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CHAPITRE VIL

De ia Volonté.

La volonté est la faculté la plus manifeste de* là me. C’est elle qui unit èt subordonne Je corps à l'esprit, excitant des mouvemens d’accord avec les pensées et nécessaires aux besoins de la vie. Elle est le commandement de lame; et ses ordres, ce sont les. muscles qui les exécutent.

Sden n est. plus prompt que la volonté. On ap-. précie , on calcule la rapidité de. la lumière, mais

486 LIV. DES MOUVEMENS DE LlIOMME.

non la sienne. On ne saisit pas d’intervalle entre le vouloir de l’ame et l’obéissance des organes : c’est un tonnerre sans précession d’éclairs, et plus prompt qu’eux.

La volonté dirige nos mouvemens de locomotion et d’ensemble •, mais l’instinct et l’habitude la remplacent souvent. Ce qu’elle a commencé , assez fréquemment l’instinct machinai l’achève: ce que la volonté a fait une première fois , l’habitude le fait seule , et le répète en l’absence de Inattention.

Il est des mouvemens vraiment volontaires ( c’est-à-dire des mouvemens que la volonté peut accélérer ou suspendre), qui persistent sans en souffrir en l’absence totale et long-temps prolongée de la volonté. Par exemple, l’action du diaphragme pour la respiration n’est ni interrompue ni même affaiblie par le sommeil.

Il est d’autres mouvemens ou la volonté ne porte jamais son influence. Les mouvemens de l’iris, ceux de la matrice et des instestins sont de cet ordre. La volonté ne peut qu’en préparer les circonstances propices. Enfin, il est des mouvemens que la volonté n’influence que par des voies indirectes : par exemple, ceux du cœur par le larynx } ceux de l’estomac par les muscles du ventre.

Les organes qui servent aux ordres de la yq-

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