CHAPITRE IV
I. Cette complication croissante de la correspondance Dîne nous venons de le voir, nécessite la fusion des automatiques en actions non automatiques» introduit le temps une division en phases distinctes du progrès orrespondance. Tandis que, sous sa simple forme, nent de certaines relations internes à certaines relatemes est une action complète et indivisible, sous a omplexe, un tel ajustement est composé de plusieurs Bceptibles d'être d'une manière plus ou moins comparés l'un de Tautre, — susceptibles de se produire lanière indépendante, et, comme tels, susceptibles de les fragments de correspondance. De là, entre autres, 'ordre d'actions psychiques connues sous le nom de mé- 'andisque, dans un acte instioctif nous voyons un pro- . consiste à mettre des rapports internes en complète 16 avec des relations externes, la mémoire, prise seule, »ntre dans la conscience des rapports qui, -non-seuleimpliquent pas un ajustement actif de l'organisme au nvironnant, mais qui souvent n'ont avec les rapports qu'une correspondance comparativement vague. , sans aucun doute, ces successions d'idées qui consa.mémoire représentent toutes quelques expériences ras du monde externe ; quoique nos souvenirs de faits it internes, — d'émotions particulières que nous avons 18^ d'idées qui nous ont frappés, — puissent être ratces impressions du dehors qui forment la matière la conscience, cependant, comme une g;raiid!^ "^Ni^
478 SYNTHKSE SPKCIAI.E.
de DOS ressouvenirs tiennent à des combinaisons externes qui ont été purement fortuites, il est clair que, même en les cousidéranl comme des fragments de correspondance, od ne peut soutenir qu'elles ont avec le milieu environnant une harmonie aussi marquée que celle qui existe entre les portions parallèlei des actes automatiques, quoique tout acte de réminiscence snit l'établissement d'une relation interne correspondant i quelque relation externe, cependant, comme cette relalioD externe n'a très -fréquemment existé qu'un seul instant et ne se rejïréseniera jamais, la relation interne qui est établie dsn» l'acte de la réminiscence ne répond souvent à aucune rclatioD maintenant existante ou devant exister jamais, et en ce Eeos ce n'est pas une correspondance. Ici la correspondaiiM s'évanouit.
De ta on inférera probablement qu'une explication saàdàsanté de la mémoire, étudiée de notre présent pointdeTW, n'est nullement aisée. Ses phénomènes variés et irrégulJenne semblent à première vue reconnaître aucune loi. La doctrine que tous les changements psychiques peuvent &'explii]U<r comme des cas de la correspondance entre l'organisme el 1« milieu environnant parait être en défaut. Outre ce fait : que Is portion des changements psychiques qui constitue U mémoire n'a pas de rapport avec des relations extérieures existantM, il y a ce fait subséquent : c'est que la plupart de nosasscHÛations d'idées ne paraissent que peu on point en état de produire un ajustement entre les relations internes et le* relations externes. Enfin l'on pourra penser qu'il y a une difficulté plus spéciale encore à retracer quelque conneiioi entre la mémoire et l'instinct. Mais quoique la position de 1^ mémoire, dans le système psychologique qu'on esquisse K\, ne puisse ôlre comprise tout d'abord ; — quoique plnsd'u" puisse incliner, môme après quelque réilexion, à la regard*' comme une faculté qui n'a aucun rapport avec les facull^s psychiques inférieures et dont la genèse est inexplicaW'^' Cfpendant il n'y a besoin que de suivre la synthèse que nous
B déduite jusqu'ici pour voir clairement que la mémoire résulter de ce même progrès de développement par lequel inct, se compliquant de plus en plus, se perd finalement des formes plus élevées d'action psychique. Et je ne coupas de preuve plus claire des doctrines générales précément énoncées qu'en ce qu'elles fournissent une réponse problème^ qui semble insoluble.
