‹ Principes de psychologie, tr. sur la nouv. éd. anglChapitre 20 sur 67 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

i/associabiutk des rapports kntre les états

de conscience.

§117. L*associabilité des rapports, comme Tassociabililé des états de conscience, a été traitée implicitement, en dm certaine mesure, sous les titres précédents. Lorsque nouseximinions la composition de Tesprit, nous avons vu qu*ilyi cohésion des rapports dans la conscience, aussi bien que des états de conscience eux-mêmes, et que ce qui a été décritlà comme cohésion de rapport peutôtrc décrit autrement coaufie association de rapports. De plus, dans Tavant-dernier cltfpître, ou a observé que différentes classes de rapports peuvent être ravivées à des degrés différents, ce qui implique que, toutes choses égales, ellfs peuvent être ravivées à des degrés différents. De plus, nous avons vu que la reviviscence des rapports varie en degré selon que diverses conditions phvi^ique* et psychiques sont remplies ; d'où il suit que leur assuciubilité varie semblablement.

Quoiqu'il soit inutile d'examiner en détail ces vérités de notre présent point de vue, cependant il y a là un ou deux dSr pects principaux que nous di^vuiis examiner avant de pa»or à la loi générale qui nous reste à exposer.

^ 118. Les rapports les plus relationnels ^ontles plusa:^^ ciables : cY'st un truisme ; car les rapports qui entrent le plus facilement en rapport entre eux sont les rapports qui sont le plus lacilemenl associables entre eux. Les plus relationneU des rapport^ sont, comme nous Tavons vu précédemmeul, ceux di' l'nexi-^tiMice dus à la vue : ils s'associent a\cc udc extrême .aCili'.L". .N-m- »;i ui h'»;is «laii- iiii' » li.nibr-' étr.iiijiTr;

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en nous leyant dans robscurilé pour prendre le pot à eau, nous nous rappelons en même temps la position de la table à toilette. Nous lisons un livre, et sans avoir observé le fait spécialement, nous nous rappelons que le passage dont nous avons besoin se trouve près du bas de la page à gauche. Ces rapports de positions coexistantes se lient si rapidement entre eux que ceux de beaucoup de choses que nous voyons dans im même instant semblent être reproduits simultanément dans la pensée.

Les rapports de séquence s'associent en combinaisons simples avec une moindre facilité, quoiqu'elle soit très-grande encore. Nous nous rappelons facilement deux ou trois mouvements successifs faits par une personne que nous examinons, ^oique nous puissions ne pas nous rappeler Tordre de ces iDou?ements. Après avoir entendu la première mesure ou la première phrase d'une nouvelle mélodie, il est aisé plus tard de répéter le rhythme dans la pensée ; mais la série de rhythmes fp» présente la mélodie entière ne peut pas (dans la plupart des esgrits du moins) revenir exactement sans des répétions plus ou moins nombreuses. Mais on voit surtout que cette associabilité est plus petite, par le contraste qui existe entre notre aptitude à nous rappeler beaucoup de coexistences présentées ensemble et notre inaptitude à nous rappeler beaucoup de séquenses présentées ensemble. Si nous jetons les yeux dans une chambre, nous lions instantanément dans la conscience la position relative de deux ou trois personnes, de l> table, du canapé, etc., en sorte que nous pouvons plus tard décrire cette position ; mais nous ne pouvons pas de même eaisird'uD coup d'œil et reproduire dans la pensée les divers ' ooutements d'un cheval qui trotte : nous pouvons nous rappeler clairement les mouvements alternatifs des jambes de de- ^t en ellesrmêmes, des jambes de derrière en elles-mêmes, mais nous ne pouvons nous rappeler, sans observation spéciale, quelle est la jambe de derrière qui vient à terre après la jambe de deyant.

