CHAPITRE II
Tout est mouvement dans la vie.
Tout est mouvement dans les fonctions vitales \ tout, excepté la pensée et le sommeil. C’est par le mouvement que commence et que finit la génération. La circulation n’est qu’un mouvement du sang \ et si le sang ne se mouvait , il n’y aurait ni sécrétions ni nutrition. Nous ne savons pas comment se fait l’absorption vitale ; mais nous ne la pouvons concevoir sans mouvement , outre que nous saxons que les fluides absorbes circulent. Sans mouvement, point de respiration , point de voix , point de parole, point de digestion possibles: les sensations memes, ce sont les mouvemens qui les dirigent, comme à leur tour elles dirigent les mouvemens. Enfin, outie que la volonté ne se manifeste que par des actions, la pensee meme tient aux mouvemens par les sensations qui l’agrandissent.
Nous ne jugeons de la vie dans les autres êtres que pai les mouvemens spontanés que nous leur voyons exécuter. Nous avons donc eu raison de dite en commençant cet ouvrage , que le mouvement; c a raclé ns c la vie hors de nous*, et il serait
LÏV. y, des Mouvemens £>e l’homme.
même possible de traiter de toute la physiologie à propos des mouvemens. Ce que nous allons dire ici du mécanisme des fonctions, va nous familiariser avec leur histoire.