CHAPITRE PREMIER
Idée générale du Sang.
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Nous connaissons déjà le «/««pour l’avoir vu circuler sous deux aspects différens dans les artères et dans les veines; pour l’avoir vu changer de couleur à son passage par les poumons, qui le mettent en contact avec l’air : nous savons que le cœur est sans cesse occupé à le mouvoir et le poumon à le recomposer; nous savons qu’il imprègne tous les organes, qu’il les fait vivre, qu il les nourrit, et que rien ne se passe dans le corps sans que ce fluide n’y intervienne : toutes les humeurs émanent de lui ; il est le véhicule de la chaleur; sans lui nulle partie n’est sensible, aucun mouvement n’est possible, et jusqu’à la pensée même, tout a besoin de son accession. 11 est le but, l’instrument ou l’intermède de tous les actes de la vie : le sang et les nerfs, ce sont là les deux moyens d’unité de celle multitude de iosoi ls et d instrumens dont le corps est formé.
BlO LIV» vil, DU SANG ET DE SES PRODUITS.
Les nerfs ne peuvent se passer de sang, le sang à son tour ne saurait se passer des nerfs } et de-là naît 1 admirable solidarité des organes. Le sang a besoin de trois organes : de l’estomac , d’où viennent ses élémens ] du poumon , qui l’impregne de chaleur et le perfectionne , et du cœur qui en remplit les vaisseaux : les nerfs, de leur coté , ne jouissent de leurs propriétés qu’au tant qu’ils communiquent avec un cerveau et une moelle épinière intacts. Les nerfs supposent donc deux organes ; le sang en suppose trois : or, ces trois organes du sang ont besoin de l’accession des deux organes des nerfs ; et tous les organes à leur tour ont besoin des cinq organes des nerfs et du sang, j’importe donc par ou cette chaîne merveilleuse est endommagée ou interrompue, la vie de l’ensemble ressentira incontinent les eftets de cette interruption.