‹ Principes de psychologie, tr. sur la nouv. éd. anglChapitre 50 sur 67 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

§ 243. Eu retraçant la genèse des organes nerveux, nous avons sous-entendu beaucoup de remarques touchant la genèse des fonctions correspondantes. Pour comprendre cependant d'une manière complète la nature de ces fonctions, il est nécessaire de les considérer en elles-mêmes^ dans leur succession ascendante.

Dans le cours de Targumentation précédente, lorsque nous parlions des fonctions^ nous les exprimions en langage physiologique. Il reste à traduire ce que nous avons dit en langage psychologique. Ce qui a été considéré comme des actes nerveux de plus en plus complexes, nous avons maintenant à le considérer comme des états mentaux de plus en plus complexes.

§ 344. Dans Faction réflexe du premier genre, un seul stimulus à la périphérie d'un nerf afférent envoie une onde d'ébranlement moléculaire à un centre nerveux, d'où^ à travers des canaux où le passage est devenu facile, l'onde s'échappe instantanément sous une forme plus ou moins accrue, le long du nerf efférent, pour exciter un ou plusieurs organes, — les organes contractiles étant ceux auxquels nous pouvons ici borner notre attention. Et une action réflexe de cette nature, ainsi pleinement établie, qui ne souffre aucun relard dans son cours, est inconsciente.

Une action réflexe composée, qui est pleinement établie, quoique impliquant la réception des excitations périphériques par plusieurs nerfs afférents, le passage des ondes qui en résulteni à travers un réseau ganglionnaire, et l'émission de

608 STNTHteB PHT8I0UB.

décharges à travers un des nerfe moteurs plus oa moios breux, est incoDsciente également, — le passage à traien k plexus ceutral n'occupaDt pas Tespace de temps que la cooicience implique.

Mais des actious réflexes composées, dans lesqueDes ki excitations concourantes ne produisent des impulsions metrices combinées qu^aprës une pause, causée par rinsullsance de facilité offerte au passage dans le plexus eentnl, on peut présumer que de telles actions sont aeoompi^gBte de conscience, — d*un certain sentiment qui occupe i1llte^ Talle entre la réception des impressions et réchappement des décharges.

Chaque action réflexe composée, accompagnée d*aboid it conscience, mais devenue, grâce à une répétition coottunte, automatique et inconsciente, est un acheminement à des actions réflexes encore plus composées. Celies-d, peodiil leur phase d'établissement incomplet^ impliquent une cooscience qui est un peu plus complexe et un peu plus variée que la conscieDce primitive, maintenant perdue dans le mode d'action automatique.

Outre les faits de conscience qui accompagnent ces actiooi réflexes incomplètement établies, il s'en produira un autreeosemble plus étendu encore. Car, comme nous l'avons déji montré, les organes des sens qui reçoivent en certains casdcs combinaisons spéciales de stimulus qui entraînent par foie automatique certaines contractions musculaires correspoBdantes, reçoivent aussi perpétuellement des stimulus oos combinaison spéciale, — des stimulus par conséquent fi envoient aux plexus centraux des ondes d'ébranlement M immédiatement transmises à des organes moteurs particulier». Celles-ci, demeurant dans les centres nerveux aussi loogtemps que des stimulus continuent à être reçus, impliquest, en équivalents psychiques, ce que nous appelons des seosttions, ou quelque chose d'analogue.

ude masse de sensations ainsi produites par des oi^*

jets extérieurs chez un animal qui a atteint cette phase de révolution vitale, constitue une conscience dépourvue d'organisation» — une conscience dont un très-petit nombre d'éléments ont un ordre spécifique ou une signification définie quelconque. Les impressions reçues par les yeux chez un tel animal sont surtout des taches colorées très-faiblement associées^ si même elles le sont, avec les impressions tactiles fournies par les mêmes objets. Ce n'est que dans le cas où se présentent des objets auxquels les actions réflexes composées (ou instincts) sont adaptées ou en voie d'adaptation, que ces matériaux de pensée à l'état fruste s'élèvent jusqu'à un commencement d'intelligence.

Un commencement d'intelligence existe cependant non*seulement là où de nouvelles actions réflexes composées sont en train de s'établir, mais aussi là où une action réflexe composée commence à être excitée. Supposons qu'un animal comme celui que nous considérions tout à l'heure voie s'approcher de lui une de ces petites bêtes dont il se nourrit. Alors, tandis que cette petite bête s^approche, mais avant qu'elle ait atteint le point où son image provoque l'action réflexe qui en effectue la prise, une série d'images, augmentant en grandeur et en précision, doit être fournie par elle, et une série correspondante de stimulus doit être fournie aux muscles de l'œil. Quoique l'action réflexe ait lieu seulement quand les impressions rétiniennes et musculaires viennent à être combinées d*une certaine façon, cependant, pendant que la combinaison requise se prépare, l'action réflexe tend à se produire ; — il y a une excitation croissante, et par degrés^ de l'appareil ner- Toso-moteur qui va accomplir l'action réflexe. Les effets ne s'arrêtent pas là. Grâce aux connexions établies, une excitation graduellement croissante de l'appareil nervoso-moteur, que la préhension de la proie mettra en jeu, se propage de proche en proche ; — il se produit de faibles éveils des états tactiles et rapides que la capture d'une telle proie a excités dans des occasions extérieures. De là résulte par cou&4qi^\\&\!A.

