CHAPITRE IX
§ SI 7. Il doit être clair, pour tous ceux qui ont suivi la question jusqu'ici, que ce que nous appelons volonté, n'est qu'un autre aspect du même processus général dont les autres aspects ont été esquissés dans les trois derniers chapitres. Non-seulement la mémoire, la raison et le sentiment naissent simultanément quand les actes automatiques deviennent complexes, rares et hésitants, mais la volonté doit naître aussi au inëme moment, et est nécessitée par les mêmes conditions. Comme le progrès qui va des changements psychiques simples, et dont la liaison est indissoluble^ à des changements psycbiques complexes, et dont la cohérence peut être rompue, est cq soi le commencement de la mémoire, de même aussi il est ^^ soi le commencement de la volonté. En passant des ac- ^'ous réflexes composées à ces actions assez composées pour ^ être qu'imparfaitement réflexes, — en passant d*un groupe ^^ changements psychiques qui sont liés organiquement, et ^^ produisent avec une extrême rapidité, à ce groupe de changements psychiques qui ne sont pas liés organiquement, et ^o produisent avec quelque délibération et par conséquent ^^ec conscience, nous passons à un ordre d'action mentale ^Ui est celle de la Mémoire, Raison, Sentiment ou Volonté, ^^lon le rapport sous lequel nous la considérons.
C'est une conclusion dont nous pouvons être certains,
^éme avant toute synthèse spéciale. Car, comme il a été di^
précédemment^ tous les modes de conscience ne peuvent
être autre chose que des cas de la correspondance entre l'or*
S^aisme et son milieu environnant, et, comme tels, doivent
être différents aspects ou différentes phases de ces groupes coordonnés des changements par lesquels des relations ioter* nés sont ajustées à des relations externes. Entre la réceplioi de certaines impressions et la productioû de certains mome ments appropriés, il y a quelque connexion interne. Si lacoDnexion interne est parfaitement organique, Faction e§td*onlR réflexe^ soit simple soit composé, et il n'existe aucun phénomène propre de conscience. Si la connexion interne neit pas parfaitement organique, alors les changements psrdiiques qui lient les impressions et les mouvements sont ewcicnts : Tacte entier est un acte conscient, et doit montrer tous les éléments essentiels d'un acte conscient : c*est-i-din — doit montrer simultanément Mémoire, Raison, Sentimeot, cl Volonté ; car il ne peut y avoir d'ajustement consdent d*une relation interne à une relation externe sans tousce)»élé> ments qui y sont impliqués. Mais considérons la question de plus près.
§ 218. Quand, par suite de l'organisation d'expériences a^ cumulées, les actions automatiques deviennent si compliquée et d'espèces si diverses, et pour la plupart si rares, qu* ellesoe peuvent plus désormais se produire avec précision et saos hésitation ; — quand, après la réception d'une impressiou cooh plexe, les phénomènes de mouvement appropriés naisseot* mais ne peuvent passera Faction immédiate à cause de ranligonisme de certains autres phénomènes de mouvement, èit- Icment naissants et appropriés à quelque impression intima ment unie à la précédente, alors il se produit un élitdr^ conscience qui, quand il aboutit finalement à Taction, d^ter-— mine ce que nous appelons une volition. Dans de telles coo — ditions, il se produit un conflit entre deux séries de phéDomé— ~ ncs de mouvement à Tétat naissant, dont Tune fiQalemfS>< pnîvaut, et se traduit par une série de phénomènes actuels i^ mouvement. Chaque série de phénomènes naissants de okh/i 86 produit dans le cours de ce conflit^ est une le de l'état de conscience qui accompagne (b
phénomènes de mouvement pareils, quand ils s'accomplisseot actuellement; — c'est une représentation de phénomènes de mouvement pareils, tels qu'ils se sont déjà produits dans des circonstances semblables, — c'est une idée de pareils phénomènes de mouvement. Nous avons donc un conflit entre certains phénomènes de mouvement idéaux qui tous tendent à devenir réels, et il arrive à un seul de le devenir : et ce passage d*un phénomène de mouvement idéal à la réalité est ce que nous distinguons sous le nom de Volonté. Dans Tacte volontaire, considéré sous sa forme la plus simple, étant mis à part ces états de conscience agrégés qui constituent la plus grande partie du motif d'action, nous ne pouvons rien trouver de plus qu'une représentation mentale de l'acte, suivie de son accomplissement, — une transformation de ce changement psychique