CHAP. XI. MÉTAMORPHOSES DES INSECTES
engendraient des Canards, et que l'Épervier se métamorphosait en Coucou (et cela apparemment parce que l’épervier disparaît dans la même saison où revient le coucou). Même en 1580 , ce qu'on a peine à comprendre, un M. de la Faille lut à l'Académie des Sciences de Paris, et inséra même dans les Mémoires de cette illustre compagnie, une dissertation dans le but de prouver que les oiseaux de mer, qu'on nomme Macreuses , ne proviennent pas des Huïtres, mais que seulement ces oiseaux composent leurs nids avec des écailles de divers mollusques. |
Nous devons ajouter en terminant cechapitre sur les métamorphoses des insectes, que ces métamorphoses ne sont pas en réalité ce qu’elles paraissent. On jugerait en effet fort mal des révolutions qu'éprouvent les organes de ces animaux , si l’on se bornait à observer les changemens de leur surface, leurs mues, leurs déguisemens successifs , leurs brusques transitions d'une forme, d’une couleur à l’autre. En pénétrant plus avant , la peau une fois enlevée, on voit, absolument comme dans les autres animaux, des organes qui se développent, qui s'accroissent, qui ont en un mot des progrès, bien plutôt qu'ils ne se transforment.