6i0 SYNTHÈSE PUTSIQUB.

ce que nous appelons perceplùms ; car nous «vont id n groupe de sensations idéales, représentant oertainei antm sensations réelles que Tobjet a produites auparafant et pert produire encore.

Des perceptions de cet ordre s*étendent aui autres dbjcb environnants. L'appareil qui effectue des perceptions qoi wâ suivies d'actions réflexes, est capable d'effectuer des parce^ tiens qui ne sont pas suivies d'actions réflexes. Les lensetioei visuelles groupées en faisceau fournies par des corps inanioMi sont aptes, comme celles que fournissent des corps vinaH, à être unies par l'expérience à des fSeûsceaux de sentilion fournies par ces corps à la peau et aux muscles ; et les dec groupes ainsi excités, quoique formant moins fréquemnail une suite (séquence), finissent par èUre unis de la même bcoi. C'est aiosi que les impressions confuses reçues des objets esvironnants se transforment par une révolution lente ea ise conscieDce quelque peu orgaaisée des objets eoviroDDâDls.

§ 245. Entre une perception considérée du point de vnt physiologique et une perception considérée du poiot de tm psychologique, la relation est maintenant évidente. Notf voyons qu'une perception peut ne pas avoir dans un ceotie nerveux une localisation définie, mais avoir seulement use localisation diffuse. Une seule fibre, une seule cellule excitéei ne suffisent pas à produire la conscience d'un objet extérieur, Texcitation d'un plexus de fibres et de cellules est nécessaire. Et non-seulement ce plexus de fibres et de cellules diffère ni* vaut tous les objets différents, mais il diffère suivant toutes les positions différentes occupées par le même objd. Co exemple fera mieux comprendre ce qui précède.

Un bon piano a, les demi-tons compris, environ de 80 à M

notes : mettons^ pour la commodité du calcul, 100. Et, à vrai

t un piano à pédale en a sinon tout à fait, du moins à pes

liant. Un tel piano par conséquent, si les touches vies*

ta frappées séparément, est capable de fournir cett

pées deux par deux, les di&ërentes combinaisons possibles s'élèyent déjà à 4,950 ; si on les frappe trois à la fois^ les combinaisons atteignent le nombre de 161,700; si quatre sont frappées àlafois^ celui de 3,931,225; si cinq sont frappés ensemble, celui de 75,287,520. Ces nombres, qui croissent avec une rapidité énorme à mesure que la complexité des accords augmente (jusqu'à ce que nous atteignions des accords de cinquante notes, après quoi ils commencent à diminuer), fournissent, lorsqu'on les additionne, un total qui demanderait pour être représenté une ligne de trente chiffres : un million de millions de millions de millions de millions. Chaque combinaison est, considérée comme groupe de vibrations sonores, différente des autres ; et quoique la majorité d'entre elles offrent une différence peu sensible par rapport aux autres^ cependant il y en a des millions de millions qui diffèrent d*une manière bien tranchée. Si bien qu'on peut produire, avec un instrument de structure comparativement simple^ un nombre illimité en réalité d'effets fonctionnels.

Si maintenant, à la place des touches d^un piano, nous supposons un groupe de corps sensitifs comme ceux qui forment la rétine ; si à la place des appareils qui portent aux cordes les chocs donnés par les doigts, nous prenons les fibres qui portent aux centres optiques les iqnpressions produites sur les éléments rétiniens ; et si, à la place des cordes mises en vibration, nous plaçons des corpuscules ganglionnaires excilés par les impulsions qu'ils reçoivent, nous verrons qu'une perception peut être comparée à un accord musical. De même qu'en frappant un certain groupe de touches, on produit une combinaison particulière de son simple ou complexe^ harmonieuse ou discordante, de même, lorsqu'un objet spécial, paraissant en vue, frappe par son image un groupe spécial d'éléments rétiniens, et par leur intermédiaire envoie des ondes d*ébranlement aux fibres et aux cellules d'un plexus central correspondant, il en résulte un agrégat spécial de seii^\i<^\v% constituant la perception de l'objet i Sans que ^ a\e\^^^\\i «: ^\\r

trer dans de plus amples détails, le lecteur verra comment! devient ainsi possible qu'un nombre limité de fibres et de cd- Iules soit le siège d*un nombre relativement illimité de perceptions.

Cette comparaison donne une idée générale du (ait de perception sous Tun de ses aspects. Mais le jeu du même piaii est tout à fait insuffisant pour représenter ce fait sous on ai* tre aspect, comme dViUeiirs les mouvements d^nn méeinisme inerte doivent être nécessairement insuffisants poor représenter les fonctions d'un mécanisme vivant. Eoeiel, comme on Ta remarqué ci- dessus, une perception ne se forae que quand un groupe de sensations -réelles excite un groupe correspondant de sensations idéales. Si notre piano était constitué de manière à ce que, après que deux accords anraient résonné successivement à plusieurs reprises, H en résultât une certaine modification dans sa structure ; si eetto modification était telle que» quand le premier de ces accordi serait évoqué par la main de Tartiste^ un faible écho du se cond s^ensuivlt sans le secours de cette main, alors le partilèle deviendrait plus exact. Nous aurions là quelque chose d'analogue à ce qui arrive quand un plexus nerveux excité par certaines propriétés d'un objet répand son excitation jusqu'à un autre plexus qui a été, dans des occasions antérieures, excité par d'autres propriétés de cet objet. Et ici^ puisque noos lâchons les rênes à notre imagination, prenons une licenoe encore plus étendue : — supposons que plusieurs accords so^ cessivement frappés excitent ainsi la faible répétition d'an grand nombre d'accords consécutifs formant le reste de Tiir auquel ils appartiennent. Alors nous serons près de concefoir comment les éléments de la perception forment ensemble aoe chatne. Et si nous considérons l'innombrable quantité dVRrti musicaux obtenus en combinant différents accords composés lans des suites toujours variées, nous parviendrons à ooos ^ une idée approchante de l'infinité de perceptions qui «e liseot par la combui^vvm ot^anique de groupes de ses-

