‹ Principes de psychologie, tr. sur la nouv. éd. anglChapitre 36 sur 67 · SYXTHftSK GÉNftR\I.E · texte numérisé non relu

SYXTHftSK GÉNftR\I.E

semble. La trame de la coatscieiice est faite d'un nombre immense de fils séparés, el c'est seulement dans le sens que ces fils Béparés sont plus uu moins unis qu'on peut dire qus la conscience consiste dans une succession de changements. Néanmoins la vi^rité de cette doctrine générale : que la lis psychique est distinguée de la *ie physique, en ce qu'elle présente des changements qui ne sont que successifs, au lieu de changements successifs et simultané.^, peut être montrée plat clairement encore par les mêmes faits cités ici. Car, bien que nous ayons, quand nous sommes soumis à une impression visuelle, une conscience naissante de beaucoup de choses, cependant il y a toujours une certaine chose dont nous btods conscience i nn plus haut degré que du reste. Et, outre celi, on peut observer que, quand nous dirigeons notre alteolioQ vers une chose de manière h la percevoir dans le vrat sens du mol, — de manière à connaUre qu'elle est telle ou telle, nous sommes presque exclusivement occupés de cette chose ou de quelque portion particulière de cette chose unique. Quoique les images des autres objets s'impriment pendasl tout ce temps sur la ri^line, cependant ils paraissent produire un effet interne eitrémemeut petit, — ils sont à peine plus qoe des changements physiques; — ils ne subissent pas cette coordination réciproque qui est nécessaire pour en faire Au changements psychiques. Et ce fuit, qu'à proportion qu'ut objet ou nne portion d'objet vu est distinctement pensé, let autres objets, dans le champ de la vue, cessent d'être pensés, montre très-clairement comment la conscience prcod plus définitivement la forme sérielle àmesure qu'elle s'élève àunephiî haute forme. De sorte que, revenant à la métaphore déjà employée, nous pouvons dire que, dans la trame des change* ments qui constituent la conscience, tandis que les (Bi extérieurs sont lâches et mal adhérents, il y a toujours I l'intérieur une série de changcmetits dont le tissu estsen^i et qui forme ce que nous pouvons considérer comme la cou** cienee proprement dite.

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Les changements psychiques se distinguent donc relativement, sinon absoIumeA, des changements physiologiques par leur caractère sériel; à mesure que les changements psychiques prennent cette forme plus parfaite qui constitue l'état de raison, ils se fonij^nt en une succession d'états qui paraissent simples. Quoique ceux-ci soient composés physiologiquement et qu'ils l'aient été psychologiquement à l'origine, cependant, à ce moment de leur développement où ils sont devenus les éléments consolidés de la pensée, on peut justement les regarder comme simples chacun séparément.

§ 181 . Telle est donc l'issue de notre examen. Différencié degré par degré de Tordre inférieur de changements qui constituent la vie du corps, cet ordre supérieur de changements qui constituent la vie mentale prend un arrangement sériel plus complet, à mesure que l'intelligence avance.Quoique cetarangement sériel ne devienne jamaisabsoluà tous égards, cependant il le devient presque dans la conscience humaine, et le plus haut progrès de cette conscience n'est possible qu'à cette condition. Le simple fait que chaque proposition distincte exprime ' un rapport et que chaque rapport subsiste entre deux termes, prouve de lui-même que cette pensée distincte ne peut exister qu'à condition d'une simple succession d'états. De là résulte que la sérialité de ses changements doit être considérée comme le caractère spécial de l'intelligence, et elle approche de la forme sérielle absolue à mesure que l'intelligence approche de la perfection.

Une série continue de changements étant ainsi le sujet et la matière de la psychologie, c'est l'œuvre de la psychologie de déterminer la loi de leur succession. Que ces changements ne se produisent pas au hasard, c'est ce qui est manifeste. Qu'ils se suivent l'un l'autre, d'une manière particulière, l'existence même de l'intelligence en est un témoignage. Le problème consiste donc à déterminer leur ordre.

CH APIMB n.

LOI DB L^INTELLIGENCB.

§ 182. Toute vie, physique ou psychiipev '^uit une cookbinaison de changements qui correspondent t des eiistenm et des séquences externes, il en résulte que« A les challg^ ments constituant la yie psychique ou Tintelligence se piè- \ sentent successivement, la loi de leur saccession doit èlnli loi de leur correspondance.