I arrivera mieux à comprendre la question si l'on cousique tandis que, d'une part, l'instinct peut être consicomme une sorte de mémoire organisée, d'autre part, émoire peut être considérée comme une sorte d'instinct umt. Les états psychiques inséparables qui se montrent les actes automatiques de l'abeille qui construit sa celde cire, répondent à ces relations externes dont l'expéle a été si constante que le souvenir en est, pour ainsi organique. Et celte cohésion d'états psychiques implidans une réminiscence ordinaire est une cohésion qui int plus forte par une succession répétée de tels états niques; et elle est ainsi capable de s'approcher de plus en des cohésions indissolubles, automatiques ou instinc- . Mais laissons ces considérations grossières, et prenons estion générale au point où nous l'avons laissée dans le ter chapitre.
MO. Tant que les changements psychiques sont complet Dt automatiques, il ne peut exister de mémoire comme rentendons : il ne peut exister rien de semblable à ces pments psychiques irréguliers qu'on voit dans Tasso- Q des idées. L'hypothèse même impliquant que les 008 internes sont organiques et antérieures à l'expé- B de rindividu, exclut nécessairement ces relations les déterminées par l'expérience individuelle que la mé- I présuppose. Mais quand, en conséquence d'une comà croissante et d'une fréquence décroissante dans les les de relations externes, les groupes correspondants de internes deviennent moins organisés, — quand ils
SYNTHESE SPECULE.
deviennent assez compliqués pour faillir dans leur régiikàll automatique, alors oalt ce que nous appelons mémoin. élucider ceci, ayons de nouveau recours aux signes.
Soit, comme précédemment. A, B, C, D qui repi le groupe d'attributs coexistants coDimunsaui corp* en général; soit e, f, g, qui représentent d'autres caractéristiques de quelque classe d'animaux qui serrcalwdinaircment de proie, et soit k, ftles atlributs partjeofitB de quelque espèce de celte classe qui, lorsqu'on l'attaqut,* défend d'une manière particulière , tandis que h, m soot lesattributs quelque peu semblables d'uue autre espèce, diei qm U défense s'élève jusqu'à des représailles supérieures à l'aia
Nous avons donc deux groupes complexes quelque pen blables d'attributs coexistants A BCDefgAfcetABCB*f g A m qui, par hypothèse, ne sont pas trës-fréqurmmeiit rf pétés dans l'expérience, mais qui, lorsqu'ils se prodiÙKBL sont suivis de conséquences diCTérenteâ. Dans ces gnfn complexes quelque peu semblables, les atlributs A B C I, étant communs à toutes les créatures vivantes et prtieWto par chaque expérience que nous en avons, les élaU il qui leur correspondent ont une connexion automatique; e,t, g, attributs d'auimaux qui servent de proie, étant eitrinement généraux, ont aussi des états internes corre^pondaii qui sont aussi liés aux premiers d'une manière aulounlifit et, en même temps, à ces phénomènes de mouTemein^ cause la présentation d'une proie, tandis que A, kell;*> attributs dont la rencontre est comparativement nre, représentés par des états internes qui ne sont pas organiquement avec leurs groupes respectifs ou OTceltiph^ nomënes de changement que ces groupes peuvent Telles étant leg conditions de ce cas, consîdéroDS doivent en ôlre les conséquences.
Tout d'abord, on peut dire que la simple eomp des groupes d'impressions qui servent de stimulus à «péciale» iaipli(\vie quelque chose comme tuM a
MÉMOIBB. 481
naissante. Car comme, d'une part, le centre nerveux par lequel un ensemble d'impressions ABCDefgAfccst coordonné, ne peut recevoir toutes ces impressions au même instant, et comme^ d^autre part^ les actions spéciales à produire, ne peuvent Tétre que par les stimulus réunis de toutes ces impressions^ il s'ensuit que les effets nerveux qu'elles impliquent chacune en particulier^ doivent avoir une certaine petite persistance^ en sorte que la dernière peut s'éire produite avant que la première ait disparu.
