantième heure; alors aussi les deux grosses artères qui naissent des ventricules sont très-évidentes, et c’est à Ja même époque que lé cœur devient perpendiculaire; mais en vertu de quelle aflinité tant de parties s’unissent-elles ? quelle est l'intelligence qui produit avec une telle constance un aggrégat aussi bien coordonné ? quelle est la puissance qui rend cette succession de parties si régulière, él,le jeu de ce merveilleux assemblage si concordant? C’est là ce qu'onignore, et précisément voilà le motif, mais aussi l’écueil de tant de systèmes différens. Mais revenons aux organes et à leur premiére apparition.
Poumoxs. Nous avons dit qu'on apercevait les poumons vers la cent trente-huitième heure ; ils ont alors : une longueur d'environ une ligne, et leur transparencesest la cause qui empêche de les distinguer plus tôt. Haller a plusieurs fois augmenté leur consistance eL leur capacité en projetant sur eux!un peu de vinaigre., Le développement ultérieur de ces organes
estextrèmement rapide ; ils rougissent en même temps qu'ils s’'accroîssent. Nous avons dit à quelle époque les parois solides et charnues de la poitrine les enveloppent, et à quelle autre heure ils adhèrent à ces parois. Îl est remarquable que le poumon du poulet se précipite toujours au fond de l’eau, alors même que le petit animal a déjà piaulé dans sa coque ; mais il Surnage constamment dans un poulet sante. qui a respiré l'air libre.
For. Le foie est visible à la fin du quatrième jour, c'est-à-dire deux jours après le ventricule gauche du cœur , et plus de quaränte heures avant la première apparition des poumons. Ses lobes ne sont bien dessinés que vers le sixième jour : l’estomac est embrassé par eux, et la pointe du cœur, à l’époque dont nous parlons, est reçue dans leur intervalle. Cet organe est d'un beau jaune le dix-neuvième jour, maïs il est quelquelois vert deux jours auparavant. La vésicule biliaire est bien äpparente vers le huitième jour. Tout le temps qu’elle reste blanche ou transparente , labile n'est point amère ; elle verdit le dixième jour, et quatre jours plus tard elle prend de l’amertume.
Esrowac ET ORGANES picestirs. L'estomac date àpeu-près de la même heure que le poumon; je veux dire qu'on en voit les premières ébauches vers la centtrente-huitième heure. Au dixième jour, environ, on trouve pour la première fois , dans la cavité de l’estomac et celle de l'œsophage, un caillé blanc, ordinairement mêlé de bile. Quelques personnes ont pensé, entr'autres Haller, que ce pouvait être un résidu des eaux de l’amnios que le poulet , supposet-on, aurait avalées ; et l'on ajoute qu’il est fort possible
CHAP. I. VIE ET PROGRÈS DU POULET DANS L'ŒUF. 2/9 que celte amnios soustraite soit remplacée par l’albumen de l'œuf, lequel effectivement diminue, quelle qu’en soit la cause. Le conduit digestif, ainsi que nous l’avons dit, commence à paraître vers le cinquième jour. Nous savons déjà quelles sont ses connivences avec le pédicule du jaune de l'œuf, et comment le péritoine se continue doublement avec les tuniques de ce witellus : Haller va jusqu'à prétendre que ce prolongement du j aune contient des valvules, absolument comme l'intestin auquel il s'unit, Le conduit digestif entier ne contient, jusqu'à l’éclosion de l’animal, que des glaires filantes, ou quelquefois aussi des grumeaux verts: la matière, comme calcaire, que nous avons indiquée dans l'œsophage et dans l'estomac, n'occupe l'intestin qu'après l’éclosion du poulet. La vessie existe d’abord isolée de l'intestin; en insufflant l’allantoide, on voit cette vessiese gonfler tout près du rectum ; maiselle finit par se confondre avec ce dernier organe pour former le cloaque, iriple cavité formant le terme commun des organes génitaux, urinaires et digestifs.
