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556 LIv. HI. DE L'ACCROISSEMENT DES CORPS VIVANS.
mitivement isolées d’un animal vertébré, se réunissent finalement pour former un être unique,
21°. Qu'il n’est pas logique ( outre que“ette hypothèse n’éclaire nullement le problème), qu’il n’est point raisonnable d'attribuer les monstruosités des or-
ganes à des modifications originaires des artères : car,
s’il est vrai que le sang est l'élément indispensable de tout organe, s’il est vrai que le calibre des vaisseaux
est toujours proportionné au volume de ces organes,
comme à la nature , à la multiplicité et à l'énergie de leurs fonctions; s'il est démontré qu'un organe diminue lorsque ses vaisseaux se rétrécissent par une - cause quelconque , il n’est pas moins avéré que les vaisseaux s’affaissent et s'oblitèrent à mesure que leurs organes respectifs s'atrophient ; et qu’au contraire ils se dilatent et grossissent dans la même proportion que les organes dans le tissu desquels ils se répandent. D'après cela, comment prononcer si l’absence d’un organe ou si son excès d’accroissement vient de ce que ses artères sont plus ou moins amples ; ou si les
artères ne doivent, au contraire, les modifications de
leur calibre qu’à l'état particulier de l’organe auquel elles sont destinées? Comment distinguer la cause d’avec l'effet, en deux phénomènes constamment simultanés et coexistans ? D'ailleurs, fût-il prouvé que toute irrégularité des organes provient réellement d’une différence originaire des artères, saurait - on mieux -la cause de cette différence , et le principe des monstruosités serait-il par-là révélé ? | 22°, Qu’enfin , les monstres ont toujours quelquesuns de leurs organes au-dessous de leur âge’, et par
conséquent au-dessous de leur classe : jamais au.
dessus. Un oiseau ou un mammifère monstrueux a
souvent des organes analogues à ceux d’un reptile ou
d'un poisson ; mais jamais un oiseau n’a d'organes de
mammifères ; Jamais un poisson , jamais un replile , > + e \ 4 4
n'en ont d'oiseau. Cette règle est générale et cons-
tante.