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CHAP. XXXII , IDÉE DES POUMONS

il est clair que le fœtus ne peut respirer au sein de l’amnios. Non, dit-on, il ne respire point d’air, mais il respire des eaux del’amnios*, il en respire, car on voit aux fœtus vivans d’animaux, et l’on croit entendre chez les fœtus humains vivans des espèces de soubresauts, dont le diaphragme est le siège. On a nié la réalité de ces soubresauts du diaphragme; mais on a nié surtout que la contraction de ce muscle attirât l’eau del’amnios dans les poumons, comme plus tard il y attirera de l’air. Alors voici la réponse que d’autres personnes ont faite : si ce n’est pas le diaphragme qui attire l’eau de l’amnios dans les poumons du fœtus, au moins s’y en introduit-il parles seules lois de l’hydraulique , à moins que la glotte ne se trouve alors irrésistiblement fermée. Mais d’abord trouve-t-on réellement de l’eau dans les poumons du fœtus? On répond que cela existe quelquefois (i). La chose ne paraît pas fort certaine -, mais du moins parlons de la possibilité du fait. Sans doute, si le fœtus nageait toujours à l’aventure dans l’eau de l’amnios,, et que sa structure fût telle qu’aucune de ses parties n’eût plus de poids que les autres parties , vous auriez raison *, le niveau pourrait s’établir dans ses bronches, et ses poumons devraient souvent contenir tics eaux de l’amnios. Mais il faut remarquer qu’aux

(1) Fréd. Mecket

premiers mois de la conception tous les orifices du foetus sont fermes : alors donc l’introduction des eaux est impossible. A la vérité, ces orifices s’ouvrent par la suite ; mais comme le fœtus oscille librement dans les eaux de l’amnios, vous voyez bien que la tête (qui en est toujours la partie la plus pesante) en devient toujours aussi la partie la plus déclive. Dès -lors ce qu’on alléguait du niveau des fluides n’a plus aucune application ; et cela encore nous fait nier que les eaux de Famnios aient ordinairement accès dans les poumons du fœtus.

Les poumons ont de toutes parts les connexions les plus intimes avec les parois de la poitrine ; c est a ce point que la plus légère inflammation de ces parties les fait promptement adhérer l’une a 1 autre : bien plus, si un poumon s’atrophie, les parois de la poitrine se dépriment pour le suivre. Aussi les deformations isolées de la poitrine, quand elles ne sont pas originaires, dépendent-elles près» que toujours des delabremens et des adhérences des poumons.

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