CHAPITRE XXVIII
©e l’influence de la pesanteur sur la circulation du sang , etc.
Tous les corps de la nature obéissent à la gravitation. Les corps vivans ne parviennent à s’y soustraire momentanément et en partie que par Faction bientôt fatiguée de leurs muscles. Mais * cette puissance de la vie, que la volonté met en jeu, il lui faut du repos et du sommeil : elle est temporaire, et l’homme qui dort ou qui s’évanouit redevient soumis, comme les corps inanimés, à l’attraction générale. S’il est alors abandonné à lui-même, la partie la plus pesante de sa charpente tombe la première ou devient la plus déclive , de même que la partie la plus lourde du foetus (lequel dort sans cesse) est toujours la plus rapprochée de la terre.
Il est vrai que les molécules isolées du corps de l’homme et des autres êtres animés ne paraissent point céder a la gravitation comme le tout ensemble. Les, liquides partout répartis dans leurs canaux par une force active et persévérante , circulent sans interruption notable dans le tissu de tous les organes *, et ce mouvement propre qu’ils doivent à la vie et qui les y fait