DBS FONCTIONS DANS LEURS RAPPORTS, ETC. 6t3

salions coexistantes en séquences qui changent sans fin.

§ 246. Nous pouvons maintenant passer des perceptions à ce qu'on appelle proprement des idées. Quoique chaque perception vraie accompagnée des sensations actuelles qui en résultent^ contienne certaines sensations représentatives, il n*y a pas là tout d'abord ce que nous entendons par le mot idée dans le langage ordinaire. Elles n'ont pas encore cette propriété de se laisser facilement détacher et isoler {détachableness) qui caractérise les idées dans leur plein développement. Elles ne peuvent être appelées à Texistence que par les impressions sensibles qui sont directement unies dans Texpérience, et elles ne peuvent continuer à exister que pendant le temps même où ces impressions subsistent. Pour revenir à notre comparaison, — un animal ainsi construit qu'il n'est capable de rien plus que des coordinations composées décrites ci-dessus, ressemble à un piano qui reste silencieux tant qu'il n'est pas touché par les doigts de l'exécutant. Son système nerveux est un instrument dont les objets extérieurs jouent pour ïiinsi dire, et leurs groupes de propriétés provoquent eu lui des accords de sensations correspondantes, suivies à peine de faibles accords de sensations nouvelles qui leur font écho ; mais il est pour tout le resle passif, il ne peut développer en lui une conscience qui soii indépendante du milieu environnant immédiat.

Comment une telle conscience devient-elle possible? Quand des idées dignes de ce nom apparaissent-elles? Elles apparaissent quand la coordination composée fait place à la coordination doublement composée. Elles deviennent de plus en plus distinctes, à mesure que s'étend la correspondance dans l'espace et dans le temps. Elles acquièrent la propriété qu'elles ont de se produire indépendamment des impressions directes en proportion du développement que prennent ces séries de sensations groupées qui unissent les sensations visuelles reçues des objets hors de portée avec les sensations tactiles fournies ultérieurement par de tels objets. Elles sont Taccompa-

614 SïXTHÉSli; PHÏSIQL'E.

gaetnent Décessaîre de cette gvoIuUod daos laquelle, par des états psychiques intercalaires, uoe relation médiate est établie entra les états psychiques qui ne peuvent être mis les uns avec les autres en relation immédiate. Et elles ont pour siège cpspleïus intercalaires qui coordonnent les plexus de coordination priniilivementformés. C'est-à-dire que les idées forment une partie de plus en plus étendue de la conscience à mesure que se dévelûppeol ces deux centres nerveux pédoncules qui distinguent les animaux supérieurs; que les idées deviennent plus nombreuses et plus faciles à isoler des irapressions sensibles directes, i mesure que ces centres croissent en volume et en complexité organique, et que finalement, quand ces centres sont pleinement développés, les idées permettent la combinaison de suites de pensées qui sont tout i fait indépendantes des perceptions extérieures actuelles.

En poussant un peu plus luin la comparaison dont nous DOUS sommes servi dans la section précédente, nous pouvons maintenant nous former une idée un peu plus satisfaisante du rAle que jouent le cerveau et le cervelet dans le développement mental. Car, tout de même que, par l'action de mécanismes appropriés qui leur sont adaptés, des instruments de musique de certaine sorte fournissent des combinaisons musicales sans le secours des mains de l'artiste, de même, grâce h l'activité de ces grands centres nerveux servant d'appendice au système, on voit surgir des centres sous-jacents des suites d'états de conscience indépendants des suites provoquées par les impressions des sens, ou venant au contraire s'y ajouter. Pour faire comprendre le parallélisme, qu'on me permette de décrire avec quelque détail l'un de ces appareils mécaniques. Tout le monde a vu le cylindre tournant d'une boîte à musique, et comment ses pointes frappent en séries combinées les langues vibrantes de métal; tout te monde a remarqué que la rangée de pointes disposée d'une manière toute spéciale, représente en un sens la mélodie produileavee ses accords. En changeant de place le cylindre très^Iégëre-

