‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 89 sur 163 · CH AP. XEVUL, ÉCOUTEMENT DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

CH AP. XEVUL, ÉCOUTEMENT DE LA POITRINE

fit bien ; mais voilà ce qu’il en advint. La saignée, loin d’adoucir l’oppression, l’accrut beaucoup; alors notre attention redoubla dans un aussi grand danger. Je percutai la poitrine^ elle était presque partout sonore : il n’y a donc point d’épanchement? Nous écoutâmes (c’était en 1824, e t nous sav ions les nouvelles recherches de M .Laënnec): nous entendîmes le tintement métallique , Dès lors plus d’espoir ; une bronche, une caverne tuberculeuse se sera vidée dans la poitrine : la mort sera prompte. Cet homme, en effet, mourut dans la soirée de ce même jour, et nous punies nous assurer de la sincérité du tintement métallique comme signe de la communication des bronches avec la plèvre. Mais je me suis bien souvenu du mauvais effet qu’eut la saignée; il est sur qu’elle hâta la mort.

y. Il y a aussi même symptôme dans le cas ou une grande caverne imparfaitement remplie de matière tuberculeuse communique avec une bronche. M. Laënnec a encore supposé un autre cas ; mais il paraît si subtil, qu’on croirait feuilleter Bordeu ou Fouquet en en lisant les détails. Il suppose donc que dans un épanchement de sérosité , le malade changeant de position , une goutte d’eau se détache des parois pectorales et tombe avec rejaillissement sur l’amas de liquide. C’est le seul cas, selon cet auteur attentif, qui puisse

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permettre le tintement métallique sans laccession des bronches.

h. Au reste, on conçoit bien que l’écoutementde la poitrine n’est qu’un simple auxiliaire dans la plupart des maladies du poumon : il y a toujours plusieurs autres symptômes qui mettent sur la voie du diagnostic ou qui seuls y conduisent. Ainsi dans la pleurésie il n’y a pas seulement Y égophonie; il y a de plus la douleur, la fièvre, la toux sèche, et bientôt le son mat. 11 y a cette meme matité de son dans les grands épanche mens, outre l’oppression et les sueurs. La phthisie est reconnue bien avant que la pectoriloquie se réalise : elle a sa toux , ses crachats si bien caractérisés, ses sueurs, ses hémoptysies , sa fièvre, son décubitus, ses vagues douleurs, ses enrouemens, son aphonie, ses craintes suivies de tant d’espérances : et d’ailleurs le son de tubercules entourés d’un tissu pulmonaire enflammé n’est plus le meme dès que leur ramollissement et leur expulsion vient à excaver le poumon. 11 y a d'abord son mat sous la clavicule, et puis sonoréitê évidente quand se forment des cavernes. Pareillement pour la pneumonie : outre le râle crépitant et le bruit, de soufflet , cette maladie est reconnaissable par d’autres endroits : n’y a-t-il pas ordinairement des crachats sanglans, de l’oppression, un son mat, de la fièvre, de la toux et de la douleur

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