naissant qui constitue à la fois la tendance à Tacte et l'idée de l'acte, en un changement psychique positif qui constitue l'accomplissement de l'acte en tant qu'il est mental. La différence entre un mouvement volontaire et un mouvement involontaire de la jambe, c'est que, tandis que le mouvement involontaire se produit sans aucune conscience antécédente du mouvement à faire, le mouvement volontaire ne se produit qu'après qu'il a été représenté dans la cons- Gience : et comme cette représentation n'est rien autre chose Qu'une faible forme de l'état psychique qui accompagne le DDouvement réel, elle n'est rien autre chose qu'une excitation laissante de tous les nerfs affectés à cette fonction, qui précède leur excitation actuelle. De là résulte que la différence, fest que, tandis que, dans le cas du mouvement involontaire, es états psychiques qui accompagnent l'impression et l'action lODt si bien cohérents que l'un suit l'autre instantanément, lans le mouvement volontaire, ils sont si imparfaitement Mhérents que l'état psychique qui accompagne l'action ne suit pas instantanément mais lentement, — est excité partielle- Knent avant de l'être pleinement, et ainsi occupe la conscience pendant un temps appréciable, avant de se produire
actueilement. Et ainsi la cessatioo de l'action automatique et la naissance de la volonté sont une seule et même chose.
11 est tout à fait vrai, comme il a été incidemment reconnu dans le précédent paragraphe, que quand nous avançons des premiÈres et des plus simples manireslalions de la volonté vers des manifeslalions ultérieures et plus compliquées, l'étal de conscience composé qui précMe chaque acte renferme bien plus que des phénomènes de mouvement à l'étal naissant, et même bien plus que les diverses impressions sensorielles à l'étal naissant que l'acte doit immédiatement réaliser. Il renferme de pi us un agrégat d'impressions sensorielles il l'élal naissanl, telles que celles qui onléléréaliséesprécédemmenlpar l'acte plus ou moins, et qui constituent une représeDtatioo des diverses conséquences de l'acte. Même quand la volonté n'fD est qu'à son début, il doit exister un certain état de cette sorte. Quand une impression connue d'une manière indistincte tm naître deui séries de phénomènes de mouvement en conflit, les divers étals psychiques, agréables ou désagréables, qui dans Vexpérience ont été respectivement liés avec de lelsphènomènes de mouvement, naîtront aussi. Ceux-ci sont agrégés à divers autres étals psychiques actuels et naissants que l'impression fait naître médiatemenl ou immédiatement : ainsi s'accroît le groupe des étals psychiques qui, pour la plupart, étant liés avec les phénomènes de mouvement appropriés, ajoutent à la tendance que ces phénomènes de mouvement ont à se produire. Graduellement, grâce à celle accumulation toujours croissante d'états psychiques décrite dans le dernier chapitre, ces impressions sensorielles naissantes, semblables à celles qui ont été précédemment réalisées par l'acte^ plus ou moins, en viennent à former la plus grande partiede beaucoup, de cet état psychique composé qui précède l'acte, — à constituer la plus grande partie de ce que. noii.M. appelons le désir de produire l'acte ; et ainsi s'obscurcit grnn*:: deraent la relation orlgirieUe entre les imprcssiouâ et It»^ mouvements qui forme comme le noyau du phénomène \ -^a
re. Mais la nature générale du processus reste au fond irs la même qu'elle était d'abord. Certaines impressions immédiatement sur les sens, ou suggérées plus tard et itement par d'autres impressions, font naître certains )mènes de mouvement appropriés et certaines impresliées avec de pareils phénomènes; ceux-ci à leur tour laltre d'autres phénomènes et d'autres impressions : et eut se continuer ainsi à tous les degrés possibles d'éloient, en produisant un groupe compliqué d'actions idéade conséquences. Toutes celles-ci ayant, directement ou ictement, quelque liaison dans l'expérience avec ces phénes de mouvement ou quelques autres contraires, teni se produire ou à empêcher l'action. Il se produit un re immense d'état» psychiques naissants, dont une pari unie à l'impression originale qui excite à l'action^ et l'autre excite à quelque action contraire : quand il arrive )ar suite de leur grand nombre ou de leur intensité, les ers l'emportent sur les autres, c'est simplement que itimuluê accumulés deviennent suffisamment forts pour passer les phénomènes de mouvement de l'état naissant it actuel.
