Plus tard nous avons trouvé que cette définition
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a guère d'erreur possible en pratique.
fiJunt remarquer que le degré de la vie varie comme le
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lution. Si les animaux les plus élevés n'ont acquis que pititi modiGcations accumulées pendant un passé sans bornes leur organisation bien intégrée, très-définie et très-hétérogène; fl le système nerveui développé de ces animaux n'a atteint que peu à peu sa structure et ses fonctions complexes, il s'easuil nécessairement que les formes compliquées de ConscieBM» corrélatives de ces structures et fouettons complexes, oDttt naître par degré. Et comme il est réellement impossible dl comprendre l'organisation du corps en général ou du SfsUw nerveux en particulier sans suivre ses périodes successivet il complication, de même il est impossible de compreodre l'trganisation mentale sans suivre ces périodes.
Ici, donc, nous commençons l'étude de l'esprit comDMH manifeslant objectivement dans ses gradations ascendaalttï travers les divers types d'êtres sentants.
§ 130. A quel point de vue faut-il se placer pour saisitll vue la plus générale de celte évolution ? Comment serons-nM guidés vers une conception assez générale pour renfennir toutes les manifestations mentales, depuis l'animal qui M montre que de faibles lueurs de sensibilité jusqu'à celui qui i Il * une intelligence et des émotions comme les nfttres?
En vertu de la méthode qu'on doit suivre dans le cboà d'une hypothèse, il nous fait comparer les phénomènes niem* taux avec les phénomènes qui leur ressemblent le plus, et examiner quel caractère les uns et les autres présentent qui ne soit pas présenté par les autres phénomènes '. Une gtoé- "alisation qui réunit deux classes de faîtfi, différents maïs voisins, réunit nécessairement les faits contenus dans l'une ou l'autre classe. Par suite, st nous trouvons une formule qui, avec révolution mentale, renferme l'évolution qui en est le plus rapprochée, nous aurons trouvé par là même udo lormule renfermant le processus entier de l'évolution meattle. Il sera boD plus tard de limiter cette formule de fiifoti
DE LA VIE ET DR i/eSPRIT,^ETC. 297
que révolution mentale soit seule exprimée par elle. Maisnotre exposition sera plus claire^ si nous montrons d*abord révolution mentale sous sa forme la plus générale, sauf à spécialiser ensuite notre conception.
Les phénomènes qui ressemblent le plus à ceux de l'esprit sont ceux de la vie du corps. Ces deux classes de phénomènes sont très-intimement liées Tune à Vautre, tandis qu'elles ne sont liées aux autres classes de phénomènes que d'une manière relativement éloignée. Notre question se réduit donc à ceci : Qu'y a-t-il de commun entre la vie mentale et la vie corporelle? — et elle équivaut à ceci : Qu'est-ce qui distingue la vie en général ?
§ 131. Ainsi, en cherchant une conception de révolution mentale suffisamment large pour embrasser tous les faits^ nous sommes ramenés à la définition de la vie donnée au début des Principes Ue biologie.
Dans cet ouvrage (partie I-* , chap. iv) on en est arrivé à cette idée approximative de la vie : « que c'est une combinaison définie de changements hétérogènes à la fois simultanés et successifs. Dans le chapitre suivant, on a montré que, pour transformer cette idée approximative en une idée complète, il est nécessaire de reconnaître la connexion existant entre les actions qui ont lieu dans l'organisme et celles qui ont lieu au dehors. Nous avons vu qu'on n'a une conception adéquate de la vie que quand on la considère « comme la combinaison définie de changements hétérogènes à la fois simultanés et successifs, en correspondance avec des coexistences et des séquences eitemes. » Plus tard nous avons trouvé que cette définition est réductible à une définition plus brève : « l'ajustement continu de rapports internes à des rapports externes ; » et quoique cette définition, en laissant de côté le caractère d'hétérogénéité, devienne un peu trop large et revienne à un petit nombre d'actions non vitales qui simulent la vie^ cependant il n'y a guère d'erreur possible en pratique.