Il y a une associabilité considérable entre les coeiistences et les séquences, — du moins ces séquences où les positions coexistantes qui composent l'espace sont traversées dans des moments successifs du temps. Cette association de rapports, qui est la base^ comme nous le verrons plus tard, de nos conceptions d'espace et de temps, conduit, par des répétitions perpétuelles^ à des associations indissolubles dans la conscience, lesquelles gouvernent absolument nos pensées. Il est instructif d'observer ici comment de nombreuses expérienca ont si bien fondu ensemble certains d'entre ces rapports, qne quand Tun est présenté^ il éveille la conscience de rautre,eD dépit de tout effort fait pour l'exclure. — Nous nous remuons chaque jour à pied ou en voiture, passant perpétuelIemeH auprès d'objets dont les uns se meuvent aussi, mais dont 11 plupart sont stationnaircs. Dans tous ces cas, il y a un nMHivement relatif qui, perçu par les yeux, est le même, toola choses égales, soit qu'il résulte du mouvement du sujet, Tobjet étant stationnaire^ soit qu'il résulte du mouvement de Tobjet, le sujet étant stationnaire. Ordinairement nous pouvons distinguer entre ces deux causes de mouvement rclatiL Le mouvement relatif des objets stationnaircs est toujoun accompagné de la conscience de notre propre activité locomo* tive ou de l'activité de quelque chose qui nous traîne, — l'action d'un cheval ou le cahot d'une voiture ou les deux. An contraire, quand nous voyons un mouvement relatif et que nous sommes stationnaircs, nous voyons ordinairement avec lui ces actions vitales ou mécaniques qui causent la loconuh tion. Par suite, le mouvement relatif d'objets voisins qui M manifestent aucun des accompagnements directs ou indirects de la locomotion, en vient à s'associer fortement dans la pensée avec notre propre mouvement; et à moins que d'autres pe^ ceptions ne nous fuurnissent la preuve du contraire, la pe^ ception d'un mouvement relatif dans ces conditions nov cause une conscience irrésistible de notre propre mouvement, mais quand nous sommes sans mouvement. Il y a de cela

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exemple remarquable quand nous sommes assis dans un train. Il une station où il y a un autre train à côté, placé de façon à 3sclure la vue de tous les autres objets (et d'exclure ainsi toute preuve contradictoire). Quand Tun des deux trains part, le mouvement relatif que nous percevons en regardant l'autre train est juste comme s'il était dû au départ de l'autre train tout aussi bien que s'il était dû au départ du nôtre. Mais Dous avons toujours la tendance à penser que notre propre train se meut. Nous nous trouvons constamment dans l'erreur; mais, malgré la connaissance de ce fait que, sous des conditions déterminées, la sensation de notrefropre mouvement est souvent illusoire, nous n'arrivons pas à exclure ^illusion. L'association de ces rapports est devenue automatique, et l'inférence organique qui en résulte, prenant possession de la conscience, la retient jusqu'à ce que quelque impression contradictoire et décisive la repousse subitement avec un cboc.

§ il9. Avant de chercher la loi dernière de l'association des rapports, examinons comment les rapports ainsi que les états de conscience s'agrègent avec leurs classes et sns-dasses respectives.

L'orsque nous voyons simultanément deux choses ou deux portions d'une chose, le rapport existant entre elles ^ classe automatiquement avec les rapports de coexistence en général. Nous ne pouvons l'empêcher de s'unir à cette grande division de rapports dont les termes ne diffèrent pas dans leur ordre de présentation, c'est-à-dire les rapports d'espace. — De même aussi quand, nous regardons le mouvement d'un corps qui va d'un endroit à un autre, quand nous écoutons des paroles successives, quand nous percevons la lumière après avoir frotté one allumettre, le rapport entre les états de conscience pro-duit s'associe instantanément et irrésistiblement avec les séquences. Avoir conscience d'un rapport d'une manière générale, c'est en avoir conscience comme appartenant à cette grande division de rapports dont les termes diffèrent dans leur

ordre de présentation. Ils se classent automatiquement avec 1» rapports de temps. — De môme^ Tobservation d*une différenee entre deux impressions simultanées ou successives^ impliqM son assimilation à des différences en général. Tandis que, d'après Tordre de ces termes, un rapport peut être connu en général comme rapport de ressemblance ou de séquence, onpeat connaître le rapport entre les termes simplement par la distill^ tion qui s'établit entre eux dans la conscience, et Tacte de la distinguer l'un de Tautre est Tacte de classer leur rapport avec les rapports de différence.

