CH AP. XXXVII, EFFETS DE LA MORT. 65 J
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sixième , Ceci produit une espèce de vide d'environ seize pouces cubes dans les poumons \ et comme ces organes sont entourés d’une enceinte qui les touclie toujours, il va donc être exercé une traction sur cette enceinte, sur les côtes , sur le diaphragme. En conséquence les espaces intercostaux se déprimeront (les côtes ne pouvant plus céder), et le diaphragme s’élèvera envoûte vers la poitrine (i). Mais ce n’est pas tout : le poumon a d’autres connexions -, il communique avec d’autres parties, lescpielles, aussi bien que le diaphragme et les parois delà poitrine, vont ressentir les effets de Faffaissement des poumons. Nous savons que le sang noir est versé des cavités droites du cœur dans les poumons , et que les poumons le versent rouge dans les cavités gauches du cœur. Nous savons que le cœur palpite encore au moment de la mort, alors que la vie est éteinte partout ailleurs. Nous savons aussi que ces cavités gauches du cœur ne sont les premières à cesser d’agir, que parce quelles senties premières vides de sang. Maintenant, voici ce qui résulte du refroidissement et de la concen-
(1) Voici ce qu'on îit clans la Physiologie de M. Magendie: « Comment ce double effort du diaphragme sur le poumon et du » poumon sur le diaphragme s est-il établi ? — J’avoueque je l’ignore.» Ce enapitre montre a quoi tient ce phénomène , i! montre aussi d où vient l engorgement des poumons et la vacuité des artères après la mort.
tiation de 1 air, F ont le sang diminué de chaleur et diminué de volume que les frémissemens dit ventricule droit continuent de verser faible-* ment dans les poumons, sert à remplir partiellement le vide opéré par l’abaissement de tempei attire , et le ventricule gauche se débarrassant du sang qui le remplit et cessant d’en recevoir ultérieurement des poumons, reste vide ou à-peupres. De cette maniéré, le poumon contient plus de sang qu’il n’en contenait pendant la vie, et cette quantité excédante est prise aux dépens du venti îcule gauche et des arteres. Mais, en même temps que ce vide des poumons rejailli t sur le sang, sur le cœur et sur le diaphragme, il réagit aussi sur la glotte. Si cette issue des voies aériennes est libre et béante, le fluide extérieur, l’air de l’atmosphère, est attiré vers les poumons ; et si le corps vivant a été placé dans l’eau au moment de la mort ou immédiatement après , l’eau sera attirée vers les poumons, pourvu que la glotte soit restée libre.
Ainsi donc le simple effet du refroidissement du cadavre affaisse les poumons^ voûte le diaphragme, déprime les espaces intercostaux, retient dans les vaisseaux pulmonaires un sang plus abondant, détermine indirectement la vacuité des cavités gauches du cœur et la vacuité des artères, et tend à attirer le fluide au milieu duquel le cadavre est plongé.
CÉAPe XXXVIII, C0NSIDÉR. SUR LES NOYÉS. 65q
Si l’un des poumons est devenu , par l’effet de l’inflammation , imperméable à l’air durant la vie , on le trouvera à cause de cela beaucoup plus gros : il aura son volume ordinaire. 11 est même quelquefois alors si volumineux, qu’il porte à sa surface l’impression manifeste des côtes.