‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 85 sur 163 · CHAPITRE XLVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVII

De 1 imitation , relativement à quelques phénomènes de la Vie.

Il a été question précédemment de l’influence exercee par 1 imitation sur le moral des hommes, sur leurs manières , sur leur son de voix, leur langage et leurs diverses habitudes^ ce qui va souvent jusqu’à faire se ressembler des personnes vivant continuellement ensemble : nous avons montré l’imitation s’unissant au pouvoir de Pliéredite et du climat pour propager ou pour perpétuer certaines maladies^ pour les rendre endémiques, et d autres fois pour ainsi dire contagieuses. C est ici une des grandes lois qui régissent le corps humain : mais son ascendant n’est nulle part aussi marque que sur les mouvemens

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volontaires et sur les phénomènes de la respira lion , Boërhaave et Sauvage ont ëtè témoins de convulsions imitatives que Ton ne parvenait à interrompre qu a l aide d une terreur salutaire.

H n’est rien de plus contagieux entre des hommes assembles que les indices de la gaîté ou de la tristesse 5 de 1 anxiété et de l’ennui : on bâille , on rit, on tousse, on pleure, on soupire souvent par la seule imitation. Il est vrai que la cause même du premier phénomène agit fréquemment sur plusieurs personnes à-la-fois. Mais il est sûr qu on imite souvent la pantomime d’un sentiment sans savoir quel genre d impression l’a déterminée . on se surprend a bâiller à la simple vue d’un portrait d’homme ennuyé. Le peintre Micheline avait représenté deux paysans et deux paysannes riant aux éclats et si naturellement , qu’il était impossible de les voir sans rire de bon cœur comme eux. Cela se voit même pour les animaux : l’aboiement d’un seul chien fait aboyer tous les chiens à portée de l’entendre; mais cela a surtout lieu dans l’obscurité, à cause du défaut de distraction , et par l’impossibilité de. vérifier le piemier sujet d éveil. Meme chose arrive pour les oiseaux, surtout dans la saison qui les invite à I amour. Il suffit d’un moineau piaulant dès le matin, aux premiers jours du printemps, pour exciter, je ne dirai pas un concert, mais une dis»*

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