s ce qui fait voir clairement que la volonté est produite ;btence par suite de la complexité croissante et de la ence imparfaite des changements automatiques, c'est ce mtraire : que/quand des changements qui ont été à Toriincohérents et volontaires^ ont été fréquemment répétés Fexpérience, ils deviennent cohérents et involontaires, comme une série de changements psychiques qui maniât à l'origine de la mémoire, de la raison et du sentiment^ d*être consciente, rationnelle et émotionnelle, aussitôt par une constante répétition, elle est devenue plus soli- Qt organisée, alors aussi elle cesse en même temps I volontaire. Mémoire, Raison, Sentiment et Volonté disisent simultanément, à mesure que, par leur production tielle^ les changements psychiques deviennent aulAVfiAr
542 SYNTHàSB SPÉCIALB.
tiques. Ainsi, tandis que Tenfant qui apprend à maièv yeut chaque mouvement avant de le faire, Fadulte, quinl 1 va quelque part^ ne pense point à ses jambes, mais à qiid|i endroit vers où il veut se diriger, et dans les pas qu'il tAm cessivement, il nY& p^s plus ou pas beaucoup plusdeioW que dans ses mouvements respiratoires successib. Chacune ces imitations de sons que produit Teofant qui iqipreoi ■ langue maternelle ou Vhomme qui apprend une noaidi langue est volontaire; mais après plusieurs années de pnli|a^ la conversation se fait sans penser aux ajustements mi laires requis pour produire chaque articulation : les ments de Tappareil vocal répondent automatiquement k h suite des idées. Il en est de même pour écrire et pourte très actes usuels : les diverses coordinations grftce auxqMihi elles ont été exécutées à Torigine délibérément et volootâ» ment, sont devenues si cohérentes et si rapides, qu'elles aW cupent pins désormais dans la conscience un temps ippéciable; mais sous rexcitatiou appropriée, interne ou eitaM^ elles suivent sans qu'on y pense^ sans qu*on le veuille. B cela se rencontre non-seulement dans les actes journalienà la vie de tout le monde, mais aussi dans des actions paitkalières à des personnes ayant des habitudes spéciales, et à temps en temps on entend parler de faits curieux qui résahcri de là : par exemple, le vieux soldat qui lâche sa besogne flfl crie devant lui le mot : a Attention ! » C'est la même vêrili générale qui est reconnue dans cette remarque commune bii par celui qui a longtemps persisté dans quelque prtlqM vicieuse : « qu'il a perdu tout pouvoir sur lui-même. qu*ilii peut plus se maîtriser. » C'est-à-dire que, par une consUÉH répétition^ certains phénomènes psychiques ont plus ou passé de l'état volontaire à l'état automatique ^
< Là D^ HogbliDgt Jackson raconte d'un animal une action analogue i
: c U y a qaelquet années, dit-il, j'étais sur un omnibnt. elM» 1M tanpi parce qu'un des chevaux ne voulait pas partir. Oa 9 auq^ens pour vaincre sa stupidité. Enfin, le eoBducictf H jMIi (m qm e»l \t %\f(A\ \tftA!Q\>usi& yw&¥ «triir), et. i m
19. Bien ayant d*en venir au point où nous sommes s, la plupart des lecteurs se seront aperçus que )ctrines développées dans les deux dernières parties l ouvrage, sont tout à fait en désaccord avec les ns courantes sur la liberté de la volonté. Que chacun liberté de faire ce qu*il désire faire (supposé qu'il It pas d'empêchement extérieur), c'est ce que tout inde admet, quoique bon nombre d'opinions consupposent que c'est là ce qu'on nie. Mais que chacun liberté de désirer ou de ne pas désirer, ce qui est la sition réelle impliquée dans le dogme du libre arbitre, ;e q|ii est en désaccord avec la perception interne de D, aussi bien qu'avec le contenu des précédents chapi- De cette loi universelle : que, toutes choses égales, la on des états psychiques est proportionnée à la frée avec laquelle ils se sont suivis l'un l'autre dans l'exice, résulte comme corollaire inévitable que toute action mque doit être déterminée par ces connexions psychique l'expérience a engendrées, — soit dans la vie de idu, soit dans cette vie générale antérieure dont les its accumulés ont passé dans sa constitution à l'état ique.
