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CHAP. XLIX, IDÉE DU SQUELETTE. 75 I

tous nécessaires aux mouyemens : sans doute ils n’y participent pas activement comme les muscles,, mais c’est par leur entremise que l’action de ceux-ci devient efficace. Ils fournissent , les uns des leviers, d’autres des points d’appui solides, d’autres des attaches, des arcs-boutans ou des moyens de transmission. Avec des muscles seulement on ne pourrait produire que des mouvemens vermiculaires , des mouvemens de reptation ou de ventouse : on ne franchit de larges espaces qu’à l’aide de leviers solides.

Toutes les pièces osseuses sont disposées dans le squelette de l’homme selon les lois d’une mécanique savante que l’industrie humaine ne peut qu’imparfaitement imiter. Cent quatre - vingtdix-neuf os, unis par de nombreux ligamens, ou joints immédiatement entre eux par des sutures réciproques, forment une trentaine de charnières mobiles que plusieurs centaines de muscles sont occupés à faire jouer en des sens variables , selon la disposition de ces charnières et selon l’attache et la coopération diversifiées de ces muscles.

La tête, composée de vingt-deux os, en a vingtun d’immobiles. Mais l’ensemble de la tête se meut dans tous les sens , et le centre de ses mouvemens variés est principalement entre la première et la seconde vertèbres cervicales.

7^ 2 11 v* v5 DES MOUVEMENS de l’homïhe.

Les vingt-quatre vertèbres se meuvent toutes les unes sur les autres, ce qui facilite l’élasticité des ligamens presque cartilagineux qui les séparent : mais leurs principaux mouvemens se passent entre la septième vertèbre cervicale et la première dorsale, entre la douzième dorsale et la première lombaire, comme aussi entre toutes les vertèbres cervicales et entre toutes les lombaires sur le bassin. Le sacrum et les os des hanches n’ont aucun mouvement ; mais le coccix se meut sur le sacrum.

Ainsi le tronc a cinq brisures principales; et le centre de ses mouvemens d’ensemble est entre la dix-huitieme et la vingtième vertèbres. Les membres , eux, ont chacun cinq à six brisures. La poitrine a, comme nous l’avons vu, deux mouvemens principaux et d’ensemble ; elle se dilate et elle se rétrécit alternativement; et ses oscillations perpétuelles rejaillissent toujours sur le ventre.

Les pièces du squelette ne sont pas toutes uniquement vouées aux muscles pour les fixer ou céder à leurs tractions : plusieurs ont en meme temps pour objet de soutenir et de protéger les organes intérieurs.

La nature a réparti diversement , selon les besoins de la vie et de l’intelligence, les conditions qui donnent à nos mouvemens ou de la /o~

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