En même temps, chaque apport passe dans uue ou plusiemi sous-classes déterminées. Une coexistence entre des seo» * lions visuelles, s'unit fermement avec ce merveilleux agrégrt de rapports qui constitue notre conscience de l'espace visud Mais quand on reçoit simultanément deux impressions di choses touchées dans les ténèbres, le rapport entre elles, tori en s' associant à la classe générale des coexistences, s'associei la sous-classe des coexistences données par le tact : souciasse qui constitue une conscience comparativement rudimestaire de l'espace; qui, quoiqu'elle éveille une conscieoK idéale de l'espace visuel, en ditrèrc totalement en qualité. B la chose à noter, c'est qu'un rapport tactile de coexistence n'est jamais confondu avec un rapport visuel; seulemeot, par un acte de pensée délibéré, on se rappelle qu'il a le mèoi équivalent objectif. - Les rapports de séquence s'associeol en sous-classes, d'externes et d'inlornes. Cette classiOcati» accompagne n<''cessairement la classiliratiun de leurs termeSi Les séquences entre des états de conscience internes et cete entre des états de conscience externes sont, par l'acte mémÉ de la connaissance qui nous donne les états de coudcleott comme venant de l'intérieur ou de l'extérieur, distinguées (• séquences qui appartiennent au mû, et séquences qui appartiennent au non-moi, et aucun membre d»^s deux groupes W peut être transféré à Tautre. — Il e.-^t à peine besoin de moa* Irerlesous-gnmpemrnt instantané des rapports de séqnencf-

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Nous observons que deux hauteurs ou deux largeurs sont différentes, et eu les pensant comme différentes, nous pensons â leur différence comme aune différence dans Tespace occupé : nous ne pouvons pas penser à des différences de temps ou «Tintensité. Quand nous avons conscience qu'entre deux notes de musique^ il y a le rapport d'une blanche à une croche, Im différence entre leurs longueurs n'est connaissable que comme une différence entre des portions de temps. Et de même, le contraste en force entre deux couleurs ou deux saveurs, passe au moment de la perception dans la sousclasse de contrastes en intensité : on ne peut le penser comme im contraste en dimension ou en durée.

Dans les rapports d'espace^ on peut observer une période idtërieure de ce processus. Quoiqu'ils n'aient pas de souscous-classes divisées aussi indéfiniment que les sons-sous- ;:da88e8 de certaines sensations, spécialement les sensations éppérîpbériques, cependant nous avons l'habitude de les |. penser comme appartenant aux vagues assemblages qui ont fipport à l'arrangement des membres et des sens. Dans le moment même de la perception, un rapport visuel de coexis- ^ttnee tombe dans l'agrégat des rapports composant la convdence de l'espace qui est devant nous, et ne peut être associé cm Tagrégat des rapports qui composent la conception vague deTespace qui est derrière nous. De méme^ le rapport s'unit CD même temps avec le groupe encore plus spécial de rapports constituant l'espace distingué comme au-dessus, ou l'espace Atingaé comme au-dessous, et en même temps il se classe •ntomatiquement avec les rapports d'espace à droite ou à ganehe. Ce n'est que tout près des limites idéales, que nous [ tntoiis entre ces diverses régions de l'espace, que l'association du rapport peut avoir lieu avec quelque autre que son fropre groupe.

Hons sommes maintenant en position d'apprécier le sens

1^ dernières ségrégations. En considérant par exemple une kursur le bord du chemin, les rapports entre les sensations

de couleur que nous recevons de ses pétales, s'associent ins tantanément avec les rapports de coeiisteDce en général, aw la sous-classe des rapports visuels de coexistence, aie la sous-sous-classe de ces rapports formant l'espace deui nous^ et avec le groupe encore plus petit de ces rappoil agrégés en notre conception de l'espace situé en bas, à dnil de nous. Mais il y a plus, avec une rapidité égale ou presqi égale (je dis presque égale, parce que cette classilcatii moindre varie en rapidité avec la bonté de la vue), ces ii| ports de positions coexistantes^ présentes par les pétales de I fleur, s'associent dans la conscience avec les rapports de pod tions coexistantes constituant l'espace qui entoure îmiié diatement la fleur, — cette portion particulière de l'espaoeqi est la même non-senlement en direction mais en distaoct Car, si Ton observe ce qui arrive quand les axes desden yeux convergent vers un objet, on verra que nous ami conscience de respace qu'occupe Tobjet et de l'espace dire^ tement environnant avec beaucoup plus de netteté que dov n'avons conscience de tout autre espace. Dans de telles coiditions, nous avons à peine conscience de l'espace qui ert derrière nous ; nous avons à peine conscience de l'espace qii est situe au delà de l'objet, si quoique matière opaqM nous intercepte toute impression des choses contenues iM cet espace; nous n'avons qu'une conscience assez vague à l'espace situé un peu plus loin, h droite ou à gauche, eohirt ou en bas ; nuus avons un»* conscience assez claire de Tespifl situé entre nos veux et l'objet, autant que cette consciencec' impliquée dans la conception de distance^ mais nousavonstf qu'on peut appeler une conscience détaillée de l'espace qu'ofr cupe l'objet et qui entoure robjcl. Il suffit d'abord de regif der une chose qui est très-près, en^uite une chuse qui est titl loin, d'abord une chose qui est d'nn côté, ensuite unechoN qui est d'un autre, pour voir que les portions respectives d*ti pace dans lesquelles elles existent deviennent chacune infii dans la conscience, li uv^àwti^ ^m^ \i\^\i& tourooDS V