tarder à la longue controverse relative à la volonté serait is inutile et déplacé. Je ne puis qu'indiquer brièvement me parait être la nature de l'illusion courante, interr du point de vue où nous sommes arrivés, ridérée comme perception interne, l'illusion parait con<^ principalement dans la supposition qu'à chaque mole mot est quelque chose de plus que l'état de cons^ composé qui existe alors. Un homme qui, après avoir iimis à une impulsion produite par un groupe d'états ques réels et à l'état naissant, accomplit une certaine
le cheval partit aussitôt. nBuUeUn des hôpitaux de Londres, vol. I, p. 454, , Taete, aatrefois volontaire, de partir après avoir entendu le son était dcittlomatiqoe, qu*uoe voJition aotagonisle ne put \e pt^^tiùt.
action, atfinne d'ordinaire qu'il a déterminé d' celte action, et qu'il l'a accomplio sous l'influence de celti impulsion ; et, en parlant de lui comme de quelque cbow de distinct du groupe d'états psychiques qui a produit Tioipilsion, il tombe dans l'erreur de supposer que c« n'eApit l'impulsion seule qui a déterminé l'action. Hais le grsupt entier des états psychiques qui constiluaienl l'antécédcatie l'action, constitue aussi Thomme mâme à ce momeot,— li constitue p^ychiqucmcnt eu tant que distiact de son Bii physique. Il est également vrai que c'est lui qui a délerntoj raclion, et que c'est l'impulsiou qui l'a délermiDée, ia que, pendant qu'elle e^i^lc, l'impulsion constitue son état de conscience, qui n'est autre chose que lui-même. Ou le moi qui al ïup|)osé déterminer on vouloir l'action, est un certain élatdt conscience, simple ou composé, — ou il ne l'est pas. S'Q n'ctl pas un certain élat de conscience, il est quelque chose doM nous sommes inconscients, — quelque chose donc qui BOU est inconnu, — quelque chose doue dont l'cxistenc» a'tà ne peut avoir pour nous aucune évidence, — quelque diut donc qu'il est absurde de supposer existant. Sï le meitUa certain état de conscience, alors, comme il est toujoun^ sent, il ne peut être h chaque moment autre chose que Tim de conscience présent à chaque moment. Et ainsi, il s'enaui inévitablement que, lorsque quelque impression reçut éi dehors fait naître certains phénoméDes de mouvement app** priés et diverses impressions qui doivent les suifirs M h) accompagner, et quand, sous l'excitation de cet état pijdiifK composé, les phénomènes de mouvement passent de Thii naissant à l'état actuel, cet état psychique composé qui tew le stimulus à l'action est en même temps le mot qui NtA vouloir l'action. Ainsi, il est assez naturel que le !ujet(klih changements psychiques dise qu'il veutl'action, tu que,**" sidéré au point de vue psychique, il n'est vn ce momeolriM i 49 pins que l'état de conscience composé par lequel l'iCliM ncilée. Hais dire que la production de r8Ctiooest,pw
cette raison, le résultat du libre arbitre^ du moi, c'est dire qu*il détermine les cohésions des états psychiques par lesquelles l'action est excitée ; et comme ces états psychiques constituent le mot en ce moment, c'est dire que ces états psychiques déterminent leur propre cohésion, ce qui est absurde. Leur cohésion a été entièrement déterminée par rexpérience, — la plus grande partie constituant ce que nous appelons son caractère naturel, par les expériences des organismes antérieurs, le reste par ses propres expériences. Les changements qui, à chaque moment, se produisent dans sa conscience et, entre autres, ceux qu'il est dit vouloir sont entièrement déterminés par cette infinité d'expériences^ autant du moins qu'ils ne sontpas produits par desimpressionsimmédiatessurlessens. Cette illusion subjective, d'où la notion du libre arbitre tire communément son origine, est renforcée par une