‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 156 sur 163 · CHAP. XX, EFFETS DI RE FROID- . CADAV · texte numérisé non relu

CHAP. XX, EFFETS DI RE FROID- . CADAV

Ainsi pareillement les humeurs de l’œil diminuent de volume, et le globe de l’œil s’affaisse et se ternit par le defaut de distension de la cornet et par la transsudation des humeurs. L’affaissement de l’œil est à cause de cela le plus certain des signes de la mort. Cependant, comme l’incertitude n’est bien grande que lorsque le corps sans pouls et sans respiration conserve encore de la chaleur , ceîa rend ce signe moins infaillible*, car dès-lors que le corps est chaud à-peu-près comme dans la vie, l’œil aussi garde sa transparence et sa rénitence ; et d’autant plus que la mort ayant été subite, les vaisseaux sont remplis d’un sang plus abondant.

On voit aussi que c’est un signe peu fidèle de la vie que le ternissement d’une glace ou d’un me'tal placés à la bouche ou aux narines d’uu corps sans mouvement. Car il suffit que ce cadavre soit encore chaud, pour qu’il s’en dégage une chaleur halitueuse dont le contact ternit le poli des surfaces froides et denses employées dans de pareilles épreuves. Je me suis plusieurs fois assuré de ce fait sur des cadavres d’où la vie venait de s’exhaler.

Il y aurait plusieurs autres remarques à faire au sujet de cette émission de chaleur d’un cadavre encore chaud*, mais celles-là suffisen ta mon objet ,

et d’ailleurs il ne faut qu’un peu d’attention pour les trouver de soi-même en conséquence de ce qui précède.

J’observe pourtant que la chaleur a beaucoup ynoins d’adhérence, si je puis ainsi parler, pour des organes affaiblis et émaciés par de longues maladies, que pour des organes que la vie a subitement quittés. On peut dire, en proposition générale, que les cadavres retiennent d’autant moins la chaleur vitale que les vaisseaux ont moins de sang.

Page 1