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CHAPITRE VIII

Remarques sur la Faim et la Soif, sur les Boissons et les

Alimens. — ■ Diète.

« Quid valeat stomachus, quid ferre reeuset. «

Les substances animales, avons - nous dit,

sont plus promptement digérées cpie les végétales : la gélatine se digère mieux que l’albumine, les muscles mieux que la graisse ou les tendons, le lait mieux que les végétaux même sucrés, le pain mieux que les mucilages. Les os, les pellicules des fruits ou des graines , l’épiderme, toutes ces choses ne se digèrent pas.

Les alimens les plus divisés et le mieux imprégnés de sucs sont le plus vite digérés * les alimens désirés , plus vite aussi et bien mieux que les alimens qui répugnent : quelquefois même l'estomac rejette isolément ces derniers sans aucun mélange.

En fait d’alimens, c’est une chose certaine, que la substance des animaux qui se sont eux-mêmes nourris d’autres animaux, est impropre à redevenir aliment : autrement la chair des carnivores est indigestible. Il est également certain que l’homme ne saurait digérer les chairs crues :

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