illusion objective correspondante. Les actions des autres individus manquant, comme ils le font, de cette constance^ de cette uniformité qu'on trouve habituellement dans les phénomènes connus pour obéir à des lois fixes, paraissent sans loi, — paraissent n'être soumis à aucune nécessité de se suivre dans un ordre particulier^ et on suppose qu'elles sont déterminées par 06 quelque chose d'inconnu et d'indépendant que nous appelons Volonté. Mais, comme j'ai à peine besoin de le dire, cette indétermination apparente dans la succession mentale est une iHnsion résultant de Textréme complication des forces en sctioQ. La composition des causes est si embrouillée, si variable de moment en moment, que les effets ne sont pas calculables. Néanmoins, ces effets sont, en réalité, conformes i une loi, aussi bien que l'action réflexe la plus simple. E'irré- Salante et la liberté apparente est un résultat nécessaire de h complexité, et se produit également dans le monde inorganique sous des conditions parallèles. Pour développer un ^mple précédemment employé : — un corps dans l'espace, Soumis à l'attraction d'un seul autre corps^ se mouvra dans une ^lirection qui peut être prédéterminée avecpt^e\À^w.^'X^%\.
«IXÎL
546 SYNTHÈSE SPÉCIALK.
soumis à l'attracUon de deux corps, sa direcUon ae sera calculable qu'approiioiatîvemeDt. S'il est soumis à raltnction it trois corps, sa course ae pourra dire calculée qu'avec uae précision encore moi ad re. Et s'il est entouré de corps de toute gnadeur, dans toute direction, à toute distance, soa moureattl paraîtra indépendant de l'inQuence de cliacuo d*eus ; î) ■ une ligne indéfiniment variable qui paraîtra se délernÛBv elle-même; il semblera être libre. De môme aussi, 1 ra que les cohésions de chaque état psychique avec les a deviennent grandes eu nombre et variables en degré, lesckiBgements psychiques deviendront incalculables et ne pnrilml soumis à aucune loi.
g 220. Pour ramener la question k sa forme la plusànpll^ — les changements psychiques ou subissent une loi oa l'oi subissent pas. S'ils ne se conforment pas à une loi, ce Itnc, comme tous ceui sur le même sujet, n'est qu'un poiOMsens. S'ils se conforment à une loi, il ne peut rieo eiister^ tel que le libre arbitre.
Touchant ce sujet, je n'ai rien à dire de plus, si ce o'et que le libre arbitre, s'il existait, serait tout i bit <■ désaccord avec cette bienfaisante nécessité manifestée diu l'évolution progressive de la correspondance entre l'orgioijot et son milieu environnant. Ce progrès graduel, exfosi lUw les pages précédentes, qui moule les relations îateroestarkf relations externes, — cette adaptation toujours croissule'ri cohésions d'état psychiques aux connexions entre les pMv* mènes correspondants que nous avons vus résulter de l'ae» mutation des expériences, serait arrêtée s'il existait qoclf* chose qui déterminât autrement leurs cohésions. Eo fait,aM voyons que la correspondance entre les changements ioUna et les coexistences et séquences externes doit devenir de fin en plus complète. L'ajustement continu de l'activité vitaleut activités du milieu eaviroanant doit devenir plus précii et ptH ^et. La vie doit devenir plus haute et le boDbcurftw ; — cela dolv tue, çarce que les relaliom iucn»
Volonté. 547
sont détennioées par les relations externes. Mais, si les relations internes étaient, en une certaine mesure, déterminées par quelque autre action, alors Tharmonie qui subsiste à chaque moment et le progrès vers une plus haute harmonie seraient interrompus dans une mesure proportionnée; il y aurait un arrêt dans ce grand mouvement progressif qui conduit maintenant l'humanité vers une intelligence plus haute et un caractère plus noble.
CINQUIÏIMB PARTIE.