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CHAP. IV, DE L’ACTION DES MUSCLES

sont assujétis à un repos total et périodiquement quotidien qu’on nomme sommeil, et dont la durée équivaut en général à la moitié du temps consacré «à Faction.

De tous les muscles , il n’y a que le cœur et le diaphragme qui agissent sans relâche ni repos total : Festomac, les intestins, la vessie, Firis, etc., ont leurs alternatives de repos et d’action.

La contraction volontaire est soudainement interrompue dans tout muscle qui cesse de communiquer par des nerfs avec le cerveau ou la moelle épinière. Mais cette section de leurs nerfs ne les rend pas absolument immobiles : on peut encore exciter leurs contractions en tiraillant ou en irritant le tronçon nerveux resté adhérent à leurs fibres, ou en irritant immédiatement ces libres memes.

Les muscles involontaires sont moins dépendans des nerfs et des centres nerveux, moins long-temps excitables après la mort par le galvanisme. Cependant ils sont les derniers à moiP rir. Tout est inanimé dans le corps, tous les muscles volontaires sont immobiles, que le cœur frémit encore, ou de lui-même ou sous Finfiuence du galvanisme. L’oreillette gauche est le dernier des organes à mourir.

Un muscle coupé ou rompu, et dont un des bouts divisés reste libre de tout lien, se ré-

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tracte et se raccourcit. Cette rétraction des muscles , ainsi que leur contraction , est relative , pour l’étendue, à la longueur des fibres divisées et à la force des adhérences.

Dès que la vie et la chaleur ont abandonné les muscles, ils se rétractent et se roidissent : la mort produit un effet analogue à la congélation.

Le sang se coagule en même temps et par les mêmes influences qui roidissent les muscles: c’est qu’il y a la plus grande similitude entre ce fluide et ces organes. Les muscles sont, pour ainsi dire, du sang concrété et organisé.

Nous disons donc que les muscles se contractent activement*, qu’ils se rétractent d’eux-mêmes et se reposent à des intervalles périodiques ; et qu’ils se roidissent sur le cadavre par une espèce de rétraction de nature inconnue. Ils se convulsionnent aussi quelquefois sans la participation de la volonté. Mais ils ne se dilatent jamais d’une manière active. Ils se laissent distendre ; mais jamais d’euxmêmes ils ne s’étendent. Cette extension ne peut être produite que par Faction de leurs antagonistes ou par une force extérieure ; et alors ils sont inertes. Enfin, ils perdent tout mouvement actif et spontané, et se paralysent, soit par une lésion de leur propre tissu, soit par l’endommagement des nerfs ou par les entraves apportées au cours du sang.

CIIAP. V, CONDITIONS DU MOUY. MUSCULAIRE. 48 î

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