‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 92 sur 163 · CHAP. XL IX , IDÉE DU SQUELETTE · texte numérisé non relu

CHAP. XL IX , IDÉE DU SQUELETTE

cilitè , ou cle la puissance , ou seulement de l’étendue . Selon ses vues et notre utilité, elle a attaché les a gens moteurs tantôt au centre, tantôt à l’extrémité des leviers ; tantôt plus près et tantôt plus loin des résistances à vaincre , ou du centre des mouvemens possibles : tantôt elle a accourci le bras de la résistance , et tantôt elle l’a allongé au préjudice de la puissance : enfin elle a tantôt affaibli cette puissance en la rendant oblique ou même presque parallèle aux leviers ; et tantôt elle lui a donné plus d’énergie en la rendant perpendiculaire à ces leviers. 11 est vrai qu’elle compense quelquefois ce parallélisme si préjudiciable à Faction des muscles, par des os accessoires ou sèsamoïdes qui en rendent les attaches plus obliques ; mais souvent aussi on voit Femploi de forces extrêmes (aux deltoïdes, par exemple) ne produire que de légers mouvemens, tant la nature semble avoir sacrifié dans nos organes l’énergie à l’étendue et à la rapidité des actions.

On trouve des exemples de ces dispositions diverses dans le squelette humain : on y voit les plus favorables conditions se réunir à la tête , pour des mouvemens faciles et prompts ; au pied , pour des mouvemens énergiques ; et aux membres (surtout aux supérieurs), pour des mouvemens dune grande étendue ,

734 uv. V, DES MOUVEMEINS DE L’HOMME.

On a donne des noms imposans , tous tirés de la mécanique, à ces dispositions différentes; et cette apparence fort scientifique a quelquefois servi de voile propice au plagiat , habile à s’en faire un ornement et un mérite.

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