Mource épinière (1). Malpighi en a découvertes premières traces dès la quinzième heure de l’incubation : Serres ne les a pu apercevoir qu'au bout de vingt heures. Celte woelle était alors composée de deux cordons extrêmement déliés, divisés dans toute leur étendue ; mais. dès la trente-sixième heure, ces deux cordons étaient partout réunis , excepté dans la région du sacrum. Il n'y a aucun renflement visible jusqu'au septième jour; mais alors, on aperçoit le renflement inférieur, et, le jour suivant, le renflement su-
(1) Voyez Ticdemann , Pander , et surtout Serres.
250 Liv. III. DE L'ACGROÏSFEMENP DES CORPS VIVANS. périceur. Ces petites tubérosités de la moelle épinière correspondent aux membres de l'animal, etleur paraissent destinées: mais ces membres les devancent de quelques heures. On observe que c’est le renflement inférieur qui estle plus gros jusqu’à l’époque delanaissance , etqu'ilreste, jusque-là, divisé en deux parties. I] résulte de ce que nous venons de dire, que la moelle épinière existe manifestement plus de vingt heures avant que Îles mouvemens du cœur ne soient apparens. Nous voyons aussi, par l'époque où cette moelle est visible, et surtout par sa bifurcation originaire . combien sont vaines les hypothèses de ceux qui font provenir cette moelle d’un des animalcules de la semence , et qui ensuite font naître le cœur de la moelle épinière , et du cœur tous les autres organes.
Le Cerveau. De la trentième à la trente-sixième heure , on voit paraître les trois vésicules cérébrales, premiers rudimens des trois divisions principales et originaires du cerveau. La vésicule antérieure correspond aux lobes antérieurs, ou cerveau proprement dit; la plus apparente et la première formée de ces wésicules représente les lobes postérieyrs ou opliques
(tubercules quadrijumaux); enfin, la troisième vésicule est l’origine de la moelle allongée : le cervelet se montre plus tard.
Vers la quarantième heure, la tète est volumineuse comparativement à la masse du corps entier : cela dépend de l'augmentation des vésicules cérébrales , toutes remplies alors d’un liquide incolore. Le quatrième jour , la tête grossit beaucoup; elle forme à elle seule le tiers de l'embryon. C’est de ce moment que date la séparation médiane des vésicules cérébrales, car, jusque-là, elles composaient une”
CHAP. I. VIE ET PROGRÈS DU POULET DANS L'ŒUF. 291 masse informe partout continue. Jusqu'au septième jour, la vésicule des lobes optiques est beaucoup plus volumineuse que celle des lobes antérieurs ; puis cles deviennent presque égales du septième au huitième jour; mais, à partir du dixième, les lobes antérieurs l’emportent définitivement pour tou jours, et de plus en plus, sur les lobes optiques ou quadrijumeaux.
Le cervelet ne paraît que du cinquième au sixième jour ; il semble provenir des parties latérales de la moelle allongée, et est d’abord tout simplement composé de deux lames minces, séparées l’une de l’autre par un assez grand intervalle, et recouvertes à cette première époque par les lobes optiques , alors trèsvolumineux : ces derniers ,en effet, composent à eux seuls, le sixième jour, la moitié de la masse cérébrale, c’est-à-dire plus de la quarantième partie de la totalité de l'embryon. |
Le neuvième jour, les lobes optiques se sillonnent à leur surface , et ils se doublent ou plutôt se divisent, Îls ne formaient jusqu'à cette heure que deux éminences , maintenant ils en forment quatre, et, pour la première fois, ils méritent le surnom de tubercules quadrijumeaux ; mais les deux éminences antérieures ont seules beaucoup de volume ; les postérieures sont excessivement petites en comparairaison des autres. |
Bientôt toutes les parties du cerveau se réunissent vers leur milieu, et le raphé de séparation disparaît. Gette jonction médiane des parties latérales a lieu vers le dixième jour pour le cervelet. Au quatorzième jour , les feuillets ou lames de ce dernier organe se
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multiplient : mais les changemens les plus remarquables du cerveau du poulet, c’est la concentration de toutes ses parties, et l’espèce de bascule qu'éprouvent, en se rapprochant l’un de l’autre, le cervelet et le cerveau proprement dit. Cette révolution singulière , qui intervertit tous les rapports jusque-là existans entre les organes cérébraux, a lieu du quinzième au dix-neuvième jour de l’incubation, et voici de quelle manière. Le cervelet se porte en avant et un peu en haut, en même temps les lobes optiques s’écartent et se déprinent pour leur faire place ; le cerveau , de son côté, se porte en haut et un peu en arrière, de manière à se rapprocher du cervelet; et comme, en outre, ces deux organes prennent du . volume, tandis que les lobes optiques restent àpeu-près stationnaires, il en résulte que ces derniers lobes, qui dans les premières heures de l’incubation étaient placés au sommet et au centre de la masse cérébrale, sont finalement surmontés et recouverts par le cervelet et les lobes antérieurs, et qu'ils ne laissent plus voir latéralement que la portion la plus excentrique de leurs lobes que ne peut recouvrir le cerveau. Enfin ce changement est si remarquable, qu'on pourraitcroire que les lobes optiques sont nouvellement sur-ajoutés, tant ils ressemblent peu à ce qu'on les voyait les premiers jours de leur production. On ne trouve guère de glande pinéale que le vingtième jour.
