CEAP. XXVI, HISTOIRE DU POULS* SS J
avaient perverti, ne croyait nullement aux fîK liginosités. Il insista donc pour savoir si le pouls die rote pouvait faire pressentir quelque événement des maladies : il ajouta même qu’il croyait avoir observé que ce pouls présageait des hémorrhagies du nez. Alors le professeur Pablo, assure Solano, lui répondit par des brusqueries *, ajoutant que c’étaient là de pures vétilles, indignes, d’attacher un esprit sage et bien fait. Hélas ! ce Pablo ressemblait à tous les maîtres *, et élèves et maîtres, nous ressemblons tous à Pablo! toute idée contemporaine nous révolte, si le bonheur de l’avoir trouvée ne nous enivre.
Bientôt, propagée par les écrits de Gu tierrez, de N i hell , d e F lemmi ng et de l’illustre Sénac, la doctrine de Solano au sujet des trois sortes de pouls dont j’ai parlé, fit partout des prosélytes. Elle essuya bien aussi quelques critiques *, mais l’observation assidue de la nature seconda puissamment ceux qui avaient pris soin de la défendre.
Enfin, soixante ans après Solano, Bordeu , et à son imitation Fouquet, essayèrent de féconder les idées du médecin espagnol. Ils assignérent à chaque organe même sur ses artères (et non pas à chaque organe sur le cœur) une influence particulière ; de sorte que, selon eux, chaque maladie a son espèce de pouls suivant son siège.
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Tel est, en effet, le but des études du médecin, but qu’il faut espérer d’atteindre, mais qui ne 1 est pas encore. Il ne faudrait pas même y tendre par la voie de Bordeu ; car son point de départ est une erreur de physiologie.