Toutefois, pour n'en point rester à ceci, remarquons qu'à mesure que les états correspondants aux attributs A, k, et ceux correspondants aux attributs h, m, ont été moins fréquemment liés avec leurs groupes d*élats respectifs et avec les actions qui suivent, dans la même mesure aussi les changements nerveux par lesquels ils sont produits et par lesquels ils produisent les changements subséquents^ doivent être leots. C'est un fait universel, relativement à la connexion d'états psychiques^ que non-seulement leur fréquente production les fait croître en force, mais aussi qu'elle rend les tranntioDS de plus en plus rapides ; et inversement, c'est un fait dont nous avons une ample expérience que des connexions psychiques à leur début prennent un temps appréciable^ — fait dont l'étude d'une nouvelle langue nous fournit un excellentexemple. Mais une des conditions de la mémoire, c'est qu'il y ait une succession d'états psychiques qui soient chacun un peu connus. Un souvenir est nécessairement un état de conscience qui dure un temps appréciable. Les états nerveux qui nous traversent instantanément, — comme ceux par lesquels nous inférons la distance des objets que nous regardons, — ne rentrent pas du tout dans ce que nous appelons mémoire; en fait nous en sommes inconscients, parce que ce ne sont pas des états de notre conscience ayant une persistance appréciable. De là donc il suit que la production de ces changements psychiques, comparativement lents, est un pas vers l'évolution de la mémoire.
482 SYNTHàBB 8PÉCIALB.
Maintenant examinons une conséquence postérieure. Quaié l'un ou .[l'autre des groupes d'attributs A BCD efgfcftci ABCDefgAmse présente^ la suite des impresnons A BCI 0 f g, produites en commun par les deux groupes et par to« les animaux qui servent de proie, tend à exciter les setisM par lesquelles d*ordiuaire.une proie est prise. Sa mCme teofi les impressions produites par- A, k ou par k, »» aeloo kcn^ tendent en un certain degré à exciter ces actioos modiiés^ qui se produisent dans rexpérience après de telles imfni* sions. Toutefois^ par hypothèse, oon-seuleoieot TexcitatiBa actuelle de ces actions modifiées est iaoertaioe, parée fN rexpérience n'en a pas été suffisamment répétée, mais ki deux tendances sont plus ou moins en conflit. L'impitsriw résultant de l'attribut h étant commune aux deux g^Mp^ tend également à exciter l'une ou l'autre de ces suites aai* fiées d'actions : dans ce cas, un mode particulier d'attaqas; dans l'autre cas, une fuite, et en même temps les tendanetf vers ces deux séries d'actions modifiées sont combattues fm la tendance vers le mode primitif d'action. Par suite de Téqiilibre entre ces diverses tendances, il arrivera souvent fil ne s'ensuivra aucune action immédiate. Les divers états psychiques impliqués dans chaque série de mouveoients oaltmt chacun eu particulier ; mais aucun d'eux n'atteindra intensité qu'il lui faudrait pour que les mouvements s't tuassent. Dans le principal centre nerveux» il s'élèvera « conflit entre les impressions, et par suite entre lesimpdasM au mouvement que ces impressions tendent à prodoirs, é ces impulsions au mouvement étant, chacune en supplantées par une autre, avant de se changer en mènes actuels de mouvement, chacune d'elles oonsisten tt une forme naissante ou faible de cet état nerveux qui c4liésuite du phénomène de son mouvement, 8*il était oduit. Mais une pareille succession d'états
mite des divers phénomènes de moavemtiils fi ainsi à l'état naissant, eonslitna ■
Se rappeler la couleur rouge, c'est être, à un faible degré, dans cet état psychique que la présentation de la couleur rouge produit; se rappeler un mouvement fait avec le bras, c'est se sentir une répétition, à un faible degré, de ces états internes qui accompagnent le mouvement, — c'est un commencement d'excitation de tous ces nerfs dont une excitation plus forte a été éprouvée durant le mouvement. Ainsi donc, les commencements d'excitation nerveuse qui se produisent durant ce conflit de tendances sont en réalité autant d'idées des phénomènes de mouvement qui, si elles étaient plus fortes, produiraient une réminiscence de ces phénomènes. Ainsi, la mémoire vient nécessairement à l'existence toutes les fois que l'action automatique est imparfaite.
