‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 90 sur 163 · CHAP. XL'VIII, ÉCOUTEMENT DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

CHAP. XL'VIII, ÉCOUTEMENT DE LA POITRINE

Il faut avouer que cette revue de symptômes précis est bien consolant pour le médecin ami de sa science et de l’humanité, sur qui vont rejaillir les bienfaits de tantde découvertes ignorées de nos pères ! Que penseraient-ils , ces vieux patriarches , en voyant sortir tant de ventes irrécusables du chaos des faits dont leurs livres, tant vantés chez tous les peuples, nous ont transmis l’embarrassant héritage? Sans doute ils regretteraient le stérile avantage d’avoir devancé nos pas dans une carrière épineuse ou le seul empirisme les a guidés : ils regretteraient surtout de longues années perdues en discussions frivoles dont l’histoire des sciences n a rien recueilli d’honorable pour eux , rien d’utile pour nous.

Mais si je parle des travaux de l’époque dont même nos plus grands maîtres seraien t jaloux, je ne mets point de ce nombre ces recherches à l’aven ture, ne portant que sur des faits si tenus, si fugaces et si éparpillés, faute d’un lien commun qui les unisse, qu’ils entravent souvent la science au lieu de l’enrichir. La plupart de ces petits faits meurent d’inanition le lendemain de leur naissance. Autant vaudrait nombrer, autant vaudrait décrire et différencier les grains de sable dont le fond des mers est formé. En connussiezvous précisément le nombre sans nulle erreur, l’histoire de la terre n’en serait p^s plus avancée,

?3o Liv. V , DES MOU VEMENS DE L HOMME.

m la destruction progressive du globe ralentie d un seul jour. Il faut pour l’avancement des

sciences des faits convergens de toutes parts vers des principes , il faut des principes reposant de partout sur des faits certains. Sans ce double

accord nul progrès n’est possible ; ou si l’on avance un jour , c’est pour mieux rétrograder le lendemain.

Pressentant bien ces difficultés, mais voulant rester constante dans ses modestes études, lecole de Paris a pris pour devise :

« Paulç majora eanemus . »

Et les enthousiastes d’une école rivale , fiers d une supériorité plus apparente que réelle, ont gravé sur les œuvres de leur maître :

« Deus est qui clausa reteludit. »

* CHAPITRE XJjIX.

Des mouvemens volontaires de l’Homme. Idée du Squelette.

Les os et les cartilages solides dont le squelette humain est formé , les ligamens qui les joignent, les membranes synoviales déployées sur leurs extrémités contiguës pour les lubrifier d’un fluide onctueux , les tendons qui terminent les muscles, les aponévroses qui les fixent ou les protègent, ces differens organes, malgré leur inertie, sont

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