CHAP. XX , ALTÉRATIONS DU COEUR
Semblables effets résultent des hydropisies du péricarde , de ses adhérences au cœur , de l’excès de la graisse dont le cœur est entouré , de l’excessif développement de ses fibres (1), de ses dilatations, de ses anévrysmes, des rétrécissemens des orifices de ses cavités gauches ( car les altérations des orifices du ventricule et de l’oreillette droite n’ont pas d’effets directs sur les poumons) : memes effets, aussi, des rétrécissemens de l’origine de l’aorte.
Quant aux inflammations du péricarde, les symptômes , quoique semblables , sont beaucoup plus prononcés, plus violens *, parce que la fièvre ajoute à tous les désordres et les complique. L’oppression alors peut aller jusqu’à l’étouffement, et les palpitations du cœur jusqu’à la syncope. Le pouls devient irrégulier ou meme
insensible La toux, le décubitus latéral et
les mouvemens du corps augmentent encore les symptômes. On en sait la raison.
(1) Rien d’aussi variable que le volume du cœur. On en a vu ne peser que cinq onces. On en a vu de douze livres.
544 l-IV. V, DES MOUVF.MENS DE l’hOMMË.