Toutefois, ce n'est pas tout : il reste à montrer que, par le progrès du développement, il résulte dans l'organisme nonseulement une mémoire de ses propres mouvements et modes d'action, mais aussi de ces combinaisons compliquées d'impressions qu'il reçoit à travers les sens. Ce n'est pas simplement parce que les groupes externes d'attributs et de rapports deviennent de plus en plus complexes, et par là même de plus en plus rares, que les changements psychiques correspondants deviennent moins intimement liés entre eux et avec les phénomènes de mouvement qui leur sont appropriés, et qu'ainsi les groupes d'impressions ayant une cohésion moins automatique, une mémoire naissante des impressions composantes devient possible ; mais c'est que le même progrès qui a donné Taptitude à recevoir les impressions complexes requises pour déterminer des actions complexes^ ce même progrès a donné oltérieurement une aptitude à recevoir des impressions complexes qui ne tendent pas du tout à déterminer des actions. La même évolution des sens et du système nerveux qui a rendu eapable de distinguer diverses sortes d'ennemis et de proies, par la combinaison spéciale des attributs que chacun présente en particulier, a par là même rendu capable de distinguer autre choee que des ennemis et des proks. Xjh. ^qwn^w ^^
iSÎ STHTHÙSK SPÉCIALE,
coordonner des impressions de grandeur, forme, mouvements, qui représentenC un animal particulier, estpreillemeat un pouvoir de coordonner les impressioDS divexi qui représentent les arbres, plantes, pierres et tous les o^ cnvironnanis. Toutefois, la grande majorité de ces otijcti environnants n'a pas de rapport immédiat avec les utioMdt l'organisme, — n'est pas habituellement suivie de pbéMmèues spéciaux de mouvement, et par conséquent pe leBJ|ll à exciter des phénomènes de mouvement. Mais UndUqHOi impressions multiples et diverses produites par des ob^ sans vie et sans mouvement, n'ont pas de connetioadireA avec les actions et n'ont pas de tendance aulumaliquei la éveiller, elles ont entre elles des connexions directes doot U solidité peut avoir tous les degrés, et par conséquent Ultndancc à se produire l'une l'autre se rencontre eu elles tlOK les degrés. Tandis que les rapports absolument penàliak dans les attributs externes correspondent à des rapportsÎM*parables dans les états psychiques, les autres, à tou Ion degrés divers de persistance, ont pour leur répondred«ilit> psychiques de tout degré de cohésion. Il s'eusuttdoM^ chacune des impressions produites par les objets voiav^' dant tes mouvements de l'organisme, tend à bîre naître ttrtaines autres impressions avec lesquelles elle a été liéeàK l'eipérience; — elle éveille les idées d'autres impreaiiM pareilles, — c'est-à-dire cause le ressouvenir des altribo» précédemment trouvés en connexion avec les atinbulip<f(& Comme ces états psycbiques ont, h leur tour, été liéttnt d'autres, ils tendent à en éveiller de pareils; et aiaû se fnduit cette succession d'idées, en partie régulière, en pirtit irrégulière, que nous appelons mémoire : — régulière ei M que tes connexions de phénomènes externes soDt ngillîin>> et irrégulière en tant que les groupes de ces phéonaïkM* produisent irrégulièrement dans le milieu eaviroDOUiL 901. Cette vérité, que la mémoire vient à resiiMit d les conueûoQâ entre les états psychiques eenell f "*
parfaitement automatiques, est en complète harmonie avec cette vérité contraire, garantie par toute notre expérience, c'est qu'aussitôt que les connexions d*états psychiques qui forment la mémoire deviennent, par une constante répétition^ automatiques, ils cessent de faire partie de la mémoire. Nous ne disons pas que nous nous rappelons ces relations qui sont devenues organiques ou qui sont enregistrées presque organiquement; nous ne nous rappelons que ces relations dont Tenregistrement n*est pas absolu. Personne ne se rappelle que Tobjet qu'il regarde a un côté opposé, et qu'une certaine modification de l'impression visuelle implique une certaine distance, ou qu'un mouvement dejambes le fera avancer, ou que l'objet qu'il voit se mouvoir est un auimal vivant. Ou considérerait comme un abus de langage de demander à un autre s'il se rappelle que le soleil brille, que le feu brûle, que le fer est dur et que la glace est froide. Et même nous De disona pas que nous nous rappelons les relations presque fortuites, quand elles sont devenues tout à fait familières. Quoique, en entendant la voix d'une personne qui nous est connue de vue, mais que nous ne voyons pas, nous disions que nous nous rappelons à qui cette voix appartient, nous n'employons pas la même expression par rapport aux voix de ceux qui vivent dans la même maison que nous. Et de même, quoique la connaissance que le lecteur a du sens des mots qui se présentent successivement à lui^ n'a été d*abord que la mémoire des divers sens qu*il a entendu leur donner, cependant, ces divers sens lui sont maintenant présents sans aucun procédé mental pareil à ce que BOUS appelons réminiscence. Peut-être l'exemple le plus frappant du changement graduel de la mémoire en liaison automatique^ est celui que donne le musicien. A l'origine, on lui a appris que chaque signe sur le papier porte un certain nom et implique qu'il faut frapper sur le piano une certaine touche ; et durant ses premières leçons, chaque fois que ce signe se rencontrait, il était accompagné d'un acte spécial
SYXTHÙSF. SI'IÎCIAI.E.
