RAPPORTS DE SIMILITUDE, ETC
d*étcndue entre les côtés de Vun sont comparés mentalement avec les rapports d'étendue entre les côtés de Tautre. Il ne peut y avoir idée de similitude, si un rapport de coexistence entre deux côtés de Tun des triangles est perçu par la conscience en même temps qu'un rapport d'étendue entre deux côtés de l'autre* Évidemment donc, le premier élément de l'intuition d'une parfaite similitude, c'est la ressemblance de nature entre les rapports. Etpuis, joint à celui-ci, le second élément, c'est la ressemblance de degré entre ces rapports de même nature. Les rapports doivent être de même ordre, elentre chaque antécédent et son conséquent, il doit y avoir une opposition, une différence du même degré. Mais pour la similitude imparfaite, la seule chose qu'elle implique, c'est la ressemblance de nature entre les rapports. Lorsque nous affirmons, dans quelque cas nouveau, que la chaleur résulte d'une pression, la seule similitude que cette affirmation implique entre ce nouveau cas et les précédents, c'est simplement la conscience de rapports de même nature, tels que les deux antécédents sont de même nature, les deux conséquents de même nature. Il n'est nullement question de degré. Le nouveau rapport entre la pression et la chaleur est simplement pensé comme une séquence semblable en espèce à certaines séquences précédemment connues; et quoique nous puissions avoir l'idée vague que la quantité de chaleur varie comme la quantité de frottement^ cela n'est pas impliqué dans l'affirmation. Ainsi donc, la similitude imparfaite implique Tidentité de nature entre des rapports dont les antécédents sont de même nature et les conséquents de même nature : la similitude parfaite implique que ces rapports de même nature ont même intensité.
§ 389. Voilà pour les éléments dans lesquels peut se résoudre le rapport de similitude considéré objectivement. Si on le considère subjectivement, on peut le définir ainsi : C'est lu conscience que deux états de conscience successifs sont composés chacun d'états de conscience semblables, arrangés de
manière semblable, ou, d'une manière plus précise : — conscience de la coïntensité de deux rapports de même nature entre des états de conscience qui sont eux-mêmes semblables en espèce, mais communément dissemblables en degré. Telle étant la conscience de la similitude sous sa forme la plus simple, il en résulte que quand^ comme dans les cas ordinaires, la similitude se compose elle-même de plusieurs similitudes, chacun des états de conscience comparés contient plusieurs rapports qui sont chacun identiques en nature et en intensité avec les rapports correspondants de Tautre.
Par rapport à la dissimilitude, il suffit de dire que si^ négligeant toutes ces applications ordinaires, ou plutôt ces mauvaises applications du mot qui consistent à l'employer pour désigner toute espèce de différence, nous restreignons notre attention à la dissimilitude propre^ telle qu'elle existe entre deux figures géométriques, alors on peut dire que c'est une conscience de non-coïntensité de deux rapports non identiques en nature entre des états de conscience qui sont eux-mêmes semblables en espèce, mais communément dissemblables en degré.
Les rapports de similitude et dissimilitude étant ainsi approximativement décomposés en certains rapports plus généraux, leur analyse se complétera par Tanalyse de ces rapports plus généraux, que nous allons aborder maintenant.