DES FONCTIONS DANS Ua'lCS lUPPORTS, IVÏC (W,)

ment dans sa longueur, une autre rangée de pointes groupée de façon toute différente est mise en position, prête à produire, si le cylindre vient à tourner, un autre ensemble de cadences et d'accords, et ainsi de suite. L'arrangement mécanique restreint dans ce cas très-étroitemcnt le nombre des combinaisons musicales que le cylindre peut contenir, ou mieux que .ses rangées de points peuvent représenter. Mais il est facile de concevoir une disposition permettant une multiplication indéfinie de telles combinaisons ; si nous supposons que la feuille de métal formant la surface du cylindre est coupée dans sa longueur et déroulée sur une surface plane, sans que les pointes qui y sont plantées soient déplacées, il est évident que, si Ton fait mouvoir cette surface plane entre des cylindres qui la maintiennent dans une position convenable, de haut en bas, en face des languettes métalliques, ses pointes frapperont les languettes exactement de la même manière qu'elles le font mainteaant. Et on voit du même coup qu'un nombre qudconque de feuilles plates de même nature, portant chacune des pointes différemment groupées représentant différentes mélodies avec leur accompagnement, peuvent être glissées dans les cylindres. Une complication un peu plus grande^ nécessaire pour compléter l'analogie, sera facilement comprise. Dans la boite à musique, les accords et les suites de sons ne peuvent être produits que par des appareils disposés d'avance. Mais il existe une sorte de pianos-mécaniques sur lesquels on peut jouer comme sur les pianos ordinaires et dont on peut tirer aussi un nombre illimité de morceaux de musique, d'après la méthode que nous venons de décrire. Très- semblable à première vue à un piano de campagne ordinaire, cet instrument porte, étendu sur la surface, un second ensemble de petites touches que se tiennent verticalement en ligne serrée. Quand certains cylindres adjacents convenablement disposés se mettent à tourner, une planche placée entre ces cylindres est tirée horizontalement dans sa longueur, de manière à ce que les pointes de métal, arrangées de façon

OIG SYNTHÈSE PHYSIQUE.

Spéciale sur sa surface inférieure, eu frapjtaut lu rangée,de touches^ produisent les accords BuccËSsifs et les phrases d'un air. Et de telles plaacbes, incapables chacune de produire une note, mais ayant dans les arrangements de leurs parties le pouvoir latent de tirer du piano un morceau de musique spécial, peuvent être mullipliécs sans Qn '. Si maintenaDt nous comparons l'une de ces planches à airs musicaux avec le plexus nerveux do fibres et de cellules qui effectue une coordination h compo^âition double, et si nous considéroDS le cerveau et le cervelet comme semblables à de vastes magasins de telles planches, dûment classifiées et ajustées de façon à €lre tirées instantanément, notre comparaison sera encore insuftisante par bien des côtés pour uous donner une idée exacte du phénomène. Au lieu d'appareils qui ont chacun leur combinaison tout à fait distincte et tout à fait indépeudanlG, nous aurions besoin d'appareils qui ne sont pas tout è fait distincts ni indépendants, maisoffranldauslçurscombinûsous des parties commuues plus ou moins étendues. De plus, il nous faut imaginer des appareils associés d'un ordre supérieur qui ne provoquent pas par eux-mêmes l'exécution des mélodies avec leur accompagnement, mais qui combinent de difTêrcnles façons, simullauément et succcssivemcot, les appareils capables de lu provoquer, — qui représentent pour ainsi dire des concerts entiers avec uue disposition spéciale & chacun d'eux, et ainsi de suite k des degrés do complication toujours plus élevés. Nous avons besoin aussi de supposer que les morceaux de musique virtuels et leurs combinaisons, constituées comme je viens de le dire, peuvent être mis en jeu non-seulement séparément, mais encore en m^nie temps que les touches du premier genre, de manière à ce que, quand un fragment aurait êlé exécuté par le pianiste, ces appareils auxiliaires, par le moyeu du groupe de notes mis cd

< Un i-iano-mécaniiiue de etUe sorte a iié (tr^cnij djaa 1« seciion Inai»\tc di t» gramle Expoiiliua (le 1851, jinr A. ikba\a : J'auprïmls f|nc Cr^imer rtljéftw I beure lu lepriientaai anylais de celte niaituii ^^^s^^

\\ 'WCTIOXS DANS LICURS RAPPORTS, ETC. 617

* \ N dre en sons plus faibles un plus ou moins

e \^ <?ments liés d'avance avec les fragments

^ous avons à imaginer un perfection- ^ , 'il fait (le main d'homme ne peut

ce que la répétition des actes nouvelles. Mais, quelque insufQ- .1 des points notre comparaison, elle .r les rapports qu'il y a entre les organes .s bas et les plus élevés. Elle nous rend capa- . -ux comprendre comment la pensée se produit en >,emps que la perception des choses extérieures ou sans j. Elle écarte la difficulté qu'il y a à concevoir que le centre de coordination composée auquel tous les nerfs centripètes apportent leurs impressions^ et duquel partent par les nerfs centrifuges les impulsions motrices, reste jusqu'à la fin le centre sensitif. Nous voyons que, si ce centre est le siège des sensations provoquées par les excitations extérieures et l'endroit où elle3 sont mises en rapport avec les autres sensations de même provenance, il est aussi l'endroit où de telles sensations et de tels rapports sont faiblement reproduits avec les mêmes combinaisons ou avec des combinaisons différentes, sous Faction des décharges apportées par les fibres des masses cérébrales situées au-dessus de lui. Nous voyons en résumé que la moelle allongée (avec ses organismes subordonnée) est comme un instrument sur lequel jouent le cerveau et le ccr- Telet, en même temps que les objets extérieurs par Tintermédiaire des sens^ produisant ainsi la conscience de la pensée qui accompagne la conscience des sens.