pour se rappeler quelle touche du piano il faut frapper. Par une longue pratique cependant, la série des changements psychiques, qui se produisent entre la vue du signe el l'ébranlemenl donné à la louche convenable, s'est réunie en un changement presque automatique. L'impression visuelle produite par une croche ou une double croche ; la conscience de Ba posilion sur les lignes de la portée et de son rapport avec la clef du commencement; la conscience des ajustements musculaires requis pour mettre le bras, la main et les doigts dans rullilude convenable pour ébranler celle touche ; la conscience de l'impulsion musculaire requise pour donner un coup de la force convenable; la conscience du temps durant lequel les muscles doivent rester contractés pour produire ta longueur exacte de la note : tous ces états de conscience, qui k l'origine se sont produits séparément et successivement, et ont ainsi formé autant de réminiscences, constituent finalement une si rapide succession, que l'ensemble traverse la conscience en un temps inappréciable. AussitAt qu'ils cessent d'être des états de conscience distincts, — aussitôt qu'ils cessent, en conséquence, d'être représentés dans la mémoire, aussitôt ils deviennent automatiques. El c'est ainsi qu'il arrife que le musicien exercé peut continuer de jouer tandis qu'il converse avec ceux qui l'entourent, — tandis que sa mémoire est occupée d'idées tout autres que du sens des signes qui sont devant lui.
Maintenant, le fait que les états psychiques que nous avotis originellement liés en nous par ce procédé que nous oppeloQs réminiscence, en viennent, par une répétition continuelle, à une connexion automatique ou ioslinclive, — ce fait i esl manifestement le contraire du Tait que quand, par la complication des instincts, lea groupes d'états psychiques liés ensemble deviennent plus complexes et moins fréquemment^ répétés, alors ils doivent cesser d't^ire parfaitement automali — ' ques et que la mémoire doit commencer. Notre recounaissaoec ioductive de l'un des faits confirme notre déduction del^
202. La mémoire donc concerne toute cette classe de tils psychiques qui sont en train de devenir organiques. ;llc continue aussi longtemps que ces faits continuent à s^or- ;Ai3iser, et disparaît quand leur organisation est complète. Toici comment s*opèrc le progrès de la correspondance : I chaque classe plus complexe de phénomènes que Torgaoisme acquiert le pouvoir de connaître, ne répond d'abord qu'une correspondance irrégulière et mal établie, et alors il y a une faible réminiscence des relations. Par une multiplica* tion d'expériences» cette réminiscence devient plus forte et la correspondance mieux établie. Par une multiplication ultérieure d'expériences, les relations internes sont enfin organifiées automatiquement en correspondance avec les relations externes, et ainsi une mémoire consciente se transforme en une mémoire inconsciente et organique. En même temps, un ordre nouveau et encore plus complexe d'expériences est ainsi rsDdu appréciable; les relations qu'elles présentent occupent dans la mémoire la place d'une relation plus simple ; elles deviennent graduellement organiques, et, comme les précédâtes, sont suivies par des relations encore plus complexes.