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CHAP. LXI , CONSÉQUENCES DES PFJKCÉDENS

pas desphyncters ni de véritable accouchement

4. L’obstacle disparaît ou manque la puissance. Une ouverture à la trachée artère empêcherait de franchir de larges espaces, de lutter, de nager, de s’élever au haut d’un mât*, cela empêcherait également un oiseau de voler comme de se précis piter du haut des airs sans blessure.

5. On a vu des hommes se servir instinctivement de cette occlusion de la glotte pour diminuer la douleur des blessures *, dans les opérations chirurgicales, par exemple : le sang qu’on fait ainsi séjourner au cerveau a l’elfet d’un narcotique. On voit aussi des personnes user de ce moyen pour agiter le pouls et le rendre irrégulier ( les conscrits , par exemple, et ceux qui simulent des maladies ) : d’autres pour feindre des passions (les comédiens ); d’autres pour empêcher la conception.

6. Les efforts supposent donc non seulement la conslriction de la glotte, mais aussi la respiration. Aussi les enfans n’opèrent-ils d’excrétions qu’après avoir respiré, et cela même est un nouveau signe à ajouter à ceux que j’ai cités pour établir si l’enfant a respiré.

7. Pour faire contracter la glotte et les muscles abdominaux, le moyen est simple, on n’a pas besoin d’irriter le larynx : il suffit de causer des douleurs vives, d’exciter des nausées, d’irri-

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ter le voile du palais , d’administrer de 1 émétique ( voilà même comment le kermès ajouté aux looehs favorise l’expectoration difficile des vieillards): le chatouillement produit également ces contractions y et l’on peut user de ces moyens dans 1 aphonie et dans les paralysies du larynx.

8. C’est à ce même mécanisme que sont dusy la saillie des yeux chez les asthmatiques , certaines invaginations intestinales y et la saillie des poumons à l’extérieur quand une plaie leur livre passage ; car il est par trop absurde de dire que les poumons se dilatent en se contractant : ce sont peut-être les organes les plus inactifs du corps.

9. Comme l’effort rejaillit sur tous les organes renfermés dans les grandes cavités, il ne faut pas s’étonner de voir les testicules s’engorger après de grandes quintes de toux : cet effet, deux causes le produisent. D’abord les muscles crémasters se contractent toujours de concert avec les muscles abdominaux dont iis émanent \ ensuite le reflux du sang veineux ou plutôt son retardement se fait sentir là comme ailleurs.

10. On conçoit à quels accidens pourrait donner lieu l’émétique administré à des malades dont la glotte ou les muscles abdominaux seraient paralysés. Le remède pouvant rester deviendrait alors un poison.

CHAP. LXI, CONSÉQUENCES DES PRÉCEDENS. ’J'jS

1 1 . Los efforts faisant stationner partout le sang veineux, on conçoit que les efforts de Tac-» couchement puissent aller jusqu’à causer l as* * phyxie du fœtus.

12. Les efforts ne se bornent pas à entraver le cours du sang veineux et à accélérer d’abord la circulation artérielle : ces deux effets se rencontrant aux limites des deux ordres de vaisseaux, augmentent ainsi les diverses exhalations : les larmes, les sueurs, la sérosité cellulaire, les mucosités, mais surtout les hémorrhagies.

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