En faisant remarquer que le degré de la vie Nam comtci^X^
et tant que le fluide rontinue de fournir les malériaux eaires, dans les conditions nécessaires, la cellule contiouedi manifester le môme phénomène. Mais que la U-Dipérelan s'élève considérablement ou que quelqu'un des ingrédittOi s'épuise, et l'action cesse de part et d'autre. La vie. limitée n durée à celle courte période durant laquelle le milieu «i»ironnant demeure pratiquement uniforme.ne manifeste pas ds cliangements successifs tels que ceux par lesquels un «rboik répond aux vicissitudes du jour, de la nuit, des saisons, d«li température. Si nous excluons ces modiScalions de fomit* s. de grandeur qui nécessairement accompagnent une miwr jlation continue, les seuls changements successifs que ia terdii manifeste, en commun avec les végétaux élevés, sont ceuiqi animent la formation de spores. Dépendant, comme c'est p» sible, de ces altérations du milieu environnant que prodôt une fermentation continue, — peut-être partiellement déto^ minées par une diminution dans la quantité des matériin nécessaires à la croissance, — ces actions génératrices peunri être considérées comme des changements successifs cottvpondantà des changements successifs dans le milieu envinonant : et il est très- vraisemblable qu'il n'y o point d'organi^o* qui, outre les actions simultanées qui se produisent en lui, si subisse des actions sérielles de ce genre. Mais, évidemincBL les deux ordres de changement correspondant dans ce ce< aoi deux fonctions tout à fait essentielles d'assimilation et de Rproduction, existent sous leur forme la plus simple en corn* pondance avec les rapports très-simples du milieu enviroonoct et comme elles Baissent avec ce nouvel état du milieu, qirïlt produit bientôt, la vie est aussi courte qu'elle est iDOomplat Il est inutile de détailler chacun des autres cas àiè$. il fond, ils sont pour la plupart de la même nature que le fitcédent. Le protoeocais nimlis n'existe que dans lu neige. milieu simple et d'un caraclore chimique coastanl, rettniil daiu iCé variations de température, et qui ne conljeut eecblB- DD luieroscupiquc que dans des conditions
spéciales que ses conditions ordinaires. Se propageant sur de grandes étendues des régions arctiques, dans le cours d*uDe seule nuit, durant laquelle les conditions environnantes doivent rester presque uniformes, ce petit organisme manifeste des actions yitalesqui ne correspondent qu'aux coexistences environnantes, et il ne peut subir qu'avec peine des changements qui correspondent aux séquences environnantes. Il ne peut 8*ajuster. à un nouvel état de son milieu, mais il meurt : la neige.fond, et il disparaît. De même pour la grégarinCj animal à cellule unique qui habite les intestins de certains insectes, qui est baigné par le fluide nutritif qu*il s'assimile, qui est maintenu à une température à peu près constante, et qui ne peut continuer d'exister qu'autant que son milieu spécial existe. Il en est de même pour les monades organiques qui constituent le virus de la petite vérole, — monades qui vivent dans le sang et s'y multiplient aux dépens de certains de ses éléments constitutifs ; qui y sont maintenues dans des conditions peu variables, et qui cessent d'exister quand leur habitat a subi cette légère modification que la maladie cause dans la constitution. Dans tous ces cas^ les particularités à noter sont : — d'abord que les actions dans l'organisme sont dans une dépendance immédiate des affinités des éléments qui les touchent de tout côté ; secondement, que le processus interne de changement se produit uniformément ou à peu près, parce que, pendant le peu de temps que la vie dure, les rapports externes demeurent unirormes ou à peu près. La correspondance est à la fois directe et homogène. La matière désintégrante et la matière à intégrer étant répandues partout dans le milieu environnant, il en résulte que tous les agents avec lesquels les changements vitaux sont en rapport, sont nonseulement en contact avec l'organisme, mais continuellement en contact avec lui. Et voilà pourquoi il n'y a besoin ni de ces mouvements ni de ces locomotions qui, làoù elles se trouvent^ impliquent plus ou moins d'hétérogénéité dans la correspondance.
:iO-^ SVNTHI^SE GÉNÉRALE.
