‹ Principes de psychologie, tr. sur la nouv. éd. anglChapitre 25 sur 67 · UE LA CORRESPONDANCE COMME DIRECTE, MAIS HÉTÉROGÈNE · texte numérisé non relu

UE LA CORRESPONDANCE COMME DIRECTE, MAIS HÉTÉROGÈNE

§ i35. Le progrès, dont nous venoos de remarquer fesp** miers pas, d'uae correspondance qui est uniforme à «M qui est variée, commence à se montrer distinctement, qntfl il y a un changement absolu ou relatif dans le milieu. Poorci qui concerne les plantes, on Ta vu lorsque d*un habitat dsi lequel les éléments sont non-seulement toujours préseoU d en contact immédiat avec l'organisme, mais toujours en M d'être absorbés par lui, nous passons à un habitat dans leqd les éléments, quoique toujours présents, ne sont pas en M d'être absorbés. Pour ce qui concerne les animaui, on rtfii d'abord en passant des protozoaires aux animaux aqualiqaei plus grands chez qui, la masse ayant crû et par conséqueBlh nécessité d'une proie plus ample, s'est produite la cooditiM d'avoir leur nourriture répandue d'une manière moins niiforme; ensuite, en passant des animaux aquatiques aux aiimaux terrestres, chez lesquels la diffusion moins unifonneà nourriture est non-seulement relative mais absolue. Dans ton ces exemples^ le résultat, c'est que, à la correspondance M^ les coexistences toujours présentes du milieu euvironnarii s'est ajoutée maintenant une correspondance avec de cerUian séquences daus ce milieu. Examinons cela, et pour lesplanUi et pour les animaux.

§ 136. Dans les plantes plus élevées, qui réclament IM*

seulement de l'acide carbonique et de l'oxygène, mais di

la lumière, une certaine température, un certain sol, iM

m quantité d'humidité, nous trouvons des varii-

ins les actions vitales correspondant aux varia- 5 le milieu subit par rapport à ces conditions, — des is de l'heure, du temps et des saisons. Comme nous le le voir, la vie inférieure ne continue qu'aussi longje son milieu reste pratiquement homogène à la fois >pace et le temps. L'ordre de vie qui se rapproche du féf doit être cherché dans les organismes qui manijne correspondance avec les changements les plus c auxquels le milieu est sujet : et c'est cette espèce dio le règne végétal manifeste en général. Ces changen qualité de lumière et de chaleur sont non-seul^- U8 généraux, parce qu'ils se produisent avec une té plus grande qu'aucun autre en degré et en durée, ;si parce qu'ils affectent la masse entière du milieu qui Torganisme. Et ainsi, en vertu de leur périodicité et universalité, comme aussi par leur lenteur compara produisent seulement ce faible degré d'hétérogénéité milieu, auquel correspond le faible degré d'hérité dans les changements visibles de la vie de la^

3urrait remarquer, en outre, que la complexité plus les correspondances, et par suite la durée plus grande série des correspondances que ces plantes élevées mat, impliquent un groupe additionnel d'actions vitales Ses par l'accroissement en grandeur. L'accroissement ^Dtinu qui est rendu possible par cet ajustement plus des relations internes aux relations internes, implique ue les parties de l'organisme s'éloigneront de plus ca unes des autres; il suppose donc quelque moyen par es parties éloignées seront mises en communication, un système circulatoire. Ou peut-être peut-on dire ctement qu'un système circulatoire est nécessité par )issement en grandeur, joint à la division, du milieu lant en deux moitiés, le sol et l'air. Et, s'il en est I peut dire que la plante ne manifeste d'actian méca-

nique que sous un seul rapport, et que ce rapport correspond avec le seul rapport par lequel les éléments du milieu environnant ne sont pas coextensifs dans Tespace.

§ 137. Si nous allons des plantes aux animaux-plantes (zoophytes), nous voyons que, tandis que chez eux il y a certains changements généraux successifs, correspondant comme ceux des plantes aux changements généraux successifs du milieu, ils manifestent plus particulièrement certains changements spéciaux qui correspondent aux changements spéciaux du milieu. Tandis qu'aux actions chimiques, thcrmaUs cl hydrométriques qui affectent la masse entière de son milieu, les actions qui se produisent dans la plante répondent lent^ ment, il n'y a point eu elle de réponse aux actions mécanique» environnantes, par exemple à celles d*un ver qui ronge ses racines, ou d'un herbivore qui broute ses feuilles. D*autrc pirt, dans un zoophyte, les actions les plus claires qu'on voie, ïODt celles qui se produisent quand ses tentacules déployés ïOdI touchés. A une relation de coexistence entre des pn»prièîés tangibles et autres présentée dans un endroit particulier du milieu environnant, correspond dans rorganisme uue relation de séquence entre certaines impressions tactiles et cer^ taines contractions. 11 y a ici plusieurs faits a noter : l'C"^ c*est un animal stationnaire à qui son milieu ne fuuroit pas la matière à intégrer aussi uniformément qu*il lui four* nit la matière désintégrante; que par conséquent c'est une nécessité que TaniuMl obtienne la matières à intégrer, 5«i* rn filtrant quelques petit?; curpu?(ules que contient leur Diilieu (comme le l'uni ce? /uojjhj lo ri ces mollusques *1^ absorbent et expulsent des cuu^ant^), suit en arrêtant cescyfpuscules plus cunsidérabk^ qui errent cà et là dans leurmilitu. et l'exécution de ce dernier prucédé présuppose la seusibiîiif et la contractilité réunie> de la [nanière que nous avun> \m. S"" L'aptitude à correspondre non-seulement aux cuexi:>lenct? et ces qu'offre la masse entière du milieu eti^i-

lis aux coexistences et séquences qu^ullrtut divei^

corps de ce milieu : c*est là un progrès dans le degré de correspondance.

§ 138. Cependant il faut remarquer pour tous ces cas, comme pour ceux du précédent chapitre, que la correspondance entre les rapports internes et les rapports externes, s'étend seulement à ces rapports externes qni sont en contact absolu avec Torganisme. Non-seulement les actions qui se produisent dans la levure cessent^ à moins que la paroi de la cellule ne soit baignée par les matières saccharines et autres; non-seulement Tarbre doit avoir un contact immédiat avec sa surface, en présence de la lumière et de la chaleur, son acide carbonique^ son eau^ ses sels terrestres, son ammoniaque et le reste, en sorte qu'il reste inerte jusqu'à ce que ce contact se produise, mais il faut encore que, dans les plus basses classes du règne animal, les substances à assimiler Viennent en contact avec l'organisme, avant qu'aucune correspondance se montre entre les changements internes et les changements externes. Dans ces formes de la vie, dont le milieu présente perpétuellement les matières désintégrantes et ùilégrables dans les conditions requises ; dans celles dont le QÛlieu les présente perpétuellement, mais sous des conditions tables; dans celles dont le milieu, quoique n'étant pas plein <i6 matière intégrable, en contient cependant en assez grande abondance pour qu'une très-rare locomotion mette l'orga- Disme en contact avec une quantité suffisante ; dans celles dont « milieu contient des corpuscules mouvants en assez grand nombre pour que le hasard leur apporte ce dont ils ont be- *oio, quoiqu'ils soient stationnaires : — dans toutes ces formes ^ la vie, il y a également absence de celte correspondance entre des relations internes et des rapports externes lointains qui caractérise les formes d'une nature plus haute.

CHAriTRE IV.

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