La consistance du cerveau éprouve aussi beaucoup de changemens : toute la masse en reste fluide ordinairement jusqu’au huitième vu neuvième jour ; elle devient comme gélatineuse le douzième : jusque-là le cerveau surnage dans l’éau et finit par s'y dis-
CHAP. 1. VIE ET PROGRÈS DU POULET DANS L'ŒUr. 253 soudre. Mais, vers le quinzième jour, sa consistance augmente , il se solidifie peu à peu, et alors il ne surnage ni ne se dissout plus. Quant à la coloration de sa substance , c’est surtout vers le douzième jour qu'elle se prononce pour ne plus changer : c’est alors ‘que le cerveau et le cervelet deviennent grisâtres à leur surface. La blancheur extérieure des lobes optiques est souvent déjà manifeste un ou deux jours plus tôt ( dixième jour }.
Enfin , le poids absolu et proportionnel de l'encéphale varie aussi beaucoup : très-considérable vers le quatrième jour , comparativement à celui du reste du corps, il forme, le septième Jour, la estime partie du se total ‘de lembryon , la quinzième partie le neuvième jour , la trente-unième le vingtième Jour, et seulement la quarante-sixième partie lors de l’éclosion du poulet. |
Nerrs. Le premier nerf visible est l’oplique, on l'aperçoit du quatrième au cinquième jour : c'est àpeu-près l’époque où l'œil lui-même ést déjà fort apparent. Après ce premier nerf on aperçoit successivement la troisième paire, vers le septième jour'de lincubation ; la quatrième et la sixième püre, lehuitième jour; la cinquième paire ou trifacial, le dixième; la septième et la huilième , c’est-à-dire le facial et l'auditif, vers le onzième ou douzième jour, etc. Ainsi lesnerfs de l'œil sont formés les premiers, avant même ceux de l’orcille et de la face.
OErr. Les yeux restent long-temps d’une blancheur parfaite : ils ne deviennent apparens que lorsque le noir de la choroïde se forme et se rend Iui-nrème évident ,.ct cela n'arrive presque jamais avant la fin
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du quatrième jour. Dèsleur première apparition les yeux sont d'une grandeur disproportionnée, qu’on me permette ce mot, avec le reste du petit animal : ils forment à-peu-près la vingtième partie du poulet entier vers le septième jour, ce qui doit paraître étonnant. Îl est vrai que huit jours après'ils n’en forment plus que la trente-huitième partie , Haller Vas sure; et à partir de ce moment ils restent à-peu-près stationnaires , tandis que le reste du corps prend de grands accroissemens. Au reste, l'œil du poulet doit principalement son grand volume au corps vitré, car le cristallin est toujours très-petit. La rétine est ap-
—parente le septième jour, à cause de l’augmentatiôn P se
du vernis noir qui revêt la choroïde subjacente : alors aussi apparaissent distinctement les vaisseaux clliaires, et peur la même raison : la zône ciliaire est déjà parfaite versle huitième jour. Quant à la membrane pupillaire, il paraît qu’il n’en existe point dans l'embryon des oiseaux ; mais nous la trouverons dans les fœtus des maminifères. On peut aussi remarquer que les fibres circulaires et longitudinales de l'iris ne sont pas aussi discernables dans les oiseaux que dans les jeunes vivipares. Mais c'en est assez sur les organés essenels du poulet, nous allons parler maintenant de ses parties accessoires , ou plutôt de ses dépendances, ainsi que de ses actes ou fonctions.