§ I3i. Astriclement parler, on ne peut poinldire déformes du la vie, autres que cell<>s décrites, qu'elles maoife$1vnluut correspondance à la Tois directe et homogène. Mais la trauslion vers des formes plus lîlevêos est tcllcinpnl graduelle, qu'en faisant des groupes, il esl impossible d'éviter des discooïcnancGS ; et h tout prendre, il semble mieux d'indtquericî uae classe d'organismes qui, quoique manifestant des mouvemeDls Eoil de position, soit de relation, le font avec une uiiifunnilé comparative, — uniformité qui implique que la correspondance esl presque aussi homogène que dans les cas prérilés. Les spores ciliés des algues, les plus simples des animalculH ciliés,lesplusrégu!iers des organismes ciliés composés, comme le volvox ghbalor, les éponges el leurs analogues peuvent être donnés comme des exemples de cet ordre de vie.
L'eau, douce ou salée, étant dans tous ces cas le milieu habité, le fnilgRnéral à observer, c'est que le commeaceroeM d'hétérogénéité dans les actions vitales est en correspondance avec le commencement d'hétérogénéité dans le milieu. Quoique, au point de vue de l'homme, les tluides dans lesquels vivent la levure et la grégarine soient beaucoup plus hétérogènes que l'eau de mer ou d'étang, cependant, relaliveinait aux organismes contenus, ils le sont moins. Car, tandis f\ot, d'une part, chaque portion de la bière en fermcntatinp qsi baigne la paroi cellulaire de la levure, et chaque portion àt l'émulsiou nutritive qui environne lagrégarine, ulTreuneal^ tière assimilable, d'autre part, chuqi)C partie de l'eau «ta» laquelle nage un prolozaire, quoiqu'elle offre de l'oxygèoe.M présente pas toujours de nourriture, La nourriture du pri-miw est sous forme concentrée, celle du dernier sous forait- lfi^ persée : il est donc clair quu les relations externes doivedt être plus homogènes pour ceux-là que pour celui-ci. EtmiW' festement, un organisme sur qui son milieu produit conrtsament une action désinlègraule, sans lui fournir constamœcnt une matière inlégruble, mais lui offre seulement des atomci dispersés du celle malifete u\\,ègTable^ un tel organisme deii
OU traverser son milieu avec une rapidité suffisante pour le mettre en contact avec la quantité requise de matière intégrable, ou imprimer à son milieu un mouvement circulaire d'une semblable rapidité; — il doit ou avoir un mouvement de position, comme celui de Tinfusoire, ou un mouvement de relation, comme celui de l'éponge vis à-vis de Teau de mer qu'elle aspire et expulse. Ainsi donc l'addition de changements mécaniques aux changements manifestés par des organismes immobiles, c'est l'addition de nouvelles relations internes en correspondance avec de nouvelles relations externes.
De plus, on doit remarquer que les actions par lesquelles le mouvement est effectué, sont elles-mêmes en correspondance directe et presque homogène avec certaines propriétés presque toujours présentes du milieu environnant. Le fait que Faction ciliaire des animaux d'eau douce cesse dans l'eau de mer, et celle des animaux d'eau de mer dans l'eau douce, joint au fait que^ quand les animaux qui la manifestent ont été tués, l'action ciliaire continue pendant longtemps dans les parties respectées, et même dans les parties séparées, joint aussi au fait, découvert par Wirchow, que le mouvement ciliaire qui a cessé peut être reproduit par une solution de potasse caustique : tout cela suffit à montrer que le mouvement de ces fils microscopiques est causé par le contact immédiat de quelque matière ou agent dans le milieu environnant; — qu'il consiste en une succession de petits changements internes, en correspondance avec ces petites actions du milieu que les ondulations mêmes des cils impliquent. Et si, comme il arrive communément, il y a dans le mouvement des interruptions et dps cbangements, cela peut résulter d'un manque local dans le milieu de ces matériaux ou conditions qui le détermine, auquel cas, cette légère hétérogénéité dans les changements mécaniques est en correspondance avec une légère hétérogénéité daus le milieu environnant.