§ 247. Une nouvelle question que nous devons nous poser est celie*ci : Qu'est-ce, — à ce point de vue, — qu'une émo" tiont Si» nous rappelant la conclusion obtenue aux §§ 213 et 316, nous la réunissons aux inductions ci-dessus énoncées, nous aurons, je pense, une réponse satisfaisante.

Comme il a été dit et sous-entendu en divers endroits, le plexus de coordination par lequel un groupe de sensations

excite les actioDs musculaires appropriées, doit colacidtr assez éiroitenient avec les aulres plexus par lesquel&des fraih pea de sensations connexes excitent des actions coonexes. Si In choses extérieures se trouvent avoir beaucoup de qualité oosmunes, les plexus qui effectuent les ajustements doivent nav beaucoup de parties communes et dans la même proportian. Et cela n'est pas vrai seulemeut des plexus qui efTectueot la cuordioations composées, cela doit être vrai encore des ptem qui effectuent des coordinatiops à composition double. Haii plus les coordinations deviennent implexes, moine ces eonef> pondances doivent être définies, puisque, à mesure que b complication des impressions et des mouvemeols fait àtt progrès, à mesure augmente de toute nécessité ta mullipliatioD des différences dans le détail. Prenons ud exemple.

Les plexus qui coordonnent les impressions visuelles fov^ nies par une pomme qui est sur une table, avec lestcltl moteurs requis pour la saisir et avec les idées des seaatMM du tact et du goût qu'elle fournira, sont presque 1rs ntaM que certains plexus qui ont déjà auparavant concouni k m même travail. Ceux qui établissent la conscience de la pMÏ* lion relative de la pomme dans l'espace, répondent pnsqM exactement à ceux qui oat établi la conscience de HtM position relative dans l'espace quand elle était occupée fm d'autres objets, aussi bien dans l'expérience de rïndtridi actuel que dans l'expérience des individus aatérieun; tt ceux qui établissent la conscience du poli, de la dureU, dt l'odeur et du goi^t de la pomme dans leur relation ivm a forme et sa couleur, sont dans d'étroites limites lesoi^esqM ceux qui ont, dans les expériences antérieures de l'indhi^ fait la même opération. Par la coalescence des plexus, bowcience devient mieux dêHnie. PitMBf

maintenant, par contraste, les appareils nerveux extUêt H ta états mentaux correspondants produits par un animal qii nous menace d'une attaque : — soit un chien furieui. t grogne, il renverse les oreilles, il montre les dents, il « pr^

eipite vers nous. Mais les mouvements, les gestes et les bruits qu'il produit, quoique ressemblant d'une manière notable avec ceux qu'on a pu observer chez d'autres chiens dans d*autrès occasions, ne coïncident pas avec eux exactement, il s'en faut de beaucoup. Ils s'accordent beaucoup moins encore avec ceux qui sont produits par une autre animal dans des intentions analogues, soit un taureau courroucé, bien que dans la rapidité de l'approche, dans l'énergie des mouvements, dans la gravité des sons, il y ait une ressemblance générale. Et ils diffèrent encore davantage des démonstrations auxquelles se livre un homme irrité, quoique celles-ci aient encore en commun avec les phénomènes précédents la marche menaçante, les mouvements violents et les sons caverneux de la voix. Il suit de là par conséquent que les plexus de coordination mis en jeu par l'approche d'un ennemi, en des occasions successives, ne coïncident jamais dans leur détail, même quand Tennemi est de la même espèce, et leur défaut de coïncidence augmente à mesure que les espèces auxquelles appartiennent ces ennemis diffèrent dans leurs caractères extérieurs et leur mode d'action. Considérons maintenant ce qui arrivera si Tattaque dont on était seulement menacé devient réelle. Il y a alors de la douleur, il y a des efforts, il y a des cris, peut-être d'angoisse, peut-être de détresse, le tout impliquant des excitations violentes de plexus particuliers. Mais les plexus excités ne coïncident pas avec ceux qui ont été excités auparavant par de telles attaques. Les douleurs ne viennent pas de la même blessure; les efforts sont dissemblables dans leurs combinaisons ; les sons émis diffèrent ou en acuité ou en intensité, ou bien ils ne se succèdent pas dans le même ordre : presque toujours toutes ces différences se rencontrent à la fois. Si dont les plexus ont beaucoup de parties communes, ils en auront aussi une bonne quantité qui ne le seront pas. Remarquons de plus que ces relations ou ces séparations se produisent non-seulement dans les expériences de chaque individu, mais dans celles des individus successifs. Une génération après l'autre, l'approche