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yeux, et que cette distinction dans notre conscience de chaque portion de l'espace n'a lieu que si les yeux nous donnent une image distincte de quelque chose qui y est placé. C^est-à-dire que des positions coexistantes présentées à la vue sont immédiatement associées dans la pensée avec le groupe de positions coexistantes qui soutiennent avec nous des rapports semblables : — chaque position perçue, ayant un rapport de coexistence avec nous, s'associe plus intimement avec d'autres positions ayant les mêmes rapports de coexistence avec nous Et, en se classant avec ces rapports auxquels il ressemble, il éveille la conscience de ces rapports, tout comme une couleur» en étant reconnue comme rouge d'une nuance particulière, ramène à la conscience l'idée d'autres de la même nuance ou à peu près. De plus, de même que nous avons vu qu'une sensation particulière de rouge s'associe irrésistiblement et instantanément à la grande classe des sensations épipériphériques, à la sous-classe des sensations visuelles, à la soussous-classe du rouge, mais moins rapidement à la variété particulière de rouge, de même ici nous pouvons voir que, tandis que ce rapport de position coexistante s'associe rapidement et solidement avec les rapports de position coexistante en général avec les rapports visuels de position coexistante, avec les rapports de position coexistante constituant cette région de l'espace qui est située en bas et à droite, il s*associe moins promptement avec les rapports de position coexistante qui sont presque identiques : — il y a quelque incertitude dans l'estimation de la distance, incertitude qui est considérable dans une personne qui n'a qu'un œil; elle se trouve constamment en erreur, et doit modifier son estimation , c'est-à-dire reclasser le rapport. — On peut suivre également cette loi dans les rapports de temps. Supposons que je me rappelle un événement qui est survenu hier, par exemple Tarrivée inopinée d'un ami. On peut observer d'abord que tous ces rapports de séquence associés et consolidée c^wx e^c^wv lituentla conceptioD du temps antérieur k bier^ li^ ^YiV\^\i\.

•272 LKS INDUCTIONS DK LA PSYCHOLOGIE.

pas du tout dans la conscience, sinon par un acte secoDdaire. On peut observer ensuite que ces rapports unis de séquence qui forment la conception du temps entre maintenant et hier ne sont pas représentés distinctement, mais sont représentés seulement d*une manière générale de façon à donner une mesure de la distance en arrière à laquelle le fait s*est passé. On peut observer enfin que la portion de temps vers laquelle h conscience se dirige rétrospectivement devient comparatii^ ment distincte dans les détails. En me rappelant la piètnièn apparition de mon ami, hier, je me rappelle non-seulemeit le sourire qu'il avait, ma précipitation à aller vers lui, nos se^ rcments de mains, les paroles qui ont suivi» mais je pense lOisi à tous les faits qui ont précédé immédiatement : mon entiée dans la chambre, la vue par derrière d'une personne ^ega^ dant un tableau, le mouvement de cette personne pour se détourner en m'entcndant, mon étonnement en la reconnaissant. Je trouve aussi que les moments immédiatement adjacents à Tune de ces actions que je me rappelle deviennent plus distincts dans la conscience que ceux qui en sont un pen éloignés. Si je me rappelle mon entrée dans la chambre, les positions dans le temps qui composent l'intervalle jusqu'au moment où mon ami s'est détourné se représentent très-clairement, beaucoup plus clairement que ceux qui ont précédé le moment où il frappa à la porte ou ceux qui ont succédée nos salutations. Pour rendre ces portions du temps également claires, il me faut ajuster mon regard rétrospectif aux postions adjacentes. Ainsi, il eu est du temps comme de l'espace; chaque place s'associe avec des places à la même distance de la place que nous occupons maintenant, et selon que doos tournons notre attention, tantôt vers une portion dupasse, tantôt vers une autre, les rapports de positions successives qui canstituent notre conscience de cette partie deviennent clairs, tandis que les autres deviennent vagues.

