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CHAPITRE XXXII

Idée générale des Poumons.

Les poumons de l’homme adulte ( nous venons de le dire) remplissent exactement les cavités de la poitrine, tant qu’il ne survient pas d’entraves à leur expansion. Ceux de la femme sont plus petits que ceux de l’homme, et toujours modifiés dans leur forme et dans leur volume par tous les liens dont les personnes du sexe compriment leur poitrine : ceci est une conséquence de ce qui précède, et mille maux en résultent.

Le poids total des poumons de l’homme accru est d’ à-peu-près quatre livres , c’est à-dire , la trente-sixième partie du poids total du corps. (Nous prenons les proportions les plus ordinaires.)

Le poumon droit est presque toujours le plus volumineux; il est aussi le plus pesant, le plus souvent enflammé ou engorgé. Le poumon gauche est, au contraire, le plus souvent adhérent, le plus souvent attaque de tubercules; et ces tubercules se trouvent presque toujours plus avancés, plus nombreux, plus ramollis au sommet des poumons, et surtout dans le poumon gauche: j’ai prouvé cela il y a plus de dix ans, L’inflam-

63o L1V. V, DES MOUVEMENS DE L’HOMME.

mation a son siège le plus fréquent à l’opposé du siège des tubercules : je veux dire à la base des poumons, et surtout du poumon droit. Les conséquences de ce fait sautent aux yeux les moins clair voy ans.

Les poumons eux-mêmes n’ont pas de fibres musculeuses : la puissance qui les dilate est hors d’eux ; hors d’eux également est la puissance qui les affaisse. On a dit que la trachée-artère avait de ces fibres contractiles. Nous connaissons ces fibres de la trachée, mais nous ne les croyons ni de la nature des muscles ni contractiles *, mais fussent-elles musculeuses , elles ne pourraient , en se contractant , que rétrécir les canaux remplis d’air *, elles ne pourraient que comprimer cet air et l’expulser. On dit qu’on a vu les poumons se dilater d’eux-mêmes , et c'était, dit-on , par l’action de ces fibres. Un pareil énoncé est le fruit de l’irréflexion. Quand le poumon sort par une plaie ou qu’il fait hernie sous la peau , il est aussi passif dans les mouvemens qu’il éprouve , que le serait un morceau d’éponge ou d’épiploon. Cette portion du poumon déplacée, on la voit s’affaisser pendant l’inspiration , se gonfler dans l’expiration : tout cela est dans l’ordre, et parfaitement d’accord avec ce que nous savons de Faction du diaphragme, de Faction des poumons et de leurs mouvemens communiqués. Mais voici ce qui a causé la méprise : on a vu le poumon se

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