Mæeupranes. On sait que la membrane de l’amnios est visible avant loute autre partie; on croit même que le petit follicule que Malpighi et Haller ont aperçu au dessous de la cicatricule est le premier indice de ce sac membraneux. Le développement de l’amnios est toujours concordant ayec celui
GAP! I. VIE ET PROGRÈS DU POULET DANSL ŒUF. 259 de l'embryon, et son origine est contemporaine à ce dernier. Quant aux pellicules du vitellus, nous avons vu comment ils sont successivement rompus, et tout porte à croire qu'ils sont antérieurs à l’incubation : Haller et Bonnet ont pensé que la connexion de ces pellicules avec le péritoine préexistait à la fécondation même. Mais il en est autrement de l’allantoide , ainsi que des membranes chorion et moyenne de l’œuf : ces parties sont le produit de l’incubation. L'allantoide est une production de la vessie de J'embryon; nous avons vu qu'elle sort du ventre du poulet :vers'le quatrième Jour, et que ce n’est que-successivement et au bout de neuf à dix jours qu'elle environne tout l'œuf et qu'elle en revêt partout la: coquille. C’est donc là une-production certainément secondaire; je dis même chose des membranes moyenne et chorion, qui ne sont que les feuilletsisolés de l’allantoïde; je dis même chose aussi du fluide blanchâtre qui est contenu dans cette poche et qu'on a quelquefois confondu avec le blanc de l'œuf. Ainsi donc voilà plusieurs parties qui résultent à coup sûr de l’incubation et des premiers accroissements du poulet, bien loin de leur être antérieures.
Vaisseaux sanquins. Haller a vu dans l'œuf, de Ja trente-sixième à la quarante -huitième heure de lincubation, et Malpighi dès la douzième, un segment:de cercle tacheté de points de couleur de rouille c’est-à-dire d’un rouge obscar et rembruni : c’est là l'ébauche d’un réseau vasculaire. Ces premiers vaisseaux sont apparens à la surface du jaune, au gros bout de l'œuf, au voisinage de la cicatricule , et là où nous avons dit qu'il s’est formé un réservoir
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d'air par le retrait des parties fluides de l'œuf: c’est à ce premier lacis de vaisseaux qu’on à donné le nom de figuré veineuse: on n'aperçoit alors nul autre vaisseau dans toute [a masse de l'œuf, et comme ceux dont nous venons de parler se bornent au vitellus et à ses tuniques, nous pouvons en conclure que ces premiers vaisseaux communiquent avec les mésentériques, an ioyen du canal du jaune , soit qu'ils proviennent de ces mésentériques, ou qu’au contraire ils leur: préexistent : il ést du moins évident qu'ils ne sont hi l’origine directe ; ni une dépendance des vaisseaux ombilicaux. Et en effet, nous avons dit que ces derniers vaisseaux acéompagnent partout l'allantoïde et ses déployemens progressifs autour de l'œuf, nous avons dit qu'ils ne sortent du ventre de l'embryon pour pénétrer! dans la masse fluide de l'œuf, qu'au moment où l’allantoide elle-même se développe; par conséquent ces vaisseaux ne deviennent visibles que vérs le quatrième ou cinqaième jour, même on ne les peut voir d’abord que dans une fort: petite étendue , ét ce n’est qué vers lé neuvième ou dixième jour qué tout l’œuf ést entouré du superbe réseau formé par leurs ramifications ; puisque ce n’est qu’à ce moment que le développement de l’allantoïde’ est entièrement opéré. Or c’est en effet là ce qu’on ob: serve. Il est clair qu'on ne peut plus apercevoir là figure veineuse du vitellus dès qu’une fois l'allanitôfde a achdvé d’'environner l'œuf dans tous les sens; ilsest certain que le beaw réseau vasculaire qu’on voit alors, provient exclusivement des vaisseaux ombilicaux: Haller avait bien observé que l'injection sanguine délœuf est progressive ét non pas simultañée; mais comme il