CHAPITRE VIII
1 araliele des mouvemens volontaires et des mouvemens
involontaires.
Les mouvemens volontaires diffèrent des mouvemens involontaires par mille endroits et circonstances. Mais il faut commencer par mettre le diaphragme hors de notre parallèle ; puisqu’il joint a l’organisation et à la spontanéité des muscles volontaires, l’action incessante des autres.
Les muscles volontaires sont rouges, épais, unis aux tissus fibreux qui souvent les enveloppent et qui les terminent toujours : les involontaires ont des fibres moins distinctes, moins isolées, plus fines, plus entrecroisées. Les uns forment des membranes ou se creusent en cavités ; les autres, composés de faisceaux unis, sont presque partout solides (la vessie fait exception). Les premiers se terminent à des os , à des cartilages) à des organes fibreux ou à la peau; les autres s enlacent entre eux, et sont recouverts de membranes muqueuses ou séreuses. Les involontaires agissent sans relâche, le jour, la nuit, toujours: ils n’ont ni sommeil ni repos. Les autres