620 SYNTHÈSE PHTSIQUB.

d'ennemis a excité certains appareils neneux d*oiie maniln très-semblable quant à certains caractères généraux peo mbbreux,* mais différente quant à un très-grand nombn à caractères spéciaux^ et il s*en est suivi Texcitation forgii différents qui ont été unis en partie et en partie laisris A» tincts. Qu*en est-il résulté ? Chaque plexus a été légué as descendants sous la forme d'un groupe bien oiganisé de nexions au milieu d'une grande quantité de connoions bien définies^ obscufties par une multitude de eoi légères, et les connexions centrales héréditaires du plexuseidli pour la première fois, sont définitivement unies avec les coa* nexions centrales héréditaires du plexus semblablement eooitruit, qui est habituellement excité après celui-là. Teid la résultats de tout cela au point de vue 8ubjec\if. La copsôgBci de l'approche d'un corps qui produit des mouvemeols cl àf sons d'une certaine nature est suivie par une conscieneed'ciiii douloureux, sensoriels et moteurs, n'ayant pas de kmli» tions définies. La perception immédiate, avec l'ensembie d'idées résultant des perceptions analogues antérieures, n'eicite pas seulement les idées de douleurs particulières qui oot suivi une telle perception durant le vie de l'individu, suis encore, grâce à l'organisation héréditaire, elle excite on sentiment indéfinissable de malaise, comme un nuage d'obscons sensations de souffrance qui ne peuvent être ramenées à aucune forme, parce qu'elles n'ont pas été l'objet d'expérienctf personnelles : — à savoir l'émotion de la crainte. Et i ceiU forme primitive de la crainte, ainsi organisée dans le corps et constituée dans l'esprit, se joignent plus tard par int^ntios les formes les plus élevées et plus développées de la cniott, formes qui toutes ont pour élément central des sensaiiotf idéales de douleur et de malaise qui ne sont pas susceptibles de localisation, et méritent par là le nom de vagues.

Sur ce sujet des émotions, il n'y a qu'il ajouter qu'elles résultent, comme les idées, des actions coordonnatrices du cerveau et du cervelet sur la moelle allongée et les organesqn'elk

dirige. De môme que les plexus, daus ces centres nerveux élevés, en excitant d*une manière distincte des groupes spéciaux de plexus situés dans les centres inférieurs, suscitent des groupes spéciaux de sensations et de relations idéales, ainsi, en excitant simultanément d'une manière diffuse les groupes généraux de plexus auxquels ces groupes spéciaux appartiennent, ils suscitent sous une forme vague les groupes généraux concomitants de sensations et de relations idéales, — le fond d*émotion s approprié à la conception déGnie. Interprétons ces phénomènes dans les termes de notre comparaison, et nous pourrons dire que les centres nerveux supérieurs, en jouant sur les inférieurs, ne font pas résonner seulement des accords et des airs spéciaux de sensations, mais qu'encore, en les faisant résonner, ils provoquent le renvoi des échos de tous les accords et airs analogues qui ont retenti pendant un passé immense, — produisant un volume énorme de tons mal définis qui s'harmonisent avec des tons définis K

§ 248. Quelques brèves remarques sur les théories des phrénologues demandent à se placer ici. Il est à peine besoin de dire que la conception ci-dessus exposée, impliquant la coopération constante des centres nerveux principaux dans chaque pensée et chaque émotion, est tout à fait en désaccord avec leur théorie, telle qu'ils la présentent. Mais il peut être né-

* Je ferai remarquer en panant que ces Toes sor les fonctions respectiTes des centres nenreux rendent intelligibles divers phénomènes physiologiques et pathologiques. Noos voyons comment il est possible que le cerveau et le cervelet soient gnèvement blessés, et même complètement retranchés, sans que le pouvoir d'exécuter les simples actes de perception et de coordination soit détruit, précisément comme il est possible que le piano-mécanique, après qu'on a enlevé toutes ses planches à airs, continue à répondre aux doigts du musicien. D*autre part, la moelle étant le siège de tous les phénomènes de sensibilité, qu'ils viennent du dehors on du dedans, il arrive naturellement qne son excitation anomale, quelle qu'en soit la cause, produit par le nerf vague les mêmes effets sur les viscères; — il arrive natorellement que les sensations intenses de douleur et de plaisir causent également la syncope, et que la syncope puisse avoir pour cause même un effort intellectuel intense. De même, il devient facile à comprendre pourquoi la moelle est si généralenent le siège de désordres nerveux chroniques, que l'excès qui leur donne naissance toit on excès de sensations, d'émotions on de travail intellectuel.

632 SYNTUBSa PHY8KHIS. ^H

cessaire de signaler que je a'ea infère pas la fausselA^^H de leur théorie. ^^

Que la résistance qu'ils ont rencontrée h la fois de Upatlds physiologistes et des psychologues est méritée, c'est ce ipH faut admettre en efFet. Us ont mis en avant leurs corps d« doctrine comme en lui-mûme, comme un système complet <fa psychologie, — repoussant naturellement par son absurdU tous ceux qui étudiaient la science de l'esprit. En metlaitlll choses au mieux, laphrénologie ne peut £lre qu'un appoiAi à la psychologie proprement dite, et un appendice d'une asignîfiance relative, considéré scientiliquement. Que CM qui ont soigneusement examiné la structure et les foMlîeit du système nerveux aient depuis longtemps toumilcdofl la phrénologie, ce n'est pas non plus un fait qui paisstOMi étonner, quand nous voyons à quelle extrémité ia fbriaéh gucs ont poussé la fantaisie dans leurs méthodes d'obwni lion et de raisonnement, et avec quelle obstioatioa ibcal persisté à ignorer les arguments contraires fournis parl'i^ rience.