La formule adéquate d^une piftreitle loi n'est nuÙemcri aisée à trouver. Si, dans le milieu environnant, les phéiiamènes formaient une succession, comme dans les phéMmènes de conscience, il n'y aurait pas de difficulté. Le U serait exprimé dans son entier en disant que la succesM interne est parallèle à la succession externe. Mais le miliei environnant contient un grand nombre de successions di phénomènes qui se produisent simultanément. De plus, h milieu environnant contient une grande variété de phéso* mènes qui ne sont nullement successifs^ mais bien coexistanli Enfin le milieu environnant est illimité en étendue, et les phinomènes qu'il contient sont non-seulement infinis en nomtatp mais ils passent insensiblement à une non-existence reliâiCi à mesure que leur éloignement de Torganisme augmente* Encore un coup, ce milieu considéré relativement, varie toi* jours quand l'organisme se meut en lui de place en pboe- Comment donc la succession des changements psychiqafli peut-elle être formulée de quelque manière? Comment ertJ possible d'exprimer la loi d'une simple série de phénonièBCi internes, dans ses rapports de correspondance avec une iofinifB de ()hcnomcnes externes, à la fois sériels et non sériels, ofl^ I

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de la manière la plus h^érogène, et qui se présentent à un organisme mouvant, dans une variété sans fin de combinaisons fortuites?

Si ce n'était point une nécessité que les rapports internes soient en correspondance avec les rapports externes, çt que par conséquent Tordre des états de conscience doit, en une certaine manière, pouvoir être exprimé par les termes de Tordre externe, nous pourrions presque désespérer de trouver quelque loi générale des changements psychiques. Et même en prenant les choses comme elles sont, nous pouvons être certains qu'une telle loi générale ne peut être appliquée à des portions étendues de la série des changements. Dépendants^ comme ils doivent Têtre en grande partie, des combinaisons hétérogènes de phénomènes dont à chaque moment Torganisme est environné, ainsi que des nouvelles combinaisons hétérogènes que les mouvements de Torganisme produisent perpétuellement, ces changements ne peuvent pas plus être formulés que les combinaisons hétérogènes des phénomènes externes ne peuvent Têtre. Évidemment donc, ce doit être dans les changements constitutifs, dans de petits groupes de changements, plutôt que dans un long enchaînement de changements, que nous devons chercher une loi.

§ 183. Une correspondance entre Tordre interne et Tordre externe, implique que la relation entre deux états de conscience quels qu'ils soient répond à la relation qui existe entre les deux phénomènes externes qui les produisent. Comment se produit cette correspondance ? Les deux états de conscience se produisent successivement^ et toutes les successions sont semblables en tant que simples successions. En quoi donc la correspondance peut-elle consister? Elle consiste en ceci : c'est que la persistance de la connexion entre les deux états de conscience est proportionnée à la persistance de la connexion entre les phénomènes externes auxquels ils répondent. Les relations entre les phénomènes externes sont de tous les degrés, depuis Tabsolument nécessaire jusqu'au purement

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fortuit. Les relations entre les états de conscience correspondants doivent semblablemcnt tHre de Ions les degrés, ieçm l'abâoluineulnécessairL-juiqu'ati purement fortuil. Et quandU correspondance devient tomplèle, c'est-à-dire — quand l'intelligence devient plus élevée, les divers degrés de I'iid doivent être de plus en plus rigoureusement parallèles aux diwt degrés de l'autre. Lorsqu'un état a se produit, la tendutt d'un autre étatd àte suivre doit être forte ou foible, selook degré de persistance avec lequel A et D [les obj^s ou atlributi qui produisent a et d) se produisent ensemble dans le milieu environnant. Si dans le milieu environnant il y a une production plus persistante de A avec B que de A avec D, alon le maintien de la correspondance implique que quand a x produit dans la conscience, b suivra plutflt que ((. S'il y adaof le milieu environnant une grande variété de choees en codnexion desquelles Ase produit, alors, si l'état de consciencei se produit, il doit être suivi par l'état de conscience correspondant à la chiise qui se produit le plus généralement en tolmt temps que A. Ce sont des nécessités manifestes. Si la force it conneiioQ entre les états internes n'est pas proportionnée 1 li persistance des relations entre les phénomènes externes correspondants, il doit y avoir un manque de correspondance,— l'ordre interne doit être eu désaccord avec l'ordre eitenie.

g 184. Les actes des animaux nous montrent deseiein^s sans fin de cas où le parallélisme de l'ordre interne et de ^o^ dre externe manque complètement. 11 est clair que, dans un papillon qui voltige autour de la Qamme d'une chaDdellt, il n'existe aucune relation d'états psychiques correspondant il* relation entre la lumière et la chaleur du milieu environDUt La relation entre l'odeur d'une Heur et le miel qu'elle coaM a bien sa correspondance dans les actions successives qui» produisent chez le papillon, à savoir la relatioD entre un «^ tiiu changemeutdans le champ de la vision et l'approche d'oD corps vivant. Mais il n'y a aucun ajustement interne sràff auquel, après l'impression visuelle produite par la flamme.

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