CONCEPTION DÉVELOPPÉE DE L*OBJET
I tissant à raffirmation de la vérité, est au fond une évolution t aboutissant à reconnaître les cohésions qui eiistent entre nos \ états de conscience, et à accepter les cohésions définitives, I cohésions qu'en fait nous n'avons pas le choix de ne pas accepter. Nous avons vu de cette conclusion cette conséquence s'ensuivre : que, puisque les plus énergiques des états de conscience, outre leurs cohésions avec l'intérieur de la conscience elle-même, ont une cohésion indissoluble avec un je ne sais quoi qui est hors de la conscience, toujours présent comme une limite à la conscience, quoique jamais intérieur à elle, nous devons accepter cette cohésion absolue avec l'eïistence qu'elle implique, de la même manière qu'il nous faut accepter aussi toute autre cohésion absolue. Cela établi, nous avons cherché une réponse à cette question : — Comment peut se former dans la conscience la notion d'une existence qui est hors de la conscience? Et nous nous sommes mis à examiner les cohésions qui unissent nos états de conscience, pour voir laquelle d'entre ces cohésions développe naturellement cette notion. Nous n'avons eu besoin que de poursuivre notre observation pour découvrir que nos états de conscience se divisent en deux agrégats indépendants, dont chacun est maintenu cohérent par un principe intérieur de continuité. Le principe de continuité qui constitue un tout des états de conscience faibles, qui les façonne et les modifie par quelque énergie inconnue, est distingué comme étant le moi, tandis ' que le non-moi est le principe de continuité qui fait l'unité de l'agrégat indépendant composé d'états énergiques. Et nous découvrons que, tandis que nos états de conscience se groupent de manière à former ces deux agrégats antithétiques, les expériences obtenues par nos membres, quand ils s'étudient les uns les autres, établissent des cohésions telles que, au principe de continuité manifesté dans le non-moi s'attache d'une manière inévitable la conscience naissante d'une force, en proportion avec la force développée car le principe de contiDuité manifesté dans\e tcvo\.
Ainsi révolution normale de la pensée fait naître d*une manière inévitable la conscience (aussi difficile à exprimer qu'à détruire) d'une existence hors des limites de la conscience, qui est perpétuellement symbolisée par quelque chose enfermée dans ces limites.