Il me semble néanmoins que beaucoup de physîologîlkl n'ont pas suffisamment reconnu la vérité générale doith phrénologie offre une sorte d'esquisse. Aucun boaHH1> considère la question avec calme ne peut résister l'oogienfil la conviction que les différentes parties du cerveau senreot^w façon ou d'une autre k différentes sortes d'aclions meolalcs. U localisation des fonctions est la loi de tout orgaotBiiM ^ qu'il soit ; et il serait merveilleux qu'il y eût Ik une exeeptiaa à celte loi. Si l'on admet que les hémisphères cérébraux ml le siège des plus hautes activités psychiques ; sî l'oo adW que, parmi ces acUvités psychiques supérieures. Il yadcafiitinctioiis de nalure qui sont, bien que non définies, ncaanaissables dans la pratique, on ne peut nier, sans aSiêr à Fa- «o^redee principes physiologiques les mieux étaliU4,^w ^^■R plus ou moins distinctes d'activités psychique* dibeat ^^^Hjttf^ sur des çu\.\.«,% v^^^ ^'^ t&tÀss ^«tinetes 4m H-

misphères cérébraux. Mettre cette vérité en question, c'est ignorer les propositions fondamentales de la physiologie des nerfs aussi bien que celles de la physiologie en général. Il est reconnu par expérience que chaque faisceau de fibres nerveuses et chaque ganglion a son rôle plus spécial, et aussi que chaque partie de ces faisceaux et de ces ganglions a aussi son rôle plus spécial encore. Peut-il se faire alors que, dans les grands ganglions hémisphériques seuls, la spécialisation des rôles soit suspendue ? Qu'il n'y ait pas des divisions* évidentes, je le reconnais ; mais cela est vrai aussi dans d'autres cas où il y a d'irrécusables différences de fonctions, par exemple la moelle épinière ou l'un des grands faisceaux nerveux. De même que dans le nerf sciatique se trouvent ensemble agrégées un nombre immense de fibres dont chacune a un office distinct relatif à quelque partie de la jambe, mais qui ont toutes dans leur ensemble pour office commun le service de la jambe entière, ainsi, dans quelque région que ce soit du cerveau, chaque fibre peut être regardée comme ayant un office particulier qui, avec l'office particulier de beaucoup de fibres voisines, se trouve confondu dans quelque office général rempli par cette région du cerveau. Toute autre hypothèse me semble insoutenable en face de celle-là. Il y a dans le cerveau de l'arrangement, de l'organisation, ou il n'y en a pas. S'il n'y a pas d'organisation, le cerveau est une masse confuse de fibres incapable d'exécuter la plus petite actioQ ordonnée. S'il y a de l'organisation, elle doit consister dans cette même a division du travail » qui est l'essence de toute organisation ; et il n'y a pas de division du travail, phy-^ siologique ou autre, qui n'implique la concentration de certaines sortes d'activités dans des endroits spéciaux*

Mais tomber d'accord avec les phrénologues sur la forme la plus abstraite de leur théorie, ne nous oblige en aucune façon à approuver les applications concrètes qu'ils en ont données. A la Tinté, la grossièreté de leur doctrine est telle qu'elle serait diable de détourner des hommes qui k \a t\%\3A^t i ^xiVfô^'-

622 SYNTHKSB PHYSIQU

cessaire de signaler que je n'en inC^ de leur théorie.

Que la résistance qu'ils ont rp r^ :j physiologistes et des psychol faut admettre en effet. Ils ori- ^ t ■■ trine comme en lui-méV f '^ psychologie, — repous;

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Passible de tracer une démarcation entre les agrégats nenfui

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n'eures.

Je croîs de plus que les phrénologucs ont tort en prétendant qu'il y a quelque chose de spécifique et d'inaltér.bk dans la nature des diverses facultés. Correspondant comme elles le font à des assemblages particuliers de phénomène qui environnent d'ordinaire une race d'êtres vivants, elles ot ont fixées et spécifiées qu'autant que ces assemblages le 5t<c'. ^*^tion permanente dans l'un d'eux ctablimit on mtm^ I modifications corrél.itivos dans les sensations. I':* pj comme par exemple celle de s'asseoir à une plj^

I^^ '^chambre plutôt que dans une autre,

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5^ ^*y aussi larges que chaque trait de la physio-

.o, l'opinion courante des phrénologues semble être ^es différentes parties du cerveau dans lesquelles ils .uent les différentes facultés, sont capables de produire d'elles-mêmes les manifestations impliquées par les noms qu^elIes portent. La portion du cerveau dite d' « acquisitivité » est supposée la seule en jeu dans la production du désir de posséder. Mais c'est un corollaire dérivant des arguments précédents que ce désir comprend un certain nombre de désirs moindres situés ailleurs. Comme chaque agrégation plus complexe d*états psychiques se développe par l'union d'agrégations plus simples antérieurement établies, — résulte, en un mot, de leur coordination et de leur coalescence, il s'ensuit que ce qui devient plus spécialement le siège de cette agrégation plus complexe, ou de ce sentiment plus élevé, est simplement le centre de coordination par lequel toutes les agrégations plus simples sont mises en rapport. Par conséquent, cette portion particulière du cerveau dans laquelle une foculté particulière est dite située, doit être regardée comme une sorte d'agence par laquelle les diverses actions produites eu maint autre point du cerveau sont combinées d'une manière spéciale. La cervelle^ active dans toutes ses parties, développe, sous la direction d'un plexus de coordination momentanément dominant, un agrégat de sentiments qui varie

en quantité, suivant les proportions et la disço^vûow d& "c^^"^ 1. HR^

{i2i SYNll

draient avec eux, jusqu',!