§ 120. Tout rapport, comme tout état de conscience, quand il est prësenlc ai Va (^o\i^d^w(^e ^ 8*as8ocie à de$

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aotécédents semblables. Coanattre un rapport, comme connaître un état de conscieuce, c*est Tassimiler à un rapport analogue antérieur; et le connaître complètement^ c'est l'assimiler à un rapport analogue antérieur et exactement semblable. Mais, comme, dans toute grande dasse^ les rapports se fondent insensiblement les uns dans les autres, il y a toujours, en conséquence de l'imperfection de nos perceptions, une certaine catégorie où le classement est douteux, un certain groupe de rapports très-analogues à celui qui est perçu, et qui natt dans la conscience dans Tacte ^assimilation. Avec les positions perçues dans l'espace et le temps, les positions contiguês naissent dans la conscience.

De là résulte la loi dite d'association par contiguïté. Quand nous analysons la contiguïté, elle se résout en ressem- : Uances de rapports dans le temps ou l'espace, ou les deux, baminons comment, dans l'association de rapports semblables, est impliquée l'association d'états de confleience eoBtigus.

D'une part, les rapports de difTérence et les rapports de temps^ impliqués dans la connaissance de différences succesftves, sont des éléments sans lesquels il ne peut y avoir de lltoascience. D'autre part, il ne peut y avoir conscience de ces ttérences sans la conscience de quelques sensations qui BOQsles donnent. Nous pouvons penser tout rapport d'espace, Mf d'espace absolument vide; mais nous ne pouvons rien faoser qui approche d'un rapport de temps vide . Le temps ^'vfmi qu'une dimension, et la mesure de cette dimension ^t la série des états de conscience contenus^ il s'ensuit que is temps n'a aucune dimension, s'il n'est occupé par quelque ^de conscience, réel ou idéal. Si les objets qui nous enioureot sont parfaitement stationnaires et silencieux, nous avons encore le rhythme de nos fonctions et le courant de nos (rosées pour nous donner des marques qui mesurent la durée. Kéeessairement donc, quand nous pensons à quelque position î. 18

dans le temps passé, nous ne pouvons Fassocier à son groupe de positions presque équidistantes dans le temps, sans avoir une conscience plus ou moins claire des états de conscieDce qui occupaient ces positions presque équidistantes ou codtiguês. L'association d'états de conscience contigus dans les temps impliquée dans l'association de leurs rapports des temps qui sont semblables. — En passant cles états de conscience contigus à ceux qui sont coexistants, nous pouvons voir que leur association résulte d'une complication ultérieure du même processus. Les états de conscience connus soos forme de séquence, et servant de marques qui mesurent h durée, peuvent être des ^ons ou des odeurs qui n'impliquent pas nécessairement la notion d'espace dans une conscience rudimentaire. Mais dans une conscience qui contient desapériences tactiles et visuelles, il se produit toujours, avec les états de conscience successifs causés par les changements externes ou internes, certains états de conscience reçus parle toucher, ou la vue, ou les deux, qui continuent de coexister, tandis que passent les états de conscience successifs. Ces étals de conscience simultanés, causés par des choses contiguê» dans l'espace, qui per?i?tcnt côte à cote dans la consciencer pendant une périofie appréciable, mesurée par les éUlsde conscitMic siiroer^sil^, s'associent néc«>s.iiremcnl avec ceux-ci dans leurs rapports do temps. Far suite, en rappelant des rap-^ ports de séquence, ils sont aptes a rappeler divers rapports dt? coexistence perçus en même temps que les premiers. Et les états de conscience qui occupaient ces positions presque équidistantes dans res[)ace, qui étaient présentés à la conscience sous la forme de ces positions presque équidistantes dans le temps, él.uit parmi les états qui produisant des dr— marcations d.in? la cu;i?.:i.'iiv.'(» tiuraut ce temps, la reprôsen* talion de ce temps anièiî'- la reproJurîion des démarcatioi»^ elks-ménies.

Le processus (ju^on vient <lo déerire comme ayant lieu poii^ de bimpietf rappurt^ qui ont de simples états de cuuscienc^

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