CHAPITRE m
DÉYELOPPBBfBNT DR L'INTELUGBNCB.
§ 188. La loi énoncée dans le chapitra préeédant, <Mli loi de rintelligence in abstraeto^ — la loi qae TinldEgav tend à remplir d'une manière de plus eo plus eavflklik mesure qu'elle avance, nous avons à eiaminer ensoli hi divers modes où se produit le phis complet aceompliaM' de -cette loi, et à rechercher s'il y a quelque cause gMrfi qui en produise un accomplissement toujours croissanL
Nous pouvons noter trois manières diverses doot le pcigA se produit. C*est premièrement — un accroissement ai' Yexaetiîude avec laquelle les tendances internes sontpfOf^ tionnées aux persistances externes. C'est secoodement — * accroissement du nombre des cas où il y a des teadaM internes correspondant aux persistances externes (ces oi d^ailleurs étant différents en espèces^ mais égaux en It grés sous le rapport de la complexité). C'est troisièmemsfll'* un accroissement dans la eamplexiîi des états de liés ensemble, correspondant aux complexités liées ei dans le milieu environnant. L'organisme est placé an d'une infinité de relations de tout ordre. Il cooii par ajuster imparfaitement son action à un petit d'entre elles et aux plus simples. Ajuster son adioe |i> exactement à ce petit nombre de relations simples, c*eil forme de progrès. Ajuster son action .à un membre de plu* plus grand de ces relations si simples, est une aulreftamA progrès. Ajuster son action aux degrés successifs desrelilîM> les plus compliquées, c'est encore une autre forme de pmpk.
6 que Vot{^at\Uuie atteigne, il aura toojoMii*
DÉVELOPPEMENT DE L'iNTELLIGENCE. 445
ireries devant lui ces trois mêmes manières de progresser : —
perfectionner ces correspondances déjà achevées ; achever
d*autres correspondances d'un ordre plus élevé, chacune de
ces manières impliquant un nouvel accomplissement de la loi
de rintelligence.
liais maintenant, quelles sont les conditions pour ces diverses espèces de progrès ? La genèse de Tintelligence estdle explicable par quelque principe général et unique qui puisse s'appliquer en même temps à tous ces modes de progrès? Et, s'il en est ainsi, quel est ce principe général?
§ 189. Comme, dans le milieu envirouDant, il existe des idations de persistance de toute sorte^ depuis Tabsolu jusqu'au fortuit, il s'ensuit que, dans nue intelligence où se BBODtre quelque degré élevé de correspondance, il doit y avoir entre les états de conscience des connexions dont la force aura tous les degrés. Comme ce n'est qu'ainsi qu'une intelligence élevée est possible, c'est manifestement une condition àt rintelligence en général que les antécédents et conséquents des changements psychiques devront admettre entre eux tous les degrés de cohésion. £t la question fondamentale i résoudre est celle-ci : — Comment ces divers degrés de eokésion sont-ils réglés ?
Relativement à cette question^ il semble qu'il n'y a que deux hypothèses possibles, et dont toutes les autres hypothèses ne peuvent être que des variétés. D'une part, on peut affirmer que la force de la tendance qu'a chaque état de consdence particulier à en suivre un autre est déterminée d'avance par un créateur, — qu'il y a a harmonie préétablie » entre les lelations internes et externes. D'autre part, on peut affirmer que la force de la tendance qu'a chaque état de conseieuce particulier à en suivre un autre, dépend de la fréquence avec laquelle tous deux ont été liés dans l'expérience^ — que rharmonie entre les relations internes et externes naît de ce fait, que les relations externes produisent les relations interoes. Examinons brièvement ces deux hypothèses.
La raison qu*on doDue pour la première, comme celle qu'oi donne pour toute hypothèse d*une création spéciale eo général, c'est que certains phénomènes ne peuvent être expliqués autrement. On attribue à cet ajustement une genèse saroitarelie, parce qu'aucune genèse naturelle n'a pu être trotnée. L'hypothèse ne repose pas sur un seul fait. Cartes faitiqie Ton peut citer en sa faveur sont simplement des faits que mm n'avons pas encore trouvé moyen d'expliquer, et Texpliestm qu'on en donne en les attribuant à une harmonie préétablie est simplement une manière déguisée d'avouer qu'ils wat inexplicables. Une autre critique, c'est que ceux mêmes qui s'appuient sur cette théorie n'osent l'appliquer au delà d'm petit nombre de cas. Ce n'est que quand les connexions entre les -états psychiques sont absolues, — comme dans ce qa'oi appelle les formes de la pensée et dans les instincts congénitaux, qu'ils ont recours à l'harmonie préétablie. Mais il bal, ou ne pas suivre Leibniz ou le suivre jusqu'au bout. Si nov posons que rajustement drs relations internes aux rolations externes a été dans quelques cas fixé d'avance, nous devoM pour être conséquents poser que dans tous les cas il a étéfiié d'avance. Si, pour correspondre à chaque connexion de phénomènes absolument persistante dans le milieu environnant, il y a une connexion absolument persistante établie entre les étals de conscience d'une manière providentielle, pourquiMlà où la connexion externe est persistante d'une manière presqse absolue, et la connexion interne persistante à proportion, ■• supposerait-on pas aussi une prévision spéciale ? pourquoi ne faudrait-il pas supposer des prévisions spéciales pour tous les degrés infiniment variés de persistance ? L'hypothèse, si on l'adopte à quelques égards, doit l'être pleinement. Et cependant, ou décline pour diverses raisons incidentes cette adoption complète. Elle impliquerait l'afOrmation d'une nécessité rigoureuse dans toute pensée et toute action, — aOirmationi laquelle sont plus opposés que tous autres ceux qui s'appuient
thèse. Elle impliquerait qu'à la naissance, il y