•IIÏSIOUE.

une cerlaine limite, de faire l'aiea

de celte enlente, surlûu! quand on trouve chez eux un âéà dent parti pris de nV'couter aucune critique sur le table» ditaillé qu'ils ont témérairement publié comme déGnitif.

Parmi les objections fondamentales qn'oD peutéienrotre leurs vues, la première à exposer est qu'ils ne soolpat autorisés à fixer pour les facultés des démarcations /•pMki.U seule démarcation que les nécessités du cas présent înpiiquent, est une démarcation d'une nature assez vague qui nt suppose pas des limites tranchées, mais admet uaedègrMUtiti iasensible. Et c'est précisément la codcIusîod à laquelle mm conduisent toutes nos recherches précédentes. Car, eOBM nous avons vu que toute faculté mentale, bien comprise, eS un plexus interne de connexions nerveuses correspoadanli quelque plexus de relations parmi les phénomènes eil*rieai» que nous avons l'habitude d'expérimenter ; et comme Iw différents plexus tie relations externes, à mesure qu'ils sont pl« complexes, deviennent moins définis dans leurs distiDdioBi, au point que, qunnd nous atteignons ces plexus extrémMiHl ramifiés auxquels correspondent les facultés les ploâ hôtes, il se produit un enveloppement et un cocheiJtfraa* de différents plexus, il sensiiil que les plexus iDleraes eompondants doivent être fondus ensemble ; —il doitéintiBS possible de tracer une démarcation entre les agrégats oerrm internes qu'entre les agrégats de choses et d'actioruatfrieures.

Je crois de plus que les phrénologues ont tort en prMcidanl qu'il y a quelque chose de spécifique et d'inaltirakk dans la nature des diverses facultés. Corre^pondaDtconai elles le font à. des assemblages particuliers de phéBontiM qui environnent d'ordinaire une race d'êtres vivants, eUnv sont lîiécs et spécifiées qu'autant que ces assemblages lesooL Une altération permanente dans l'un d'eux établirait en ib*w temps des motli&calions corrélatives dans les eens.ttioii5. tt*me car exemple celle dcs'as«eoir àuneplm

particulière» dans une chambre plutôt que dans une autre, tellement forte qu'à la fin on se trouve mal partout ailleurs, — n'est rien autre chose qu*unc émotion commençante correspondant à ce groupe de relations extérieures ; et si tous les descendants de la personne ayant cette habitude étaient constamment placés dans les mêmes relations, Témotion naissante deviendrait une émotion fixée. Les facultés sont si peu spécifiques que pas une d'elles n'est la même chez différentes personnes. Chaque pouvoir mental varie d*homme à homme dans des limites aussi larges que chaque trait de la physionomie.

De plus, l'opinion courante des phrénologues semble être que les différentes parties du cerveau dans lesquelles ils situent les différentes facultés, sont capables de produire d'elles-mêmes les manifestations impliquées par les noms qu^elles portent. La portion du cerveau dite d' « aequisitivité » est supposée la seule en jeu dans la production du désir de posséder. Mais c'est un corollaire dérivant des arguments précédents que ce désir comprend un certain nombre de désirs moindres situés ailleurs. Comme chaque agrégation plus complexe d'états psychiques se développe par l'union d'agrégations plus simples antérieurement établies, — résulte, en un mot, de leur coordination et de leur coalescence, il s'ensuit que ce qui devient plus spécialement le siège de cette agrégation plus complexe, ou de ce sentiment plus élevé, est simplement le centre de coordination par lequel toutes les agrégations plus simples sont mises en rapport. Par conséquent, cette portion particulière du cerveau dans laquelle une faculté particulière est dite située, doit être regardée comme une sorte d'agence par laquelle les diverses actions produites en maint autre point du cerveau sont combinées d'une manière spéciale. La cervelle^ active dans toutes ses parties, développe, sous la direction d'un plexus de coordination momentanément dominant, un agrégat de sentiments qui varie en quantité, suivant les proportions et la disçosiliom d& %^.<3»

Jfllll

éléments oonqpostntB : comme da même mébtÊHn, wm m cent instramente qû entrent en jeu de moment en moment, on tire des dhmbinidsons de sons tantôt grades, tantAt gais, tantôt martiaux» tantôt "pathétiques, suivant la manière doil les rôles de ses parties sont coordonnés par le dessein di compositeur.

Passant sous silence plusieurs objections moins importaHei qu'on peut élever contre la doctrine phrénologique, aou concluons que, quelque soutenable que puisse être ThypolUM de la localisation des facultés, quand elle est présentée sou une forme abstraite, elle est tout à fait insoutenable soos h forme qui lui a été donnée par les phrénologues < .

« DtDi la première éditioD des Primipet de pttfçMogiê, la tnbtÊÊaméê wm lecUon était eoDtenae dans la lY* partie^ el elle foraudl la eoMhMieB da aar les untimetUi *.

*■ Le mot anglais fetiing, qai désigne an état eempleie de réaae eè compris à la fois oa saecessiTement les phénooiènes qae bobs appilaas sensation, émotion et pensée, n'a pu être traduit toujours par le même met

(Noté du traduci€ur.)

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