RAPPORTS DE SIMILITUDE ET DE DISSIMILITUDE
§ 357. De tous les rapports, le plus complexe est celui de similitude, celui eu vertu duquel nous rangeons ensemble des objets de la même espèce, malgré leurs différences de grandeur, et en vertu duquel nous mettons dans la même classe des phénomènes de causation qui diffèrent grandement en degré. Dé]à, en traitant du raisonnement et de la classification, on a longuement parlé de ce rapport qui forme leur base commune. Il suffit ici d'établir ce qu'il est, quand on le considère sous son aspect le plus général*
La similitude que nous affirmons des objets naturels appartenant à la même classe est formée de plusieurs ressemblances qui la constituent. Deui chevaux différent? en grandeur sont semblables non-seulement comme tout, mais aussi dans leurs parties. La tête de Tun ressemble à la tête de l'autre, la jambe à la jambe, le sabot au sabot, Tœil à Tœil. Et même les parties de parties sont plus ou moins semblables^ comme une dent à une dent, un sinciput à un sinciput, une griffe à une griffe. Des parties peu importantes, comme le poil, montrent dans leur structure le même parallélisme. L'une de ces ressemblances ordinaires consistant donc dans un entrelacement compliqué de ressemblances, unies d'une manière semblable, peut se résoudre en ces ressemblances simples - par conséquent on Taura analysé en analysant une de ces similitudes simples.
Quoique les similitudes de séquence n'admettent pas une complication parallèle à celle qu'admettent les similitudes de coexistence (vu que la nature d*une séquence telle que nous